La Com-Com à marche forcée

Nouvelle réunion de « Terres des confluences » qui s’était pour la circonstance invitée à Montaïn en Lomagne. Beaucoup de décisions administratives (RTT, droits à congés…) obligatoires dans la vie de la communauté ont été validées par les 52 conseillers présents. Le FN était absent. La Com-Com compte à ce jour 67 salariés dont 64 à temps plein. Les indemnités des élus ont également été votées. 2294 euros brut pour le président, 764 euros brut pour les 12 vice-présidents. Les 12 commissions appelées à instruire les dossiers sont maintenant en place. A noter la présence visible des oppositions municipales de Castelsarrasin et Moissac. Dommage que là aussi la gouvernance de la Com-Com campe sur d’anciens schémas. Les oppositions municipales n’ont pas forcément vocation à le demeurer au sein d’une structure intercommunautaire. Je l’ai dit. Le débat n’a pas permis de progresser sur cette question.

En désignant ses représentants dans les très nombreux organismes où elle doit siéger, la Communauté s’est mise en ordre de marche. C’est l’occasion d’ailleurs de mesurer la complexité de notre système, au point qu’on peut se demander si quelqu’un est capable d‘avoir une vision globale de tous ces syndicats, associations et autres  dispositifs de gestion. Au final, tout cela est-il réellement utile?

Trois dossiers importants pour la vie du territoire ont par ailleurs été approuvés. Des CUISINES CENTRALES seront construites sur la ZAC de Fleury. Elles doivent à terme fournir 2000 repas par jour aux écoles et aux personnes agées. Ce projet est chiffré à 1 million 620000 euros. La Com-Com aurait à sa charge 324000 euros, le reste provenant de subventions de l’Europe, de l’Etat, de la Région et du Département. Le projet de MAISON DE SANTE pluri professionnelle à Saint Nicolas de la Grave est dorénavant pris en charge par « Terres des confluences ». Plus d’un million d’euros avec là aussi des subventions attendues et nécessaires à sa réalisation. La ZAC DE FLEURY est en travaux. La 1° tranche évaluée à 1 million 200000 euros a débuté. La deuxième tranche, 700000 euros, sera entreprise dès que le plan de financement aura été bouclé. Il s’agit sur 35 hectares de viabiliser et d’aménager les terrains situés entre le Centre Leclerc et la future caserne des pompiers afin d’accueillir les activités industrielles et artisanales nécessaires au développement du territoire.

Soutien à Carole Delga

Mercredi matin, quelques jours après un incident qui avait opposé le FN à la présidente socialiste, le site internet du Conseil régional d’Occitanie recevait un terrifiant courrier. Carole Delga et sa famille y était menacées de mort. La présidente de la région a porté plainte. Tout au long de la journée, les réactions de soutien ont été nombreuses. le FN a condamné de son coté ces menaces.

Les 52 conseillers de la communauté de communes Terres des Confluences, ont voulu à leur tour réagir à travers cette motion votée à l’unanimité des présents

« Suite aux menaces de mort dont a fait l’objet la Présidente de la région Occitanie, le Conseil Communautaire « Terres des Confluences » entend manifester sa profonde émotion.     De tels comportements sont intolérables en démocratie. Les élus assurent Carole DELGA de leur entière solidarité »

Ça pue!

Un peuple est libre quand il ne peut être opprimé ni conquis; égal, quand il est souverain; juste, quand il est réglé par des lois. Saint Just.

Carole Delga, patronne de la région Occitanie menacée de mort sur le site même du Conseil régional. Cet ignoble appel au meurtre fait suite à l’incident survenu au cours d’une réunion où pour faire cesser l’hystérie du FN, Carole Delga a dû s’interposer physiquement- courageusement-  afin de couper les micros.

Qu’on ne s’y trompe pas, cet appel au meurtre n’est pas anodin. C’est très grave ! Cela traduit une inquiétante dégradation du climat politique au plan local comme national. Nous sommes tous concernés. Nous devons réagir, individuellement et collectivement !

D’abord en gardant notre sang froid, en veillant à ce que le débat politique reste ce qu’il doit être : la confrontation de programmes, de propositions concrètes pour l’avenir. Ensuite en respectant les lois bien sûr, les règles, les codes éthiques, mais aussi les contre-pouvoirs comme la justice ou la presse.

Et il faut bien l’admettre, la droite républicaine, son candidat François Fillon sont loin de donner l’exemple. Pris la main dans le pot de confiture, ils attaquent les médias, dénoncent un complot de journalistes, d’officines obscures et toujours pas identifiées, osent même parler de coup d’état institutionnel. C’EST TOTAL DELIRE ! C’est aussi dire à quel point la situation est grave, pour la droite et son champion. Le petit père la rigueur promettait au peuple du sang et des larmes et voilà qu’on découvre son appétit pour l’argent, que se dévoile peu à peu un système familial de ponction des deniers de l’état, une allégeance inquiétante, ce n’est pas moi qui le dit mais François Bayrou, aux puissances de l’argent. Bref, l’homme qui voulait laver plus blanc doit faire la preuve, et nous avons raison, citoyens et médias confondus de l’exiger, que sa femme, ses enfants, grassement payés comme chacun le sait maintenant, ont réellement travaillé, ont mérité leur salaire. Et que nous importe qu’en la matière il n’y ait pas de cadre juridique, que le député ou le sénateur soit seul juge du travail fourni. Dans cette argutie, au regard de la situation que vivent des millions de salariés, il y a de la défausse, quelque chose d’indécent, au final d’insupportable !

Bizarrement, le FN et sa candidate passent entre les gouttes. On aura remarqué leur tonitruant silence sur cette question des emplois fictifs. Normal, car le FN,  la Dame de Montretout comme le dit si bien le Châtelain de Sablé-sur-Sarthe en croquent et depuis longtemps. C’est l’Europe qui paye au FN ses salariés. Cela peut paraître moins emblématique, plus lointain, et pourtant ! Marine Le Pen ne se pince pas le nez devant l’argent de Bruxelles. La vache à lait nourrit ses députés, ses attachés parlementaires et fournit à tout ce beau monde l’argent de poche nécessaire à leur train de vie. Mais ce cynisme a un mérite, il nous arme d’une bonne grille de lecture du programme et du projet politiques de ce parti et de ses représentants.  A Bruxelles, à Paris, comme en Occitanie ! On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas!

 

 

 

 

 

Primaire: l’arme fatale

La fronde et son chef, au terme de 4 ans d’embuscades, de provocations, de défis, allant jusqu’au dépôt de deux motions de censure, a donc eu la peau de l’ex premier ministre, Manuel Valls, faisant plébisciter par les électeurs de la primaire, son opposition radicale à la politique menée depuis 3 ans. La suite de l’opération, ce sera, certainement, la prise de Solférino, une bataille qui va conduire certains militants et élus à l’exil. Combien ? On ne sait pas à cette heure, mais il est possible que la nouvelle équipe, qui ne jure que par le rassemblement, n’en soit pas plus que cela fâchée. Tant qu’à faire la purge, mettons y les formes!

D’autres vont faire la grève du zèle, qui tels des fantômes du navire socialiste, laisseront leur place, sans jamais partir tout-à-fait. D’autres encore, qu’il est à cet instant difficile de compter, resteront, et joueront le jeu de cette curieuse démocratie, par fidélité peut-être aux mannes de Jaurès, de Mitterrand, ou de Jospin.

Ce qui est sûr, c’est que le coup a été finement joué. L’appareil socialiste était imprenable de l’intérieur, verrouillé par de solides apparatchiks, jadis frères de combat et dont la cuirasse s’est peu à peu fissurée, à proportion des difficultés, et des erreurs du gouvernement… socialiste. Mao, on s’en souvient, avait déchaîné les gardes rouges pour se débarrasser de ses encombrants compagnons de route. C’était la révolution culturelle. La primaire, la mal nommée « Belle alliance populaire » a donné à Benoit Hamon un million de suffrages, ce qui n’est pas rien, il faut bien l’admettre!, des votes qui veulent dire une envie de changement, une nostalgie d’un « avenir désirable », cette version actualisée du fameux « Désir d’avenir » cher à Ségolène Royal.

Quand pour être de gauche il fallait naguère être marxiste, cela s’appelait « les lendemains qui chantent ». Mais il n’est pas exclu de penser que la mobilisation anti Valls, jeune, très urbaine et diplômée ne provienne pas pour partie de cette autre nébuleuse de la gauche que Jean Luc Mélenchon tente de fédérer avec ses « Insoumis » Car au delà de tout calcul politique, il y a dans le vote de dimanche, de la rancune, du règlement de compte, voire même du dépit amoureux.

La gauche en effet ne s’aime pas. Les frondeurs l’ont prouvé. Ses différents courants, ses différentes chapelles ont l’excommunication facile. Son messianisme originel la conduit à se déchirer pour un oui, pour un non. Elle instruit en permanence contre elle même un procès en trahison, sommant l’autre de prouver son orthodoxie. Il n’y a qu’à voir les mauvaises manières qui sont faites à Emmanuel Macron ! Une bonne part de la famille n’est pas à l’aise avec le pouvoir, là où précisément l’idéal se frotte au réel. Référence et révérence faites à Jean Jaurès !

Tout ça pour dire que Benoit Hamon aura fort à faire, mission quasi impossible, pour rassembler le parti socialiste, ce qui devrait pourtant être sa première et urgente préoccupation. La tâche sera au moins aussi difficile pour faire ami-ami avec les Insoumis de Jean Luc Mélenchon et espérer ainsi aborder le premier tour de la présidentielle en position pas trop défavorable. A moins que le candidat du PS ne tourne ses regards vers Emmanuel Macron ! Mais la chose paraît aujourd’hui hautement improbable.

Tout ça pour dire que sans programme, et c’est hélas le cas, le parti socialiste transforme de facto la primaire en une sorte de pré-congrès, qui noie les militants dans les électeurs qui peuvent impunément s’en donner à cœur joie. Pour redire que la présidentielle, en cette période de disette idéologique, est pour une bonne partie de la gauche relativement accessoire, sinon, elle aurait préparé l’échéance bien avant. Elle se serait préparée, aurait construit un front commun minimum et disposerait d’un candidat crédible, capable de damer le pion à la droite et à l’extrême droite.

Certes, cette campagne présidentielle nous réserve chaque jour d’extraordinaires coups de théâtre. Et il est encore bien hasardeux de dire ce que sera dans deux mois, le paysage politique. Pour l’heure, le candidat de la droite dure est sur le point d’exploser en vol. Le FN qui paye ses salariés avec de l’argent du Parlement européen, aura bien du mal à faire croire qu’il lave plus blanc. A priori, les vents sont favorables aux progressistes. Emmanuel Macron, à lui seul, peut même à ce jour espérer être au second tour de la présidentielle. Cela donne je l’espère à réfléchir !

La primaire dans le 82

Le résultat est sans bavure : Benoît Hamon s’impose presque partout dans le département, à l’exception de trois des sept bureaux de Montauban, de ceux de Saint Nicolas de la Grave, de Valence d’Agen, de Lavit et de Castelsarrasin et Moissac. Difficile d’en tirer des conclusions définitives. Tout au plus peut-on penser que dans les territoires sous influence PRG, l’engagement de Sylvia Pinel en faveur de Manuel Valls a eu quelque effet, marginal probablement !

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