Bruxelles solidarité

Jeudi prochain, nous parlerons du budget de Moissac lors de notre Conseil municipal. Nous élus de gauche dirons que ce budget 2016 n’est absolument pas à la hauteur de la situation économique de notre ville. Zéro investissement productif, un budget de fonctionnement qui malgré les apparences augmente, une capacité d’autofinancement qui se réduit encore.

Mais nos divergences ne pèsent rien face à l’horreur, face au terrorisme dont la Belgique, après la France en 2015, vient d’être la victime. Disons, re-disons notre solidarité sans nuance, notre volonté de faire société dans le respect de nos différences mais aussi des valeurs qui nous constituent.

BRUXELLES. Ecoutez Dick Annegarn

Lettre à Jean Michel Henryot

Monsieur le maire,
L’Europe, le monde entier ont affiché leur solidarité en janvier et novembre 2015, quand la France était durement frappée par les terroristes. Je crois qu’aujourd’hui nous devons à la Belgique, coeur de notre Europe, un geste de solidarité que la population de notre ville a su en son temps manifester dignement et massivement. Je propose que nous observions, tous ensemble, en ouverture de notre Conseil municipal, une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles.
Très cordialement
Gérard VALLES
Conseiller municipal

Centre ville: un plan riquiqui

Ouf! On a eu chaud. A quelques jours près la mairie de Moissac ratait le train du FISAC. Le FISAC, c’est un fond gouvernemental, le Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce, qui sert, subventions à l’appui, à revitaliser les centres villes. Il est vrai que dans les villes moyennes, et Montauban ne fait pas exception, les commerces, l’activité marchande périclitent au profit des périphéries où les maires, de droite comme de gauche, ont laissé s’installer d’abominables zones commerciales. Le mal est fait et maintenant, il faut réparer les dégâts. Difficile, très difficile!

En catastrophe, la mairie a donc accouché, avec l’aide de l’association « Plein Vent » d’un mini projet évalué à 175000 euros. La Direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation a semble-t-il accepté le dossier, ce qui ne veut pas dire qu’il sera obligatoirement retenu par le ministère. La concurrence entre les villes est féroce et les fonds disponibles sont limités: à peine 10 millions d’euros cette année pour toute la France.

5 actions

Moissac a donc présenté un projet qui se déploie sur 5 axes. D’abord, faciliter l’accés aux handicapés. C’est bien, mais c’est juste une mise en conformité avec la loi. Ensuite, moderniser les entreprises de proximité. Nécessaire, mais avec 30000 euros au total, ça ne devrait pas modifier grand chose. Un animateur à 20000 euros sera chargé de faire un peu d’agitation. La signalétique, du genre « Commerces, Boutiques… » sera renforcée. Et pour couronner le tout, « l’attractivité commerciale du cadre urbain » bénéficiera de 40000 euros. Mais c’est quoi ce truc? Allez savoir!

Ce qu’on sait, qu’on voit, qui crève les yeux, c’est que ce plan bouclé à la dernière minute est un plan bâclé, sans imagination, qui, bien évidemment ne changera pas la donne. S’il était retenu, ce plan coûterait 73000 euros à la ville, 51000 à l’Etat, le reste étant à la charge des professionnels. C’est mieux que rien me direz vous! Certes, mais au regard de la situation, Moissac a besoin d’autre chose que d’un plan riquiqui. Mais il est vrai que la majorité de droite a d’autres priorités en tête!

Le magnum et le voleur

La police municipale de Moissac sera bientôt armée. Elle disposera de révolvers, des  357 magnum de marque Manurhin prêtés pour 5 ans – cela fera l’objet d’une convention avec l’Etat-  par la police nationale. Nos 7 policiers qui ont parait-il déjà fait joujou avec des armes, devront néanmoins suivre une formation initiale de 57 heures. Dans ce domaine, la mairie tient donc ses promesses, et cajole dans le sens du poil les représentants de l’autorité.man_5

Révolver à la ceinture, faux 4/4 et vraies Ray-ban, bureaux refaits à neuf en coeur de ville, nos shérifs n’auront  plus rien à envier à leurs collègues américains, même si aux dires de l’adjoint en charge de la sécurité « Moissac n’est pas Chicago ». Voire!

On ne connait toujours pas, en tout cas ils ne sont pas publiés, les chiffres de la délinquance dans la commune (*). Naguère, mais je vous parle là d’une autre époque, la gendarmerie n’hésitait pas à les mettre sur la place publique. Faute de statistiques, il reste le vécu. le ressenti comme disait un premier ministre. Et là rien ne va plus. Panique au Sarlac! Dans ce quartier à la fois populaire et pavillonnaire, les vols se multiplient. Excédés, les habitants, à en croire les témoignages recueillis par le quotidien régional,  se sentent abandonnés. Mais il faut dire, à la décharge de l’équipe municipale qui a fait de la sécurité son crédo, que les 42 caméras de vidéo surveillance annoncées lors du dernier Conseil municipal, n’ont pas encore été installées. Elles ne le seront pas dans le quartier du Sarlac qui n’est pas annoncé comme la première priorité de ce dispositif.

Certes les caméras, quand elles sont judicieusement placées, peuvent aider, et dissuader le voleur! Mais le voleur apprend vite… à apprivoiser les objectifs. Et comme il n’y aura personne pour regarder en temps réel les images, le voleur ne sera pas dérangé, encore moins inquiété par une escouade de policiers municipaux…  pourtant armés jusqu’aux dents.

Moissac  nous fait le coup de la gesticulation sécuritaire. On affiche la panoplie, on raconte à coup de clichés une histoire sensée rassurer les braves gens, mais Moissac ne fait que de la communication. Sans grands effets, mais à grands frais!

(*) Ils ont très fortement augmenté dans le département

Tourisme: Moissac à la peine

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Pas de doute, quelque chose ne tourne plus rond dans le tourisme moissagais. Ce tableau montre la baisse inquiétante de la fréquentation du cloître, et ce malgré les moyens importants consentis par la municipalité à l’Office du tourisme. A peine 60000 visiteurs en 2015 venus pour 35% d’entre eux de la région Midi Pyrénées, quand ils ne sont que 11% originaires de l’Aquitaine voisine. La boutique, avec une fréquentation en baisse est tout de même parvenue à améliorer son chiffre d’affaire. Chez les visiteurs étrangers, en tête les Allemands et les Espagnols. Maigre consolation, Moissac écrase le Musée Ingres de Montauban qui accueille moitié moins de visiteurs. Pas de quoi pavoiser donc! C’est tout le département de Tarn et Garonne qui n’attire décidément pas les foules. Et si l’on veut croire que l’été 2015, trop chaud en juillet, n’a pas aidé à améliorer la performance, il faudra bien que les élus et les responsables du tourisme s’interrogent sur cette désaffection. Et prennent les mesures qui s’imposent!

Les manifestations que la ville soutient ou finance ont bien du mal à rayonner au delà du bassin de population. Le Festival des Voix rassemblerait, c’est une estimation, quelque 10000 spectateurs, et à peine 5000 personnes pour la Fête des fruits. Pour le coup, c’est Montauban qui nous dame le pion: 40000 spectateurs pour Montauban en scène, 8000 à Valence d’Agen pour le spectacle Au fil de l’eau.

Le camping qui offre 109 emplacements et 13 bungalows connait aussi une baisse de fréquentation: 2000 nuitées en moins en 2015 par rapport à 2014. Le port, en revanche fait un peu mieux que l’année précédente. La voie verte, le long du canal, lui emboîte le pas, puisque malgré un été chaud ou peut-être à cause de cela, elle enregistre en 2015 une fréquentation équivalente à 2014: 70000 comptages à Castelsarrasin.

Source: Observatoire économique 2015. Office du tourisme de Moissac.

 

Sylvia Pinel veut se placer dans la 5°

Sylvia Pinel a  quitté son ministère du logement et du même coup, son bel hôtel particulier du VII° arrondissement à Paris. Jean Michel Baylet s’en est aussitôt emparé, lui qui trouvait indigne de son standing les locaux du ministère des collectivités locales. Encore une histoire de valeur!

On prête à la nouvelle patronne du PRG, l’intention de se représenter à la députation en 2017, non plus dans la 2° circonscription de Tarn et Garonne, mais dans la 5° de Haute Garonne (Fronton, Grenade, Toulouse).  Cette circonscription est acquise à la gauche depuis 1997, et la sortante socialiste, Françoise Imbert, a  indiqué qu’elle ne souhaitait pas se représenter. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser l’appétit de l’ex ministre prompte à caresser ainsi la perspective  d’ une réélection. Mais, ce transfert n’est pas du goût de tous les militants socialistes. Une pétition circule déjà dans les rangs du PS de la 5° pour s’opposer au parachutage de Sylvia Pinel. Pour l’instant, la Fédération de la Haute Garonne feint de ne rien voir. Passez au large, il n’y a pas de sujet! Il est vrai que l’année prochaine le contexte politique s’annonce plutôt difficile pour le PS et ses alliés, en particulier en Tarn et Garonne où le Front national se taille la part du lion. Il a dépassé les 40% sur la 2°circonscription à l’occasion des élections régionales.

Forte de sa position de vice présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Sylvia Pinel cherche une fois de plus à faire plier son grand allié socialiste en choisissant sa circonscription. Il semble même que Jean Michel Baylet soit déjà intervenu auprès de Carole Delga pour qu’elle légitime ce parachutage. Il est vrai qu’elle n’a pas grand chose à refuser au ministre des collectivités locales et ci- devant PDG de la Dépêche. Ainsi, à l’occasion du Salon de l’agriculture, la région a acheté et distribué 100000 exemplaires d’un tiré à part du journal. A 40 centimes l’unité, ça fait une belle enveloppe. Une aide à peine déguisée qui risque de susciter quelques mouvements d’humeur parmi les élus régionaux.