Des hauts et débats

Est-ce la faute au canapé trop profond dans lequel je m’étais dès 20h30 écroulé, ou au verre de vin destiné à étancher ma soif de programmes ? En tout cas, j’ai trouvé le premier débat de la présidentielle, long et guère motivant, avec des acteurs qui ne semblaient pas au mieux de leur forme, ou qui rechignaient à y aller.

Objectivement, la soirée était longue, trop longue ! Plus de trois heures pilotées mollement par un tandem de journalistes qui étaient un peu dépassés par les événements. A tel point qu’ils ont oublié de poser les questions qui fâchent. On aurait aimé qu’ils disent au moins un mot sur les emplois fictifs puisqu’à l’évidence les candidats ne voulaient pas s’engager sur ce terrain.

Plus fort encore, au terme de cette exercice bien convenu, ils n’ont trouvé que quelques secondes à consacrer à l’Europe, à Trump, à Poutine et au reste. Comme si tout cela était accessoire ! Auraient-ils vu trop gros ? Ce qui est sûr c’est que l’émission avait été mal conçue. On ne met pas les sujets importants en fin de parcours, quand les bretteurs sont fatigués et le public sur le point de tomber dans les bras de Morphée. Qu’on veuille y rester, la changer ou la quitter, l’Europe méritait mieux que cette aumône.

Certes, le public était là. Près de 10 millions de téléspectateurs. Un téléspectateur sur deux branché sur TF1 ! C’est dire l’appétit des Français pour la chose politique. C’est dire que le ras le bol qu’on leur prête n’est peut-être pas ce qu’en disent les commentateurs ! Est-ce un message envoyé à ceux qui prédisent une abstention record ? On verra si les prochains débats suscitent le même élan de curiosité.

Que retenir de ces discours, parfois de ces face-à-face ? Marine Le Pen a réussi à tenir son rôle : candidate du peuple, toute en sourires figés, elle a répondu sans s’emporter aux attaques. Elle est même sortie de la tranchée pour tirer une salve contre Macron. Emmanuel Macron, presque trop consensuel, a le temps de cette soirée, concentré sur lui, les tirs de Hamon et Fillon. C’était attendu. Le candidat PS a peiné quelque peu à jouer sa partition, tandis que celui de LR avait remis son costume de la primaire de droite. Au final, le vainqueur est ? Personne ! Nous avons assisté à une pièce brouillonne, ne permettant pas de creuser les questions de programme. Et le verdict des sondages est tombé dans la nuit et le lendemain. Macron le plus convaincant, suivi de Le Pen et Mélenchon !

La gauche donne de la voix

Mélenchon à la République, Hamon à Bercy, une partie des peuples de gauche a le temps d’un week-end communié dans un impressionnant élan d’enthousiasme. Chacun dans son style, les deux candidats ont livré un discours beau comme de l’antique, faisant vibrer ce qu’il y a en nous d’utopie insoumise. Tous les grands ancêtres, le panthéon du progressisme, du socialisme, de la pensée des lumières furent pour l’occasion convoqués. Nous aimons ça ! Vibrer ensembles à l’évocation de Hugo, de Jaurès, de Blum, de Mitterrand, de Rocard, de Jospin et j’en passe, oubliant dans cet élan affectif que nombre de présents parmi les plus agés, avaient parfois durement combattu leurs contemporains.

Mais le temps, comme la mer sur le sable, efface des chapitres entiers de notre histoire. Momentanément en tout cas ! Car passée la fête, passé le saint et renaissent bien vite les vieilles querelles, même les plus éculées, les plus ineptes, tout justes bonnes à enflammer les forums sociaux. En fait, les querelles, les affrontements idéologiques comme on dit, n’ont jamais cessé. A preuve d’ailleurs ces deux rassemblements, ces deux projets, portés par deux ambitions qui ne parviennent même plus à se parler. Il faudrait aussi, même si cela va faire bondir dans les chaumières, parler du troisième homme, qui revendique un progressisme qui ne fait pas tâche dans la grande famille de ceux qui refusent le déterminisme social et veulent être des acteurs de l’Histoire.

Avec les débats télévisés, s’ouvre une période nouvelle dans cette campagne électorale à nulle autre comparable. On va, découvrir les tempéraments, la capacité de l’une et des autres à faire front (sans jeu de mots). Et il n’est pas besoin d’être grand devin pour imaginer qu’Emmanuel Macron sera la cible de toutes les attaques, lui qui bouscule le paysage établi et fédère droite et gauche unanimes à lui contester l’originalité, la pertinence, le progressisme de sa démarche. A cet égard, les propos de Benoit Hamon, hier à Bercy, ne manquaient pas de sel. Ironie de l’histoire, le frondeur, le meilleur adversaire de Hollande, emporté par un lyrisme imprudent dont on croyait la gauche de gouvernement guérie, nous a refait le coup du Bourget. « Mon ennemi c’est la finance » Décidément, Karl Marx avait bien raison : l’argent est un fétiche! Et pour Hamon, la finance a un parti et même un visage : Macron, celui là même dont le nom a été ovationné par le SPD de Martin Schulz!

 

Moissac: dimanche de marché

Ils sont sympas les Moissagais du marché. Indifférents, amusés, curieux aussi, mais jamais agressifs ou vindicatifs à l’égard des militants qui ce matin se faisaient concurrence place des Récollets. Et pourtant, ils étaient nombreux à aborder le chaland, à titiller le citoyen pour l’intéresser qui à Macron, qui à Hamon, qui à Albugues.

Vous avez dit Albugues? Un nouveau candidat à la présidentielle? Que nenni! Juste un candidat LR à la députation, sur la 2° circonscription!  Avec celle qui sera sa suppléante, Maïté Garrigues, adjointe à la mairie de Moissac, le jeune Conseiller départemental distribuait à qui voulait son portrait. Jean Luc Henryot, l’adjoint à la sécurité était venu leur prêter main forte. La droite moissagaise dont on a vu ce matin quelques autres élus déambuler furtivement entre les étals, est en campagne. Le cocasse dans l’affaire, c’est qu’elle a allègrement zappé une élection, le scrutin présidentiel! Il y a c’est certain, comme un malaise chez les LR locaux qui éludent comme ils peuvent la question Fillon. « Le climat national n’est pas bon, heureusement au niveau local les choses sont différentes… » Tout juste si ces élus de droite ne taillent pas un costard de plus au pauvre (?) F. Fillon. Avec de pareils soutiens, il a de quoi se faire du souci!

Benoît Hamon était aussi sur le marché. Pas lui bien sûr. Ses militants qui proposaient par tracts interposés « la construction d’un futur désirable ». A la tâche, ce matin, des socialistes bien sûr, mais aussi quelques autres qu’on ne savait pas amis du Parti de la rue de Solférino. Etrange spectacle pour qui connait son petit monde politique! Par les temps qui courent, la politique va décidément cul par dessus tête. Car au même moment, sur le même marché, en escouade serrée, on pouvait voir des militants d’En Marche! distribuer le programme Macron. Un fascicule de 32 pages que ceux qu’Internet rebute pourront compulser tout à loisir. Et parmi les Marcheurs de ce dimanche, là encore, des socialistes! Cocasse non? C’est l’heure des migrations certes, mais c’est aussi dans l’univers militant, celle des remises en question.

Je ne suis pas sûr qu’après les élections le monde politique aura changé de face, mais je crois que nous vivons une séquence inédite, inquiétante de notre vie démocratique. Prenons deux cas emblématiques. Un parti, LR,  qui se déchire autour d’un candidat, qui vainqueur incontestable d’une forte primaire, tel Janus, révèle chaque jour davantage la face obscure de sa personnalité. Un autre parti, le PS, qui au terme d’une primaire conçue pour le Président sortant, se voit représenté par un frondeur dont le programme, qui vante la participation citoyenne,  n’a jamais été discuté par les sympathisants ou les militants. Certes, ces deux situations ne doivent pas être mises sur le même plan. L’une relève de la probité et de la nécessaire exemplarité, l’autre d’un simple dysfonctionnement démocratique, qui au final concerne d’abord les encartés du parti. Néanmoins, elles jettent le trouble, elles questionnent notre démocratie, les promesses des candidats, auxquelles nombre d’électeurs ont du mal à croire. Et ils ne se privent pas de le dire sur le marché et ailleurs.

Tout cela serait après tout banal, s’il n’y avait une énigme, celle du FN. Voilà un parti  dont la candidate utilise l’argent public pour faire tourner son petit commerce, se moque comme d’une guigne des procédures judiciaires, tout en prétendant imposer dans les banlieues et dans les campagnes l’ordre républicain. Et malgré tout cela, voilà une candidate qui échappe à la critique, à la suspicion populaire et parvient à se faire passer pour le chevalier blanc. Le « tous pourris » qu’on entend quelquefois sur le marché, ne la concerne pas, ne l’égratigne pas. Elle surnage! Comme si en guise de futur désirable, l’envie de renverser la table, de faire la nique à la classe politique, était plus fort que tout, rendait soudain sourde et aveugle une partie, une bonne partie de la population. Les digues sont en train de se rompre dans bien des têtes, pendant que la gauche, du rose pâle au rouge profond, se livre avec délectation à son sport favori: la détestation mutuelle.

Les militants de ce dimanche matin, sur le marché de Moissac l’affichaient plus conviviaux. De la gauche à la droite, on se parle. « C’est pas comme à Montauban » expliquait un rescapé des campagnes électorales. Un autre, rappelé soudain à la réalité locale s’interrogeait tout à trac: « Mais où est Sylvia Pinel? ». Et c’est vrai, depuis la primaire de la »Belle alliance », on ne l’entend plus, on ne la voit plus! Est-elle encore candidate dans la deuxième circonscription? Et sous quelle casaque? Réponse peut-être mercredi  15 mars, lors du Comité directeur du PRG.

N.B.

J.M. Baylet serait sur le point de se rallier au panache d’ E Macron. L’entourage du candidat répond que chacun fait ce qu’il veut, mais qu’il ne peut y avoir ni négociations, ni accords d’appareils.

Moissac: samedi de marché

Est-ce à cause du vent fripon qui soulevait parapluies et jupons, ou de l’humidité qui tombait raide et froide sur les marchands et chalands, le fait est que ce samedi matin le marché était morose? Petit marché dira pour s’excuser la mairie. Pauvre marché lui disent depuis quelques mois les Moissagais! Même les militants, de Macron et de Mélenchon, qui très tôt battaient de la semelle place des Récollets, ont dû assez vite battre en retraite devant une telle adversité.

Mais à moins de deux mois  d’un rendez-vous majeur dans notre vie démocratique, l’élection présidentielle, les giboulées ne sont pas que climatiques. Les électeurs, à leur corps défendant, racontent leur jugement sur l’époque et ses dirigeants. Il y a ceux qui slaloment pour éviter la rencontre avec les distributeurs de tracts, qui tournent la tête de peur de croiser un sourire ou un simple regard, qui se bouchent les oreilles pour n’avoir pas à répondre, qui disent ainsi leur aversion pour la politique, peut-être aussi leur crainte d’avoir à se situer, à choisir dans une période qui avouons-le tourneboule jusqu’aux têtes les mieux faîtes.

Les plus hardis s’arrêtent quelques secondes, pour dire tout le mal qu’ils pensent de la période, des hommes politiques, des partis. Pour dire qu’ils ne voteront pas ou blanc, ou qu’ils voteront Marine, une soudaine familiarité qui au passage renseigne sur leurs sentiments à l’égard de  la dame de Montretout, D’autres qui déplorent le climat ambiant, ne veulent plus entendre parler des affaires, ont leur petite idée sur cette soudaine crise d’urticaire, et fatalistes mettent dans le même sac, élus de droite, de gauche ou d’ailleurs. Il souffle comme un vent mauvais entre les étals du marché. Là se mesure la crise démocratique, la fracture entre élites et citoyens ordinaires! On y perçoit comme une pulsion qui monte du profond des terroirs et qui s’accommoderait volontiers, comme le malade d’une purge salvatrice, d’un autoristarisme, d’un dégagisme prônés par les extrêmes.

Parfois malgré tout le dialogue se noue. Avec les plus convaincus, avec ceux qui se savent d’une famille politique et veulent en excuser les incartades, jusqu’au bout. Du coup, pour certains à droite, Fillon passerait presque pour une victime, qu’on plaint et dont on apprécie par dessus tout le programme. On admet du bout des lèvres le problème Pénélope, pour aussitôt contre-attaquer: « Pourquoi ça sort maintenant, et les autres, ils font tous ça… » Sonnés, comme le boxeur dans les cordes, les électeurs de droite tentent de se dégager, en attendant la manif du Trocadéro dont ils espèrent secrètement le salut.  A gauche, au PS, Hamon, qui n’est pas tourmenté par les affaires, a ses irréductibles. On lui passe tout, les petits arrangements avec les Verts, comme ses embarras de campagne. On revendique un vote identitaire. La famille rêve d’ « Avenir désirable ». Un point c’est tout. Agacé, un quinqua qui tire un caddie assume: « je vote Hamon, basta, au second tour, on verra bien » Comme si le risque FN,  tant de fois rabâché par les ténors socialistes, n’était plus un argument.  A ce stade, l’histoire bégaie. En 2002, on sait ce qui arriva à Lionel Jospin et à la France.

Macron n’est pas -pas encore – le plus applaudi sur le marché. Certains s’accommodent assez mal des jugements du candidat sur la colonisation. Comme une résurgence très marginale de la culture « Pieds noirs ». En revanche la hausse annoncée de la CSG  n’est pas passée inaperçue. Les retraités s’inquiètent, les plus modestes qui en dessous de 2000 euros de pension ne seraient pas concernés, doutent de la mesure. La suppression de la taxe d’habitation pour les catégories sociales les moins fortunées en laissent certains dubitatifs: « les plus pauvres sont déjà exonérés » affirme une dame qui se dit proche des idées de Mélenchon. Il y a du vrai, la mesure concerne les autres, la strate au dessus comme disent les sociologues. Au total, cela pourrait toucher 80% de la population. Observateur attentif de la situation française, un citoyen suisse, résident secondaire à La Mégère, s’interroge: « les communes vont-elles récupérer le manque à gagner? » Bonne question. Le candidat s’y est engagé.

Vers midi, un coup de vent plus fort que les autres, balaie les dernières velléités militantes, fracasse sur le sol quelques parapluies mal arrimés, disperse les chalands retardataires et sonne la fin du marché. La météo n’annonçait pas meilleur temps pour le dimanche!

 

 

Présidentielle: un choix de raison

Le Pen menace les fonctionnaires. La dame de Montretout se laisse aller. Au passage, elle se démasque. Sous les sourires adressés à la classe ouvrière et aux travailleurs en général, pointe le museau de l’extrême droite, d’un pétainisme ripoliné, d’une sorte de fascisme qui attend son heure.

Le Pen, père, fille, petite fille, c’est la même culture, la même histoire, avec juste des sensibilités différentes. Une sorte de partage des tâches ! Mais au final le même projet. Prise la main dans le pot de confiture, Marine Le Pen, comme François Fillon d’ailleurs, crie au complot, veut y voir la main du pouvoir socialiste. Pourquoi pas celle du complot judéo maçonnique, ou islamo-gauchiste ?

Il est pour le moins stupéfiant de constater que des candidats à la fonction suprême, qui pourraient demain être les garants de la loi, dont on est en droit d’attendre un minimum d’exemplarité, s’exonèrent aussi facilement de toute obligation, se déclarent intouchables. La loi et ses rigueurs, c’est fait pour les autres, les petits, les sans grade, les immigrés… Arrogance de caste, privilèges de nantis.

Emplois fictifs, sociétés écrans, surfacturations, fausses déclarations,  le FN n’y va pas avec le dos de la cuillère, persuadé que plus c’est gros et plus ça passe. Et digne héritier de l’extrême droite du siècle dernier, (les fascistes sont arrivés au pouvoir par la voie légale), il fait son beurre sur le dos de l’Europe, une des structures démocratiques qu’il voue pourtant aux gémonies.

C’est pourquoi, en avril et mai prochain, nous n’avons pas droit à l’erreur. Ni Le Pen, ni Fillon ! Au moment où l’on apprend qu’il n’y aura ni accord, ni alliance entre B. Hamon et JL. Mélenchon, il faudra faire le bon choix. Par défaut ou par adhésion, peu importe au final. Car il est trop tard pour avoir des regrets, encore moins des remords.

Et pourtant, on a le droit d’en avoir, et même de la colère. Eclatée, ravagée par de fausses querelles idéologiques, la gauche historique est déjà hors jeu, impuissante en l’état à peser sur le cours des choses. Pas une de ses composantes n’a droit aux circonstances atténuantes. Le PS dont nombre d’éminences ont inventé la Fronde républicaine, a, cinq ans durant, géré son capital d’élus, incapable de travailler sur le moindre programme, spectateur contrit des joutes au sommet de l’état. Ce parti, mon parti, a pris ou soutenu, toutes les mauvaises décisions, la première étant d’imaginer qu’un Président de la République sortant puisse participer à une primaire comme n’importe quel autre candidat à la candidature. Arrogant, il a dénoncé le départ de Macron du gouvernement, comme une trahison (ah Brutus !) au service d’une aventure personnelle. Double erreur encore ! Mais dans le même temps il a snobé les Insoumis, estimant à juste raison, qu’un bout de chemin ensemble était impossible. Mais alors, pourquoi faire semblant aujourd’hui, pourquoi ce jeu du « tu veux ou tu veux pas ? » qui décourage et fait fuir une bonne partie des sympathisants ?

Et puis, il y a les deux satellites qui se sont abimés dans un dilemme shakespearien

Le PCF, partenaire traditionnel du PS. Idéologiquement il en pince pour les Insoumis, mais le réel étant ce qu’il est, s’il veut sauver les quelques collectivités qu’il dirige, il va devoir faire ami-ami avec les socialistes. Cette situation plus qu’inconfortable n’aura échappé à personne et surtout pas aux électeurs. Les Verts qui de leur côté ont claqué la porte de l’actuelle majorité parlementaire, ont voulu jouer les francs-tireurs. Refus de participer à la primaire de la gauche dite « La Belle alliance », désignation par vote interne d’un candidat à la présidentielle, puis virage à 180%. Le candidat vert qui proclamait urbi et orbi qu’il avait toutes les raisons de porter seul le message écologique, s’en remet au sortir de quelques restaurants, au candidat socialiste, il est vrai ex frondeur. Cette soudaine conversion ne serait pas étrangère à un bon cassoulet, en l’occurrence quelques circonscriptions, permettant aux Verts, si les dieux des urnes ne leur sont pas trop défavorables, de constituer un groupe parlementaire. C’est capital, car ça fait vivre le parti !

Enfin, il y a les Insoumis et leur chef. Ils partagent un même objectif : démolir le PS, tuer politiquement les sociaux démocrates, faire « dégager » les sortants. Irréconciliable, ce populisme veut avancer, seul, mais il fait du surplace.. On mesure ainsi à quel point étaient vaines, voire pitoyables les démarches de B. Hamon qui a fini par comprendre.

Triste spectacle, terrible constat d’une gauche en miettes, qui ne se résout pas à sa mue, qui n’ a pas su gérer le temps, aller à la rencontre des citoyens, mettre les egos sous le boisseau, incapable en définitive de répondre politiquement aux évolutions de la société. Comme dit la chanson, « c’est comme ça » ! Mais, une fois passée la présidentielle, le paysage politique Français ne sera plus le même. Une douloureuse période de recomposition s’ouvrira. Très vite ! A gauche, mais aussi à droite !