Les rendez-vous électoraux de 2015. 3

François Hollande envisage d’avancer à Octobre 2015 les élections régionales. Il veut semble-t-il être totalement disponible pour ce qui sera certainement la grande affaire de son quinquennat : la conférence mondiale sur le climat. C’est dire qu’il reste dix mois aux états majors politiques pour fourbir leurs armes. A gauche, ça s’agite déjà.

Jean Michel Baylet qui ne doute de rien, pousse ses pions et verrait bien sa protégée, Sylvia Pinel s’asseoir dans le nouveau fauteuil de président de la grande région M.P/L.R. Une perspective totalement inacceptable pour les socialistes qui estiment que même fusionnée les deux régions leur reviennent naturellement.

Martin Malvy, actuel président de M.P. devrait à 78 ans  raccrocher les crampons. Faute de successeur désigné, il y a aujourd’hui plusieurs prétendants au titre : la toulousaine et secrétaire d’état Carole Delga, le gersois, éphémère ministre de l’environnement, Philippe Martin. On dit aussi que le maire de Rodez Christian Teyssèdre s’y verrait bien. Sans parler des autres, Verts et Parti de gauche, tentés par un flirt électoral dont on a du mal à comprendre ce que les écolos en attendent. La partie sera rude même si on ne connaît pas encore les candidats de droite, à l’exception du FN  qui présentera probablement le perpignanais Louis Alliot, l’époux de Madame.

La partie sera rude aussi pour les départementales de Mars prochain. En Tarn et Garonne,  les candidats commencent à sortir du bois. A Moissac, Jean Michel Henryot pour l’UMP, Patrice Charles pour le FN, mais on ne connaît pas leurs colistières. A gauche, les choix sont faits : Franck Bousquet fera équipe avec Estelle Hemmami, suppléants Eric Holbe (artisan) et Marie Dourlent (agricultrice).

 

 

Hôpital : ça discute ferme

A l’issue du dernier conseil municipal, une longue discussion s’est engagée sur la base d’une question du groupe Divers gauche. Où en est-on à l’hôpital? On a vu en effet des salariés inquiets manifester à propos de l’EHPAD de Castel qui est en grande difficulté, mais aussi à propos du devenir de l’hôpital de Moissac.

Ce blog (voir plus bas) avait alerté le premier sur le projet en discussion qui entend rapprocher les établissements de Moissac et Montauban. Certains seraient prêts à sacrifier Moissac, la chirurgie notamment, au nom d’un projet de territoire. L’alerte est sérieuse. Depuis d’autres réunions ont eu lieu afin d’apaiser les tensions naissantes. La mairie qui ne peut rester inerte a enfin décroché un rendez-vous à l’ARS (l’agence régionale de santé). Il aura lieu le 15 janvier 2015 avec la directrice qui a tenté de rassurer ses interlocuteurs. Un audit a cependant été confié à un professeur toulousain, qui va étudier les complémentarités possibles entre Moissac et Montauban. Rien n’est tranché, mais la menace demeure, donc la vigilance s’impose.

En attendant d’y voir plus clair l’année prochaine, et alors que la mairie reconnait pour la première fois un retard plus que préoccupant dans le démarrage des travaux de modernisation des urgences, le maire annonce son intention d’élargir la réflexion sur l’offre de soins à Moissac en y intégrant la médecine de ville.

L’intention est bonne. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Nous avons besoin à Moissac d’une chirurgie de qualité, susceptible de répondre aux besoins de la population. Et c’est bien parce que tout est lié, qu’il faut tenir bon et faire valoir, tous ensemble, la place incontournable que tient l’hôpital de Moissac dans le dispositif de santé départemental.

La Communauté de communes et le DEUG

Le diable se cache dans les détails. Quand les élus de la communauté de communes examinent et votent le 4 décembre dernier, comme un seul homme (mais on pourrait dire aussi comme une seule femme) les nouveaux Statuts de la communauté de communes, ils oublient de lire jusqu’au bout le texte qui leur est proposé et qui après lecture avertie s’avère problématique… Le lièvre a été levé par un élu de l’opposition « Divers gauche » lors du dernier Conseil municipal de  Moissac, le 15 décembre.

Page 6 du document, au chapitre « groupe de compétences facultatives », il est évoqué les formations post-bac : BTS et DEUG. Le hic, c’est que le DEUG n’existe plus depuis la mise en place entre 2003 et 2006 de la réforme LMD (licence, master, doctorat).  Il a définitivement disparu en tant que diplôme universitaire en 2012. Voilà qui fait douter de la qualité du travail soumis au vote. Si sur ce chapitre, on sert aux élus un copié-collé d’une autre époque, comment ne pas douter du sérieux d’un travail qui engage l’action à venir de cette Communauté. Cerise sur le gâteau, le document en question a été reçu et avalisé en Préfecture le 9 décembre dernier. Les services de l’état qui exercent le contrôle de légalité ont donc eux aussi laissé passer la bourde.

A l’évidence et pour que nul n’en ignore, il conviendrait que ces statuts fassent l’objet d’une deuxième lecture, en Communauté, et bien sûr dans les Conseils municipaux qui doivent es qualité les approuver. Cela permettrait à tout le monde de se ressaisir.

Bidule suite

Après une enquête poussée auprès des services compétents, il s’avère que le Bidule lumineux qui trône en face de la mairie est une fleur de Lys. Pourquoi une fleIMG_2219ur de lys et pas une rose ou une tulipe? Parce que la place était jadis place royale. Curieuse réminiscence!

Moissac-Castel: Terres de festival

Où va le Festival de la voix? Pourquoi la mairie de Moissac reste-t-elle silencieuse alors que rumeurs et vraies informations agitent de plus en plus le landernau culturel? Certes, la subvention municipale à MCV (Moissac culture vibrations) a été jusqu’ici maintenue et la prochaine édition du Festival ne devrait pas être compromise.

Mais l’annonce, non démentie à ce jour, du transfert à Castelsarrasin du Festival « Alors chante », jusqu’ici installé à Montauban, risque bien de rebattre les cartes. Comment imaginer que pourront coexister ces deux manifestations, à un mois et quelques kilomètres de distance? Comment croire qu’ils ne vont pas se faire de l’ombre, se parasiter? Comment penser qu’à l’heure où l’argent public se fait rare, seront maintenues toutes les subventions et cela serait-il d’ailleurs bien raisonnable? Le Conseil général qui veut s’attirer les bonnes grâces des élus de Castel a déjà promis une subvention de 100 000 euros pour « Alors chante ». Que va donc devenir notre festival?

Il est urgent que la communauté de communes, qui porte le doux nom de « Terres de confluences » s’empare de la question. Les confluents ne rassemblent-il pas deux cours d’eau pour accoucher d’un seul et puissant fleuve? Ne peut-on pour prolonger l’analogie imaginer une mise en commun des moyens, financiers et humains, pour installer sur cet espace de l’ouest Tarn et garonnais, un grand festival? Dans un communiqué l’association MCV ne dit pas autre chose. Et pourquoi pas « Alors chante » qui pourrait ainsi bénéficier des capacités des deux villes et s’appuyer sur le savoir faire éprouvé des équipes moissagaises et bénéficier des remarquables installations dont dispose notre cité!

Mais pour cela il faut une vision et de la volonté. Pour l’instant les deux sont muettes. Si le projet culturel de Moissac reste à écrire, Castel ne fait pas montre d’un grand empressement à traduire dans les faits l’intercommunalité. Il ne suffit pas de quelques déclarations d’intentions et rafistolages bureaucratiques pour donner sens à ce territoire qui répétons le est notre seul horizon viable. Il y faut des gestes forts. Des marqueurs comme on dit aujourd’hui! Et la culture en est un des plus emblématiques!

Alors qu’attendons nous? Donnons de la voix!