Hôpital: ne pas baisser la garde

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Rassemblements

  • lundi 20 juin 2016 à 18 h 30 devant l’hôpital de Moissac.
  • jeudi 23 juin 2016 à 14h30 à la maison de retraite de Castelsarrasin à l’occasion du Conseil de surveillance.

Interrogée sur le devenir de l’hôpital, la mairie de Moissac nous répond depuis des mois sur l’air du « Tout va très bien madame la marquise ».

Et bien non, tout ne va pas très bien !

On peut même légitimement s’inquiéter de la situation faîte aux deux chirurgiens orthopédistes. L’un se voit réduit à la portion congrue, à peine quelques heures par semaines, alors que les patients sont de plus en plus nombreux et que l’activité du service ne cesse de croître, dépassant toutes les prévisions, tous les objectifs fixés par l’ARS (l’Agence régionale de santé). L’autre, véritable clé de voûte du dispositif moissagais, ne sait toujours pas quel sera son avenir dans la structure. Certes, il a été prolongé avec un contrat de travail d’un an, mais aucune garantie sur la pérennité de son poste ne lui a été donnée, aucune proposition sérieuse faite sur les conditions financières de son activité. On voudrait les dégouter qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

En cause bien sûr, la direction de l’hôpital qui fait la sourde oreille, qui s’obstine à opposer une fin de non recevoir aux demandes de ces médecins, qui ne semble pas entendre l’inquiétude qui monte et que relaie le Comité de défense. Car il y a de quoi être inquiets ! L’ARS a engagé une refonte des structures hospitalières du département autour d’un projet baptisé GHT, Groupement hospitalier de territoire. Il s’agit en fait de rapprocher les établissements, de mettre en place des synergies susceptibles de mieux répondre aux besoins des populations concernées et accessoirement de faire des économies.

Du coup, c’est à qui dans la jungle survivra !

Mal en point, l’hôpital de Montauban qui affiche un lourd déficit et doit affronter la concurrence des cliniques privées, autrement plus agiles dans l’offre de soins, cherche une solution à ses difficultés. Le rapprochement avec celui de Moissac, lui laisse entrevoir un espoir. C’est pour cela qu’il est favorable à l’opération. C’est pour cela que ses chirurgiens orthopédistes, longtemps hostiles à venir officier à Moissac, viennent de changer d’avis et se déclarent prêts à faire le déplacement. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que cet intérêt soudain n’est pas aussi désintéressé… A ne pas y prendre garde, Moissac pourrait être vidé de sa substance, réduit au rang de dispensaire, sorte de gare de triage de la nouvelle entité dont le cœur resterait Montauban.

C’est ce marché de dupes qui nous menace.

C’est pourquoi, il faut, avant d’aller plus loin dans l’intégration des structures (qui a pris beaucoup de retard sur le calendrier initial) consolider la situation de Moissac. Installer durablement le pôle orthopédie en sécurisant l’avenir de nos chirurgiens. Ils sont la garantie que Moissac ne se fera pas manger tout cru, que notre hôpital continuera à offrir aux habitants du bassin (plus de 40000 personnes) les soins qu’ils sont en droit d’espérer, à proximité de chez eux.

Il faut donc ne pas rien lâcher sur la question du statut des chirurgiens. Il faut mobiliser, citoyens, élus, professionnels de santé pour arracher la décision. Pour dire aussi à l’ARS que nous n’accepterons pas n’importe quoi. Il faut le dire avec le Comité de défense qui appelle à une série d’actions de masse. Premiers rendez-vous :

  • lundi 20 juin 2016 à 18 h 30 devant l’hôpital de Moissac.
  • jeudi 23 juin 2016 à 14h30 à la maison de retraite de Castelsarrasin à l’occasion du Conseil de surveillance

 

 

La chasse aux corbeaux

Mais que se passe-t-il à la mairie? La chasse aux corbeaux serait-elle ouverte? Si l’on en croit une note interne du directeur des services, certains employés municipaux manqueraient à tous leurs devoirs, faisant courir des bruits, donnant « des informations sensibles » (sic)… Diable! Je ne savais pas que Moissac avait à traiter de sujets relevant de la défense nationale, de l’espionnage industriel ou des installations nucléaires…

Mais le texte s’éclaire quelques lignes plus loin! Il y est question de » propos désobligeants, calomnieux envers les personnes ou la collectivité », ce qui semble irriter grandement l’auteur de la note qui menace sans autre forme de procès les fauteurs de ce trouble à l’ordre public, versus mairie de Moissac. Le contexte est connu. Alors que la majorité de droite annonce que 4 départs à la retraite ne seront pas remplacés, elle cherche à réorganiser les services, ce qui bien évidemment ne se fait pas sans douleur.

Du coup, tous coupables ou susceptibles de l’être! Voilà qui en dit long sur le management de l’équipe municipale, réduite à brandir le bâton en pointant du doigt la totalité du personnel. Voilà qui ne risque pas d’améliorer le climat social et qui révèle surtout une certaine fébrilité de nos édiles, car que reproche-t-on finalement à ces mauvaises langues: Trop parler à l’extérieur! Chacun le sait bien, le linge sale doit être lavé en famille!

Nom de région: dernier round?

Dernier jour, dernières heures, pour se prononcer! il parait qu’on arrive à quelque 200 000 votants (internet et papier). Et toujours la même tendance: « Occitanie » loin en tête. Au point de la faire tourner à quelques uns.

Des huissiers auraient été demandés pour contrôler le dépouillement. Les caméras de télévision invitées pour témoigner de la sincérité du scrutin! Bref, une partie de la majorité régionale, le vert G Onesta  entre autre, craint on ne sait quelle manoeuvre de dernière minute. Ca chauffe dans les rangs de la gauche!

C’est d’ailleurs fou comme un nom, quelques lettres, trois ou quatre phonèmes, peuvent enflammer les esprits, soulever des tempêtes. C’est dire qu’un nom n’est pas chose anodine, qu’au delà de la démarche marketing prônée par les professionnels de la communication et du tourisme, il y a autre chose, un récit sous jacent, des strates mémorielles qui percent comme de grosses bulles de méthane  sous la surface du sens.

Raison de plus pour organiser méthodiquement le scrutin. Pour en solenniser le dépouillement. Et il semble bien que cette dernière séquence souffre d’une improvisation étonnante, qui risque d’entacher une démarche qui se voulait au départ vertueuse, soucieuse des citoyens, exemplaire d’une démocratie participative. A voir, et à suivre!

PS. Je parlais plus haut de la majorité régionale: à la faveur du vote du budget, elle vient de perdre quelques plumes, ou plutôt trois élus du Parti de Gauche qui ont voté contre une des délibérations, s’excluant de fait de la majorité, désormais réduite à 90 élus, PS, PRG, PCF, et Verts.

Quel nom pour LR-MP? (suite)

La votation citoyenne va bientôt se terminer : http://www.regionlrmp.fr ou sur papier (les formulaires sont disponibles dans la presse)

Fin des opérations :  vendredi 10 juin. 

Mais si l’on en croit la rumeur, le choix des citoyens ne plairait guère aux élus, notamment à la Présidente de région, Carole Delga. En effet, arriverait en tête des quelque 130 000 votes actuellement exprimés, le nom « Occitanie ». Ce n’était pas semble-t-il le choix de l’exécutif régional qui aurait préféré « Languedoc-Pyrénées » C’est en tout cas conforme à notre petite consultation. Cliquez sur ce lien et vous verrez le résultat!

C’est le 24 juin, au cours de l’assemblée plénière régionale, que les élus se prononceront. Rappelons que le vote citoyen n’est que consultatif. Mais il sera bien difficile aux Conseillers régionaux d’aller à l’encontre d’un vote populaire. A moins que le Conseil d’Etat ne leur vienne en aide en refusant un nom trop marqué politiquement. C’est en effet en dernière instance l’Etat qui valide le nom de la région

Dans un avis rendu à la Région, le CESER, le Comité économique, social et environnemental régional, avait mis en avant 3 critères: géographique, historique, culturel. Il avait aussi insisté sur l’importance des sentiments d’appartenance, mais aussi de la notoriété, de la lisibilité…

Sylvia Pinel veut rester en Tarn et Garonne

Elle a annoncé devant un parterre de militants du PRG, réunis vendredi 3 juin à Beaumont de Lomagne, qu’elle sera candidate pour les législatives de juin 2017, dans la 2° circonscription de Tarn et Garonne, Moissac-Castelsarrasin.

Longtemps hésitante, on la donnait sur la 5° de Haute Garonne, elle a finalement tranché et prend ainsi date très tôt dans le calendrier, coupant d’une certaine façon l’herbe sous les pieds des socialistes, sommés ainsi de se ranger derrière elle dès le premier tour sauf à prendre le risque d’une candidature concurrente.

Car risque il y a sur la 2° circonscription du département où le FN, mais aussi la droite peuvent compter sur un appréciable matelas de voix. Autant dire qu’il y a aura débat à gauche, d’autant qu’on peut facilement imaginer que le Front de gauche, voire ce qui reste des Verts auront aussi à coeur de marquer leur différence.