Les deux Conseillers généraux ont perdu leur délégation. Décision du maire. Décision juste et nécessaire au regard des agissements des deux élus. Ceux-ci ont en effet décidé, et ils le revendiquent, de rompre le pacte majoritaire. Et pour quel objectif? Prendre en 2014 la mairie, la mettre dans le giron du Conseil général, il faut comprendre de Jean Michel Baylet. D’ailleurs les deux adjoints, ils demeurent adjoints sans délégation, n’en font pas mystère et cherchent à affoler les moissagais sur le thème : élisez nous, sinon adieu subventions départementales…
Mensonges
Le propos n’est guère républicain, pour des gens qui n’ont que le mot de république à la bouche. Et nos deux Conseillers généraux vont évidemment plus loin. Ils mentent sur les chiffres. Par exemple, le Patus, c’est leur dada, Il coûtera à la commune, répétons le, 739 000 euros. Tout le reste sera payé par l’état, la région et un peu le département. Mais les radicaux, champions de la manipulation, confondent sciemment, coût complet et part communale dans l’investissement. Même chose quand ils évoquent, dans un sous entendu douteux, les dépenses de communication. De quoi parlent-ils? Mystère, calomniez, il en restera toujours quelque chose!
En fait, le budget de la communication diminue chaque année, très fortement même, pour prendre sa part de l’effort général imposé par la crise et la baisse des aides de l’état. Mais là aussi, il faut être clair : une ville comme Moissac, si elle veut tenir son rang, dans l’agriculture comme dans le tourisme, doit se raconter, populariser ses actions et ses atouts, aider aussi les dizaines d’associations qui font la vitalité du tissus social moissagais, à faire connaître leur travail.
On le savait, les deux élus PRG ne prisent guère la culture. Ils entonnent à nouveau le couplet, « culture élitiste, culture trop chère ». Là aussi de quoi parlent-ils? Que visent-ils? Sinon draguer un électorat proche du FN dont on sait bien qu’il n’aime ni la culture, ni les étrangers. Curieuse non la proposition du candidat PRG aux municipales qui veut instaurer des quotas d’immigrés (voir dans la Dépêche du Midi, sa profession de foi)? Curieuse et nulle, car aucun maire n’a jamais été capable de la mettre en oeuvre, pas même en son temps J. Bompard à Orange.
Les comptes sont bons
Les deux PRG affirment aujourd’hui vouloir contrôler les dépenses de la mairie. Mais de qui se moquent-ils? L’un avaient la délégation aux finances, il était donc en charge du budget. Il l’a présenté chaque année en C.M., défendu et voté. Encore dernièrement. Donc de deux choses l’une : ou il était trop couard pour dire tout le mal qu’il en pensait, ou il n’avait rien vu d’inquiétant pour la bonne santé financière de la ville! La réponse est ailleurs : il s’en moquait. Le deuxième avait la délégation aux entreprises… Combien d’implantations à Moissac? La réponse est hélas cruelle. Moissac, morne plaine! On l’a compris, dans cette affaire de comptes, le PRG a choisi les règlements… de comptes.
Ils sont donc partis en campagne. On verra bientôt qu’à travers ces municipales, s’opposent deux visions de Moissac pour les années à venir. Celle, conservatrice, notariale, un brin raccornie d’un groupe qui cherche à élargir son influence loin sur sa droite, au prix de quelques spectaculaires reniements et celle d’une équipe qui ne fera pas table rase du passé, mais proposera aux Moissagais un contrat municipal ambitieux et réaliste.