C’est bientôt Noël à Moissac et ça se voit. La ville n’a pas lésiné sur les décorations, lumières et sap
ins givrés. C’est chouette et on comprend bien le message, plus politique que religieux. Mais que vient faire devant la mairie cette étrange construction, basse de plafond, à ce point qu’un étourdi va bien d’ici la fin de l’avent s’assommer à moitié. L’édicule est moche, n’a pas de sens, et pourrait être dangereux. Un Moissagais averti en vaut deux!
Pour un Front commun
La gauche désunie, perd, inéluctablement! Election après élection, et la législative partielle de ce week end ne fait pas exception, la gauche, les gauches, ne peuvent se payer le luxe, dans le contexte politico-économique, de faire bande à part. Personne n’y gagne et celles et ceux qui croient pouvoir récupérer les dépouilles socialistes, Verts et Front de gauche, se trompent lourdement. C’est le FN qui a ce jeu là ramasse la mise.
Chacun à gauche est donc devant ses responsabilités, sommé en quelque sorte de se déterminer, d’assumer ses choix, qui ne sont peut-être pas historiques, mais néanmoins lourds de conséquences. Les gauches doivent se garder de cultiver les différences pour les différences, de pratiquer le culte des chapelles, de se croire, chacun sous son drapeau, seul détenteur d’une vérité improbable et contingente.
A gauche, le paysage politique de Tarn et Garonne esquisse ce qui sera bientôt un champ de décombres. Les Verts, le Parti de Gauche, le Front de Gauche, les Radicaux et les Socialistes… les électeurs auront à gauche, pour les prochaines départementales un large choix. Un choix qu’ils pourraient bien bouder.
Ces prochaines élections départementales vont se jouer dès le premier tour. La gauche, toute la gauche doit faire front commun, aller ensemble à la bataille. Et Moissac, qui mesure encore le prix de la trahison de certains radicaux, eux définitivement disqualifiés, ne devrait pas être en dehors du coup. Les divergences sur la gestion, sur les choix prioritaires, les options philosophiques revendiquées, ne sauraient justifier, localement, au sein des collectivités territoriales, sur le terrain, des comportements politiques aussi suicidaires.
Il fallait le dire, même si cela ne servira pas à grand chose!
Castel-Moissac: « Terres de confluences »
La com-com s’est donc trouvée un nom, sensé ouvrir sur de vastes espaces et de nouvelles communes. Elle a au cours de cette dernière séance de 2014, revue ses statuts et désigné les membres de ses commissions. Elle a même attribué un voiture de fonction à sa DGS… voilà pour le fonctionnement.
Dans le domaine de l’amenagement, il a été décidé, en liaison avec la société des autoroutes, la création d’une aire de covoiturage, juste avant le péage de Castelsarrasin. Capacité : 54 places, gratuites les premières 24 h.
Par ailleurs, Terres de confluences va adhérer au prochain Syndicat mixte d’aménagement numérique, qui regroupera les intercommunalités et le département afin d’assurer le pilotage du Schéma départemental d’aménagement numérique. Il s’agit d’ici 10 ans, de multiplier par 10 le débit internet sur l’ensemble du territoire de Tarn et Garonne, pour atteindre 5 mégas bits. Coût total : 64 millions d’euros, 23 millions provenant de l’état et 10 millions de la région.
Départementales, faites vos jeux
Ça bouge, à un mois de Noël, ça bouge sur le canton de Moissac! Aux dernières nouvelles, on n’est pas à l’abri de quelques surprises. Si du côté du FN, les choses semblent décidées, il y aura bien un binôme marine aux élections de mars prochain, partout ailleurs, ce n’est que palabres et tractations.
il est vrai qu’il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que l’enjeu est de taille. Rien de moins que le département. On sait que le scrutin sera serré, difficile à gauche, que la droite se sent pousser des ailes. Dans ce contexte, chacun se démène pour que le 23 mars, date du premier tour, il s’offre un coup gagnant.
A droite, à l’UMP, on suppute : le fils ou le père, quel HENRYOT est le meilleur? Jean Luc ou Jean Michel. Ce dernier serait dans les starting-blocks, persuadé que l’effet municipales peut encore jouer en sa faveur. Du côté des radicaux, la défection semble confirmée. Guy Michel EMPOCIELLO abandonne la partie, et voilà qu’on annonce un retour gnan-gnan, en la personne de Pierre GUILLAMAT. Ira-t-il jusqu’au bout? Jean Michel BAYLET qui mesure les difficultés qui sont devant lui est bien entendu à la manœuvre. Il a besoin de préserver sa majorité, ça oblige parfois à quelques arrangements!
Les Ecolos sont désormais copains avec le Parti de gauche, ils tentent de construire des binômes un peu partout dans le département… On verra donc ce qu’il en advient pour Moissac. Quant aux socialistes moissagais, ils discutent avec leurs amis de la liste NUNZI, persuadés malgré tout qu’une présence dans ce scrutin s’impose, sous une forme ou sous une autre, mais conscients aussi que le paysage politique tarn-et-garonnais est en train de changer.
Un petit conseil municipal
La taxe d’aménagement, qui en regroupe en fait deux, et que vous payez quand vous construisez une maison pour la raccorder par exemple aux réseaux reste inchangée : 2, 5%. Mais les résidences les plus modestes, les immeubles classés, et les petits commerces de détails en seront partiellement ou totalement exonérés.
Le CCAS, le Centre communal d’action sociale, dont le budget 2014 est de 540 000 euros va bénéficier d’un coup de pouce de la mairie. Elle lui a versé 540 000 euros au titre d’une subvention d’équilibre, il a été décidé de rajouter au pot 80 000 euros histoire de compenser les baisses de recettes. En cause, le Conseil général qui fait des économies sur le dos de la commune.
OPAH. Ca marche. Une création Nunzi qui trouve grâce aux yeux de la majorité UMP. Il faut dire que 62 logements, dont 39 appartenant à des propriétaires occupants, ont à ce jour bénéficié pour travaux des différentes aides prévues dans ce dispositif. Le montant s’élève à 1 million 850 000 euros. Les artisans moissagais en récupèrent 62%. Mais malgré ce bilan, le maire ne reconduit ce dispositif que pour un an, avec quelques 37 000 euros de subventions nouvelles et quelques modifications en faveur des propriétaires très modestes.
Par ailleurs, La Bobine qui promeut le cinéma d’auteur, et le festival Lettres d’automne ont vu leurs conventions reconduites. Pour le Festival de la Voix, une subvention sera demandée, comme chaque année, au Conseil régional.
Les gros morceaux
Il a fallu attendre la fin du Conseil et les questions écrites du groupe Divers gauche pour que soient abordées les questions qui fâchent.
- Les Lycées.
Le lycée agricole. Une énième réunion a eu lieu avec la Région MP. Et toujours pas de fumée blanche. Le lycée agricole qui voulait déménager pour être plus près des terrains qu’il cultive, a reçu une fin de non recevoir. Tout au plus, quelques travaux seront faits pour améliorer l’état des bâtiments.
Le lycée général. Son problème c’est le PPRI, le Plan de prévention des risques d’inondations. Il lui interdit de construire. Du coup, la Région M.P. s’abrite derrière ce plan pour refuser l’agrandissement des locaux. Ce n’est pas encore un niet définitif, mais ça en prend le chemin. Deux nouvelles études vont être réalisées, l’une sur l’aménagement du PPRI, l’autre sur les travaux possibles.
- L’hôpital. Notre article a suscité l’agacement de la majorité municipale qui a du reconnaître la véracité de nos informations (voir plus bas). Mais comme à l’accoutumée, elle ruse, elle esquive, elle s’indigne… Le maire devrait quand même, avec son collègue de Castelsarrasin et le président de la Communauté de communes tenter une démarche auprès de l’ARS. Il est en effet grand temps qu’il prenne toute la mesure de la situation qui est en train de se créer.
- L’école Saint Benoît enfin. Elle a besoin d’une aire de jeux pour les enfants. Jean Paul Nunzi avait décidé d’acheter un terrain mitoyen appartenant à divers propriétaires dont certains étaient introuvables. Plusieurs années de recherche avaient enfin permis de boucler ce dossier. Mais le changement de majorité a soudain stoppé net ce bel élan. La mairie avoue à demi mot que cette affaire la dépasse.
L‘Audit social
C’est le fameux questionnaire soumis aux agents municipaux et dont nous vous avions parlé il y a quelques semaines (voir plus bas). Les résultats, dans une version très allégée et vite exposée, ont enfin été présentés aux élus, au cours d’une réunion à huis clos. On peut s’interroger sur la méthode, aucun document n’a été remis à l’opposition ni avant, ni pendant la réunion, ce qui faute d’avoir pu analyser en amont le document, l’ a limité dans le questionnement.
Cela témoigne à l’évidence d’une curieuse conception du rôle des élus. Un audit n’est pas un acte banal. Celui là coûterait plus de 15000 euros à la commune (le coût réel n’a pas été communiqué) et pourrait avoir des conséquences sur la situation des personnels municipaux. L’opposition de gauche l’a dit, elle entend bien ne pas être réduite au rôle de spectateur muet.
Nous reviendrons sur sur les résultats de cet audit qui devrait, et c’était peut-être bien son seul et unique objectif, conduire à des changements de têtes dans l’encadrement du personnel municipal. Doit-on craindre une chasse aux sorcières?
N.B.
Le FN a boycotté cette réunion et le Conseil qui suivait.