Les chantiers de Terres des Confluences

La nouvelle communauté de communes (22) « Terres des Confluences » se met en place. Après l’élection de son président, Bernard Garguy et d’un aréopage de vice-présidents (cliquez ici), elle vient de créer 12 commissions chargées de travailler sur tous les secteurs qui relèvent de ses compétences.

img_3976Parmi les projets qui vont atterrir sur la table de ces commissions, on peut retenir l’aménagement numérique. Il s’agit de d’installer la fibre le plus loin possible sur le territoire et de développer l’ADSL pour les zones les plus reculées. Une réflexion sera lancée sur l’avenir de l’aérodrome de Gandalou dont il convient de redéfinir la vocation : tourisme et/ou affaires ? Gros dossier également : la politique d’aide aux entreprises. La compétence économique appartient en effet à la com-com qui doit urgemment forger une doctrine dans ce domaine, sauf à se résigner à laisser en jachère les ZAC de Fleury et Barrès. L’aire des gens du voyage revient au premier rang des obligations. Moissac n’a toujours pas avancé sur ce dossier, espérant régler le problème dans le cadre de l’intercommunalité. On l’a déjà évoqué ici, des cuisines centrales pour le portage des repas à domicile seront mises en chantier et nouveauté, une maison de la santé devrait voir le jour. Le sujet est d’importance, car progressivement l’accès aux soins est de plus en plus difficile dans nos communes, les médecins généralistes n’étant pas toujours remplacés lors de leur départ à la retraite. Du coup s’impose l’idée d’un contrat de santé, dont les termes seront étudiés par la commission « action sociale ». La piscine fait aussi partie des gros projets structurants qui seront lancés

la future caserne des pompiers

la future caserne des pompiers

dès cette année. Une enveloppe de 30000 euros a même été votée pour financer une étude de faisabilité. Dans le secteur du tourisme, il faut retenir, comme la loi l’y oblige (loi NOTre) la création d’un Office du tourisme unique pour lequel un cabinet d’étude a été missionné. Quelle en sera la forme juridique ? D’ores et déjà, les élus semblent avoir opté pour la forme associative, les offices existants, dont celui de Moissac, transféreront une partie de leurs personnels et de leurs moyens. Pour autant, l’Office de Moissac moyennant un changement de statuts, conservera la gestion du camping et du cloître. La gestion du port de Castelsarrasin sera directement prise en charge par la mairie.

A noter enfin que la communication fera l’objet d’une attention particulière. Il est vrai que jusqu’à ce jour les citoyens ont bien du mal à faire la part des choses entre communes et communauté et s’interrogent, souvent à juste titre, sur l’utilité d’un tel empilement administratif qui à leurs yeux, ils le disent très clairement, loin de générer des économies, provoque de nouvelles dépenses, notamment en matière de personnels. A suivre!

D’une primaire, l’autre

Résultats du premier tour de la primaire « la belle alliance » dans le 82

Benoît Hamon: 31,1% – 2298 voiximg_3969

Manuel Valls: 30,8% – 2278 voix

Arnaud Montebourg; 15,8% – 1167 voix

Sylvia Pinel: 11,5% – 850 voix

Vincent Peillon: 7,1% – 526 voix

François de Rugy: 2,9% – 218 voix

Jean Luc Benhamias: 0,8% – 61 voix

La participation était modeste, en dessous de celle de 2011 et très loin de celle de la primaire de la droite. Mais au moins dans ce département et à fortiori à Moissac, la consultation fut transparente et sincère. Pas de couac, de bug, de stroumph, pas une fausse note! Les électeurs peuvent donc revenir aux urnes, dimanche prochain pour le deuxième tour, l’esprit tranquille et le bulletin clairvoyant!

Benoit Hamon a pris une sérieuse option pour la victoire, et Manuel Valls à l’évidence peine à rassembler derrière lui. Seule Sylvia Pinel lui a,  à cette heure,  apporté son soutien. Pour autant, rien n’est encore définitif dans ce paysage politique sismique, le résultat du second tour dépendra aussi de la participation. Forte, elle peut avantager l’ancien premier ministre. Faible, elle signera la victoire du frondeur!

Tel les plaques tectoniques, le paysage politique n’en finit pas de bouger, créant à chaque fois de véritables séismes. A l’évidence les électeurs, de droite comme de gauche, prennent un malin plaisir à faire tomber les sortants, à préférer les options radicales, les postures de dynamiteurs, les fiers à bras de l’idéologie. Au risque de très vite déchanter, se sentir cocus, trahis par ceux là-même qui leur ont promis la lune, quand la lune n’est pas là! L’histoire radote!

Plus prosaïquement, Fillon et Hamon partagent une même trajectoire. Venus des profondeurs du tableau, crédités de sondages misérabilistes à l’annonce de leurs candidatures, ils finissent par s’imposer face à des concurrents que sondeurs , médias et vox populi promettaient au plus bel avenir. Leur secret? Avoir su prendre la primaire par le bon bout. Et tenir le discours de la frange la plus radicale  de leur camp. Faire récit avec les peurs, les détestations, les aspirations  ou les chimères de leurs électeurs qui peuvent ainsi à peu de frais s’offrir le frisson du renouveau, la promesse de la belle aventure. Mais après? Après c’est souvent -toujours- le régime gueule de bois et bicarbonate, quand le candidat a fait sa mue et feint de découvrir le bilan, c’est-à-dire le réel.

Il y a pourtant une différence entre la droite et la gauche. A l’UMP on croit à la victoire, on veut gouverner et prendre sa revanche. A gauche, au sein de la « belle alliance », personne n’envisage réellement d’accéder au pouvoir, n’imagine pouvoir inverser le cours des choses.  Chacun joue là le coup d’après. la recomposition de la famille, le contrôle du PS ou de ce qu’il en restera… Les progressistes ne peuvent accepter ce Munich politique. Ils peuvent, nous pouvons nous ressaisir. Dimanche prochain, il sera l’heure de s’atteler à cette tâche nouvelle et pressante!

On vote dimanche à Moissac

Et oui c’est le premier tour de la primaire LA BELLE ALLIANCE POPULAIRE. Le deuxième tour, c’est pour dimanche prochain, 29 janvier!images

  • Qui peut voter?

TOUT LE MONDE. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales. (se munir d’une pièce d’identité), de signer la charte de la primaire et de verser 1 euro pour frais d’organisation.

  • Où voter?

Le bureau de vote est installé au MOULIN DE MOISSAC. Salle municipale. Ouverture de 9H à 19H.

  • Les électeurs des communes de:

Boudou, Bourg-de-Visa, Brassac, Montesquieu, Saint Nazaire-de-Valentane, Saint-Paul-d’Epis VOTENT A MOISSAC.

 

Hôpital: l’horizon se dégage

Une très bonne nouvelle qui montre que l’action tenace menée par le comité de défense depuis plus d’un an a permis le déblocage de la situation en chirurgie orthopédique.
La Conférence médicale d’établissement (CME) de l’hôpital Castel-Moissac a enfin voté à l’unanimité la demande de création d’un poste de praticien hospitalier (PH) à temps partiel en chirurgie orthopédique. Cette décision a été, en ce début d’année, acheminée à l’Agence régionale de santé (ARS) pour être instruite et validée. Cette agence est décisionnaire. Le but de cette création est de renforcer l’offre de soins sur le bassin de santé ouest du département, liée à une augmentation significative de l’activité depuis 2013. Il s’agit de conforter à l’hôpital la place du  Docteur Nesry qui complètera son activité en tant qu’intérimaire. Dans un an, le Docteur Nesry pourra occuper le poste de PH à temps plein, gardé en attente, et libérer le mi-temps dont pourra bénéficier l’autre chirurgien orthopédique, le docteur Faure.
L’augmentation des séjours en orthopédie-traumatologie est significative
2014: 747
2015: 835
janvier-octobre 2016: 767
La pose de prothèses connaît aussi une forte augmentation
2012: 26
2014: 105
2015: 140
2016: 185
Le nombre de séjours en ambulatoire est passé de 217 en 2014 à 331 en 2016.
Cette augmentation témoigne de la notoriété des chirurgiens et rassure sur la pérennité du plateau technique à l’hôpital Castel-Moissac.

Dans un communiqué diffusé sur son site, https://comitededefensehopitalcastelmoissac.wordpress.com/author/comitesoutienhopital/ le Comité de défense de l’hôpital ne cache pas sa satisfaction et remercie toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour obtenir ce résultat: d’abord la population du bassin de vie, avec les 8000 signatures de la pétition, lancée en début d’été; les personnels hospitaliers, les élus, les administratifs, les présidents de CME dont Pierre Mardegan, par ailleurs Conseiller départemental.

Terres des confluences: la continuité!

La photo parle d’elle-même. La communauté de communes s’est offerte une gouvernance qui témoigne d’une seule et unique volonté : ne fâcher personne, et surtout ne rien bousculer. Pour le bien commun nous opposera-t-on!  52 des 53 conseillers communautaires, il manquait celui du Front national, avaient rendez-vous Salle Jules Fromage à Saint Nicolas de la Grave. Objectif : élire un président et 12 vice-présidents en charge du pilotage de la nouvelle structure. Terres des Confluences regroupe en effet depuis le 1° janvier l’ancienne Terre de confluence (6 communes) et la communauté de Sère-Garonne-Gimone à laquelle il a été ajouté Saint Porquier et la Ville-dieu-du temple. Au total 22 communes, près de 40000 habitants.img_3958

Pas de surprise, on l’a écrit ici même, les choses avaient été négociées bien en amont, Bernard Garguy, ancien président et maire de Lizac a été reconduit dans ses fonctions. 50 voix pour, 2 bulletins blancs. Pas de surprise non plus, Castelsarrasin et Moissac héritent des deux premières vice-présidences.  Jean Philippe Béziers numéro un, est élu avec 44 voix, Jean Michel Henryot numéro deux avec 42 voix et 10 blancs. La mieux élue du groupe, c’est Annie Feau, maire de Montesquieu qui hérite de la 6° vie-présidence avec 48 voix et 4 blancs. La soirée s’est terminée tard car la loi oblige à un scrutin uninominal, secret et à trois tours. La soirée était fastidieuse car chacun en connaissait à l’avance le résultat. Ce qui pose d’ailleurs question sur cette démocratie arrangée, qui ne laisse possible aucune ouverture et réduit les conseillers au rôle de caisse enregistreuse. Ces 5 présidentes et 7 présidents, vont prendre la tête de commissions dont on subhodore qu’elles seront construites sur mesure. Bref on voit vite les limites du système, incapable de trouver une place aux oppositions municipales, obligées là aussi à faire de la figuration intelligente. La gouvernance de la communauté  reproduit ainsi à l’identique la situation qui prévaut dans les communes. Et réduit du même coup, ses prétentions démocratiques!

La communauté de communes va avoir le même problème que la région Occitanie. Où réunir ses conseillers? Les salles des conseils municipaux, à Moissac comme à Castelsarrasin sont trop petites. Le président va donc devoir se rabattre sur les salles des fêtes, improbables lieux de démocratie, où il est parfaitement impossible de débattre, d’échanger, de travailler dans des conditions normales. C’est le premier problème qu’aura à résoudre l’exécutif communautaire. L’autre problème est plus fondamental. A quoi rime cet empilement de structures? La loi NôTre annonçait simplification, efficacité et économies. Pour la simplification et les économies, on repassera. Pour l’efficacité, on demande à voir!