CUMUL DES MANDATS

A lire pour comprendre bien des choses :

http://midi-pyrenees.france3.fr/node/315377

Main d’oeuvre

La scène se déroule à l’Espace Confluences. L’ADAPEI qui s’occupe des enfants handicapés en Tarn et Garonne y fête son anniversaire. Présents comme il se doit, Jean Paul Nunzi le maire de Moissac, une kirielle d’élus, la ministre du commerce, le président du Conseil général et le préfet.
Et chacun de se féliciter du chemin parcouru, de souligner les bonnes actions des autres. Bref tout baigne dans un humanisme dont Jean Michel Baylet se prévaut à l’envie.
Et puis ce même Jean Michel Baylet, se met à admonester publiquement le représentant de l’état, lui demandant de régler au plus vite la situation des SDF campant à proximité de l’espace Confluences. Effet garanti, la salle applaudit. Reste une question qu’il a éludée: de qui parle le président du CG? Les SDF en question sont des travailleurs saisonniers, venus de l’est pour la plupart, qui attendent tous les matins qu’un employeur, le plus souvent des producteurs de fruits, les embauchent pour la journée. La Dérocade ressemble certains jours au marché aux esclaves.
Voilà donc une main d’oeuvre livrée au bon vouloir des employeurs, sans toit, sans sanitaire, sans le minimum que prévoient lois et codes du travail. Tout le monde ferme les yeux, impératifs économiques obligent. L’état dans ce domaine a des responsabilités, mais les employeurs aussi. Il devient urgent de le rappeler à tous et de mettre en oeuvre les mesures qui s’imposent.

Moissagais, Moissagaises

Vous ne le saviez pas, le  Moissagais vient de sortir. Une petite feuille de choux,  concoctée par les deux conseillers généraux radicaux qui doivent penser que la Dépêche ne suffit pas à leur bonheur. On trouve donc des articles à leur gloire et bien entendu toutes les critiques possibles contre le maire sortant, Jean Paul Nunzi.

Un seul problème, les deux sont adjoints à la mairie, et aucun des deux,  n’a eu la dignité de démissionner de ses responsabilités, de voter contre les délibérations du maire. Mieux, l’adjoint aux finances a présenté comme si de rien n’était le dernier budget de la mandature, qu’il a voté, tout en dénonçant, à peine jésuite le gars,  certaines de ces orientations.

Il va devoir faire preuve d’un grand talent oratoire pour convaincre les électeurs  que tout cela procède d’une seule et unique préoccupation : le bien être des moissagais.

Arrête ton cinéma

La Dépêche du midi, le journal radical, dans son édition du 21 août, consacre la page de Castelsarrasin au projet de son maire à Terre Blanche avec un titre ronflant «  Ciné, bowling… Terre Blanche sera bien une terre de loisirs !  ». Et complaisamment, pour la troisième fois en quelques mois, le journal développe le projet de Bernard Dagen.

Pourquoi la Dépêche insiste-t-elle autant sur ce projet, alors que les projets de Moissac, que le maire, Jean Paul Nunzi a portés, ne sont jamais évoqués dans ce journal sauf pour être critiqués avec virulence (exemple le patus)?

Le lendemain, le 22 août, Pierre Guillamat, Conseiller Général radical occupe une colonne de la Dépêche pour dire qu’il est contre un complexe cinématographique à Terre Blanche puisqu’il en existe un de  6 salles à Moissac, de longue date aidé par la municipalité. Et d’ajouter qu’il souhaite néanmoins qu’une zone  de loisirs  se développe en zone intercommunale. D’autant plus que la Communauté de communes a dépensé plus de 3 millions d’euros pour l’acquisition de terrains à Fleury où pour le moment il n’y a que de l’herbe !

Effectivement Moissac avait souhaité que la zone commerciale  soit dans la zone intercommunale comme Moissac souhaite évidemment que tout aménagement (loisirs ou autres) qui concerne nos populations de Castelsarrasin-Moissac et communes environnantes soient légitimement installé à Fleury, zone intercommunale, et non à Terre blanche ou ailleurs. C’est pourquoi Moissac s’est opposé à cette zone de Terre Blanche alors que Fleury, payée par les contribuables des deux villes est vide.

 Pierre Guillamat s’exprime, tant mieux. Encore faudrait-il que pour les besoins de la polémique, il ne se mette pas en contradiction avec lui même quand il évoque le désaccord puis le contact rétabli entre les deux maires. Les désaccords avec Castelsarrasin sont fondés. Ce n’est pas, comme veut  le faire croire la Dépêche du Midi, un conflit entre deux hommes, entre deux maires, ce sont des  conceptions très différentes de l’intercommunalité.

Dîner-concert

Il y avait foule hier soir sur le parvis de l’abbatiale pour un petit concert au demeurant fort sympathique. Les restaurants avaient pris leurs aises, installant des tables sur toute la place. Le public, des touristes, mais aussi des moissagais bien connus, était ravi. Ce 15 aout sentait bon les vacances, la détente, l’envie de tirer un trait sur les soucis. Alors que quelques vieux airs de rock faisaient nonchalamment  balancer les spectateurs, les Soeurs, tout de blanc vêtues, tentaient d’organiser une procession en l’honneur de la Vierge. C’était presque étrange ce mélange des genres et pourtant tout se passa sans anicroche, deux univers, qui l’espace d’un instant, se rencontraient sans se voir. C’était un beau jeudi.

Plus prosaïquement, Il reste quelques améliorations à faire pour rendre cet espace public encore plus convivial : une fontaine qui fonctionne pour la fraîcheur de son gazouillis (tweet), un éclairage plus performant qui donne du relief aux édifices et mette en valeur le portail de l’abbatiale… Il faut donner aux nuits de Moissac leur mystère et leur poésie, qui de la pierre à l’eau peuvent offrir aux noctambules estivaux des sensations diverses et renouvelées. A quelques mois des élections, et à l’aube d’un nouveau mandat, il nous faudra dessiner un double parcours : municipal et touristique, comme la signature d’une ambition reconduite et nouvelle.