Connaissez-vous le rapport de M. Marcon ? Président honoraire des chambres de commerce et d’industrie de France, il a été chargé par le premier ministre d’une mission sur la revitalisation des villes petites et moyennes. Son rapport, remis en début de mois au gouvernement, propose un ensemble de dispositifs qui touchent au logement, à l’offre commerciale, aux services publics, à l’installation des professions libérales, à la mobilité, aux aménagements touristiques et à l’animation collective. C’est un chantier colossal qui est ainsi dessiné et qui se veut une suite au programme « Cœur de ville ». Cinq milliards seront mobilisés sur cinq ans. Une aubaine !
Pas Moissac
La liste des heureuses élues est tombée ce matin. Moissac ne fait pas partie des 24 villes sélectionnées dans la région Occitanie. Etait-elle au moins candidate ? Le conseil municipal n’a jamais été informé de quelque démarche que ce soit. Certes, Moissac est déjà éligible à la politique de la ville, ce qui lui permet de toucher des aides de l’état pour la mise en place d’actions ciblés par quartiers dans le domaine social, du logement et de l’animation commerciale. Mais il y avait là une occasion extraordinaire d’aller plus loin, de construire un véritable projet urbanistique et commercial pour notre cité. Figeac l’a bien compris. Elle bénéficiera de ce nouveau plan, au même titre que Montauban. Venons-nous de vivre une fois de plus une occasion manquée ?
Quand on regarde la situation de notre ville, on ne peut que le déplorer et s’interroger. Le déplorer car les commerces ferment les uns après les autres. Pas moins de six boutiques ont baissé le rideau depuis le début de l’année. Sans repreneur déclaré, si ce n’est les banques : on dit que le Chapon fin pourrait être repris par le Crédit Agricole ! D’autres commerçants ont récemment fait savoir que la situation économique et sociale de la ville les inquiétaient au plus haut point. Il y a de quoi ! Il est clair que Moissac est en petite forme. Les commerces s’en vont, et le cœur de la cité est peu à peu déserté par la population la moins défavorisée. On s’interroge donc. La municipalité fait-elle le nécessaire ? On sait que Jacques Mézard, avait demandé aux préfets de région de présélectionner les villes à soutenir dans ce cadre, en les interrogeant sur leur intérêt pour ce dispositif. On attend des explications !

rgiversons encore, à preuve l’attitude de l’Europe sur les glyphosates. Les intérêts économiques catégoriels et sectoriels priment bien trop souvent sur l’intérêt général. L’instant présent sur le jour d’après. Aveuglement criminel, dictature du taux de profit! Et pourtant ne dit-on pas que le bonheur est dans le pré!

