Moissac: le FN en embuscade

Le FN prépare 2017. La présidentielle bien sûr, on connait déjà sa candidate! Mais aussi les législatives qui suivront. Dans le département de Tarn et Garonne, il dispose, si la situation n’évolue pas défavorablement pour lui,  d’un appréciable capital de voix, singulièrement dans la deuxième circonscription, celle de Moissac-Castel. Aux dernièrex élections régionales, sa liste avait obtenu plus de 37% des voix au deuxième tour, de quoi le faire rêver. Et nous cauchemarder!

Il est en effet en capacité, avec un bon candidat,  de donner du fil à retordre, voire de l’emporter face aux candidats socialiste ou républicain. Le FN l’a bien compris. Au moment où Sylvia Pinel- elle a démenti-  est donnée partante dans la 5° circonscription de la Haute Garonne (voir notre article) il débat pour savoir qui sera le meilleur cheval pour porter ses couleurs. Un débat qui pourrait bien conduire à un affrontement entre Marion Maréchal Le Pen et Marine Le Pen. La fille contre la petite fille! Dallas à Montretout, la propriété familiale! Chacune veut en effet pousser son avantage et du coup avance ses pions. Celui de la dame de Provence s’appelle Romain Lopez. Il est son assistant parlementaire et a pour lui d’être jeune, propre sur lui et originaire de Moissac. L’autre est une femme, Valérie Rabassa. Couleur marine, elle peut faire argument de ses états de service. Ancien maire de Montech, elle a claqué la porte des Républicains lors des dernières élections régionales.

Bref, les grandes manoeuvres ont commencé au FN et le Tarn et Garonne pourrait bien être un  des champs de la bataille interne qui taraude déjà l’appareil frontiste. Pour autant, nous aurions tort de nous réjouir trop vite. Après les législatives, il y aura les municipales en 2020 et nul doute que le FN fera tout pour ne pas rater l’occasion, et s’emparer de la mairie de Moissac. C’est bien pourquoi, les femmes et les hommes de progrès, tous ceux qui ne désespèrent pas encore de la politique vont devoir se rassembler, dépasser leurs mesquines querelles pour offrir aux Moissagais une alternative sérieuse. Notre ville le vaut bien!

Hôpital: la longue marche

Nous publions ci dessous le dernier communiqué du Comité de Défense de l’Hôpital. Il fait le point sur la loi Santé et l’avancement du projet « Santé territoire » qui concerne les hôpitaux de Moissac et Montauban

« La nouvelle loi hospitalière a pour but de mettre en place des GHT, Groupements hospitaliers de territoires, c’est-à-dire engager des établissements hospitaliers proches (pour nous ceux de Montauban et Castel-Moissac), à mettre en place un projet médical partagé.

Une coopération forte, avec mise en commun de moyens est prévue sans aller jusqu’à la fusion des établissements.

Ce 1er semestre 2016 était consacré aux discussions entre les partenaires d’une même spécialité, pour déterminer qui fait quoi dans chacun des pôles (pôle chirurgie orthopédique, chirurgie digestive, anesthésie, …).

La crainte que nous avions exprimée lors de la promulgation de cette loi, était le risque de voir réduite sinon disparaître la chirurgie, et peut-être les urgences dans un établissement de cette taille, au profit d’une concentration d’activités dans l’hôpital le plus important.

Nous avons rencontré le président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) et les membres qui le souhaitaient pour leur affirmer notre soutien dans la discussion engagée avec leurs homologues montalbanais.

L’objectif est que l’activité de Moissac, qui est en plein développement ne soit pas stoppée par des décisions qui iraient à l’encontre des intérêts de la population de notre secteur.

Aujourd’hui, les discussions semblent avancer mais le schéma de fonctionnement est loin d’être établi. Nous réaffirmons notre soutien aux professionnels de notre établissement et notre volonté de voir les activités actuelles élargies.

Pour cela, quelques impératifs apparaissent d’ores et déjà, en particulier dans le cadre de la chirurgie orthopédique qui a connu une augmentation spectaculaire d’activité avec l’arrivée du Dr Nesry:

  • La création urgente du poste de praticien hospitalier pour le Dr Nesry avant la fin juin, date de fin de son contrat actuel de clinicien. Le poste de praticien hospitalier permettrait au Dr Nesry d’envisager sa carrière à Moissac-Castel et cela dans l’intérêt évident de la population de notre bassin de vie.
  • La création d’un 2ème poste de praticien hospitalier en chirurgie orthopédique de manière à couvrir correctement les besoins actuellement exprimés sur le secteur géographique.

    Si les choses n’avancent pas, si nous considérons que ces débats ne débouchent pas rapidement sur des décisions concrètes, une mobilisation de la population sera nécessaire pour faire entendre nos propositions. »

 

Firmin Bouisset à Donzac

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De droite à gauche: Annie Claude Elkaim, présidente de l’association Firmin Bouisset, Jacques Bousquet, maire de Valence d’Agen, Jean Paul Terrenne, maire de Donzac et Sébastien Lanoye sous préfet.

Firmin Bouisset, le célèbre affichiste moissagais, le père, rappelons le, de la réclame Lu, Job, Menier et j’en passe, prend ses quartiers d’été à Donzac. Une exposition intitulée  « Révolution dans la réclame » qui sera visible jusqu’à la fin août au Conservatoire des vieux métiers.

Montée par l’association « Pour un espace Firmin Bouisset » et conçue par sa présidente, Annie Claude Elkaim, cette exposition vise à mieux faire connaître le précurseur de l’art publicitaire, celui qui a osé le premier mettre en scène des enfants, les siens en l’occurrence, pour mieux vendre des produits du commerce. Financée par le Syndicat des deux rives, ce nouvel accrochage des oeuvres  les plus connues de Firmin Bouisset flèche ce qui sera peut être un jour le nouveau lieu culturel de Moissac. L’association qui patiemment  rassemble les oeuvres de l’artiste compte bien entendu sur l’engagement de la mairie et pourquoi pas le soutien de mécènes publics ou privés. IMG_3327Rappelons que la culture peut rapporter gros. Toutes les études le prouvent. Dans ce domaine, le retour sur investissement est globalement très positif. De quoi permettre à Moissac de développer son offre touristique et donc d’attirer toujours plus de visiteurs.

Révolution dans la réclame. Donzac. jusqu’au 28 aout.

 

Moissac: quelle politique?

Ceci est l’article à paraitre dans le prochain « Moissac Mag », dans l’espace réservé à l’opposition. Il reprend très brièvement les critiques que nous formulons depuis des mois au sein du Conseil municipal, à l’encontre de la majorité de droite.

Avec le printemps, promesse d’abondance, la nature exulte. Il n’en va pas de même pour notre ville. Chaque jour les Moissagais en font le constat amer. La ville s’appauvrit, les associations peinent à répondre aux besoins de populations nécessiteuses, notre marché s’étiole.

Ce n’est pas encore le temps de la colère, mais déjà celui du mécontentement général. Que fait la mairie? Pourquoi semble-t-elle sourde à toutes les alertes? Aux commerçants qui se plaignent d’un marché désorganisé, de l’augmentation parfois insolente du droit de place, elle oppose une fin de non recevoir, renvoyant à plus tard les nécessaires ajustements.

Quel que soit le sujet, la majorité affiche un même détachement, qui interroge sur son envie d’être aux affaires! Pire parfois sur ses compétences. Arrivent ainsi en Conseil municipal des délibérations mal ficelées, au point que le maire se voit obligé de les reporter. Dernier exemple en date, la Convention avec MAJ.

On savait que cette équipe manquait d’ambition, n’avait pas de politique, sinon sécuritaire. On découvre, mois après mois qu’elle n’a guère de respect pour les élus de l’opposition, et pas beaucoup plus, ce qui est plus grave, pour les Moissagais.

On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre

Les commerçants du marché de Moissac ne sont pas contents. Ils vont être reçus aujourd’hui mardi 3 mai à la mairie. Voilà des semaines, voire des mois que le feu couve sous les parapluies des Récollets. Les commerçants estiment ne pas avoir été associés à la nouvelle organisation du marché qu’ils jugent préjudiciable à leurs intérêts. De leur coté, les chalands ont constaté un dépérissement inquiétant du marché du samedi que la mauvaise saison ne saurait seule expliquer.

Mais la grogne croissante des commerçants se nourrit surtout de la politique tarifaire de la mairie. Elle a, pour se mettre en conformité avec la loi, instauré un droit de place calculé, non plus sur le m2 occupé,  comme précédemment, mais sur le mètre linéaire. Ainsi un étal de 2 mètres carrés, soit 2m par 1, voit désormais sa redevance calculée sur la base de son périmètre réel, soit 6 mètres. Certes la mairie a baissé les tarifs comptant ainsi retomber sur ses pieds. A l’évidence, le calcul n’était pas bon. Nombreux sont les commerçants qui payent aujourd’hui 2 à 3 fois ce qu’ils payaient avec l’ancien système. On peut comprendre leur colère, d’autant que dans les villes voisines, Castelsarrasin, Valence d’Agen, ils payent beaucoup moins cher!

Interrogé par nos soins lors du dernier Conseil municipal, le maire tente de défendre son système, expliquant au passage qu’avec son équipe, il n’y a plus de passe-droits. Tout le monde serait traité de la même manière. En creux, il laisse entendre que les « râleurs » sont ceux qui avaient su passer à travers les gouttes. Quant à la dégradation du marché, qui s’étiole, répétons-le, J M. Henryot annonce un bilan quand la saison battra son plein!

En attendant, le climat ne s’améliore pas entre les étals. Il est temps que la mairie renoue le contact avec les commerçants, leur explique sa démarche, accepte de peser les situations individuelles. Nous avons plaidé en vain pour qu’elle fasse un peu de pédagogie. On n’impose pas un système, on cherche d’abord à en convaincre les acteurs principaux du bien fondé. Et si la ville de Moissac veut développer son marché, son marché de bouche car c’est celui là qui en fait la réputation, il faudra qu’elle se compare à ses voisines, qu’elle sache prendre en compte un environnement qui dans ce domaine aussi, est concurrentiel.

On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. L’animation d’un marché ne se réduit pas à un geste comptable. Il faut savoir courtiser les commerçants, offrir aux chalands des produits de qualité, mais aussi un espace de convivialité, débarrassé des voitures, favorable aux échanges et aux rencontres. Il est peut être grand temps que la municipalité ose une vraie table ronde, réunissant commerçants sédentaires et ambulants, producteurs, simples moissagais et élus afin de trouver les voies et moyens pour redonner à ce marché le rôle qui fut le sien.