Pour la prochaine rentrée scolaire, Moissac disposera de 5 nouveaux postes d’enseignants dans le primaire. Conséquence directe de la décision du ministre de l’éducation nationale de dédoubler les classes de CP ou de CM1 dans les quartiers défavorisés. Moissac qui bénéficie des dispositifs mis en place dans le cadre de la politique de la ville, verra donc dans les quartiers du Sarlac et du Centre ville l’arrivée de nouveaux professeurs des écoles.
Mais en même temps, l’école du quartier de Mathaly risque de perdre un poste, suite à un départ à la retraite. L’Education nationale envisage en effet de ne pas le pourvoir arguant du fait qu’il manquerait quelques élèves pour constituer une classe. Les parents ont fort justement réagi, estimant que leurs enfants, obligés dès lors de se répartir dans les classes restantes, risquaient de faire les frais de l’opération. Les enseignants aussi !
Si on peut en effet se féliciter que les enfants les plus en difficultés soient l’objet de toutes les attentions, il faut bien admettre que les autres ne doivent pas pâtir de la situation et qu’il eut été plus juste de maintenir les effectifs enseignants à Mathaly quand on sait que dans deux ou trois ans, le nombre d’élèves scolarisés va augmenter dans ce secteur.
Bien sûr le budget de l’éducation nationale n’est pas élastique à l’infini, mais il ne faudrait pas, on commence à recenser des exemples similaires ailleurs, que les efforts consentis dans les zones difficiles soient payés par les autres, ceux qui ne sont pas à priori des nantis.
Interpellé par l’opposition Divers Gauche sur cette question, le maire a décidé de faire le dos rond. Nous pensons au contraire qu’il y a là un sujet sur lequel il ne faut pas lâcher sans protester.
Les agriculteurs poursuivent leur mobilisation en bloquant routes et autoroutes en particulier en Tarn et Garonne, devenu l’épicentre de la contestation.