L’art pour ouvrir la voie

De points d’interrogation en points d’interrogation, j’ai fait une partie du parcours artistique proposé par l’association de Gérard Cayla, par ailleurs conseiller municipal de la majorité. L’idée est intéressante et sa mise en oeuvre plutôt réussie. Les Moissagais, les touristes sont invités à cheminer dans la ville, à la rencontre d’artistes aussi divers que le peintre Benoît Noulet ou que le photographe Philippe Marchiesi. Les artistes, je ne peux pas tous les citer, ont investi des boutiques, des espaces inoccupés qu’ ils sont parvenus à habiter parfois au sens fort du terme. Cette déambulation dans Moissac a aussi un grand mérite: amener l’amateur d’art, voire le simple curieux, à découvrir la ville, à s’en approprier les coins secrets, à faire corps, ne serait-ce qu’un moment, avec elle.

Berlin, Toulouse, Paris, pour ne citer que ces trois villes là, ont depuis longtemps permis aux créateurs d’investir des friches industrielles, d’anciens entrepôts au sein desquels se sont épanouis des talents. On n’en est pas là à Moissac, mais la démarche mérite attention, d’autant qu’elle pourrait s’inscrire, pour peu qu’elle soit renouvelée, dans un projet plus ambitieux et de long terme: la reconquête du centre ville.

Noble dessein, mais pas facile à exécuter! Partout les villes moyennes souffrent, voient leur centre s’étioler au profit de grandes surfaces dans lesquelles les élus ont cru comme à une planche de salut. On ne refera pas l’histoire d’autant que les centres commerciaux, petits ou grands, ont bien des arguments à avancer. Mais la bataille des centres villes, celui de Moissac pour le coup, n’est pas forcément perdue. Aux pouvoirs publics, aux élus, de déterminer un cadre, de fixer un objectif, de prendre les dispositions règlementaires et fiscales pour encourager l’initiative privée. Au commerce de se renouveler, d’inventer une offre correspondant aux besoins de la population, permanente ou de passage, de mettre la ville en harmonie avec ses ambitions: bâtir un pôle touristique départemental et régional.

Pour y réussir, il y faudra la ruse d’un Ulysse, la force d’un Titan et peut-être même l’obstination d’un Sisyphe. Pas sûr que cette majorité en dispose! L’opposition a encore un peu de temps pour travailler le problème.

En attendant, si vous préférez découvrir Moissac la nuit, rendez-vous est donné, jeudi, 18 aout, à 20H45 au Moulin de Moissac et à 21h à l’Office de tourisme pour un                             «Noctambul’art ».

En Quercy, les Britanniques digèrent mal le Brexit

Affluence record à la mairie de Lauzerte, une petite centaine de Britanniques avait répondu samedi 30 juillet à l’invitation du PS de Tarn et Garonne.

Cette rencontre placée sous le signe de l’amitié et de la convivialité, a permis de prendre le pouls des sujets de sa majesté, résidents en France, en particulier dans ce Quercy qui à bien des égards leur est familier. FullSizeRenderC’était une première à laquelle s’était associée la mairie de Lauzerte. Valérie Rabault, patronne des socialistes tarn-et-garonnais, par ailleurs députée et rapporteur du budget à l’Assemblée nationale était de la partie, pour le plus grand bonheur d’un public avide d’explications et souvent inquiet pour son avenir.

Car nos amis britanniques aiment la France et angoissent à l’idée de devoir un jour la quitter. Nombreux sont ceux qui ont pris racine dans nos contrées, en apprécient la qualité de vie, mais aussi les avantages sociaux. Au premier rang de leurs préoccupations, la santé.  Il est en effet bien plus facile et beaucoup moins cher de se faire soigner dans l’héxagone. La baisse de la livre et les conséquences sur leur pouvoir d’achat, la baisse de l’immobilier dans nos régions, les inquiètent tout autant. Comment dans ces conditions imaginer un retour au pays? Certains envisagent dès lors de prendre la nationalité française. Mais pour l’obtenir, il faut satisfaire à certaines conditions, entre autres, parler le français. Et force est de constater que dans ce domaine, il y a beaucoup de chemin à faire. Rares en effet sont les Britanniques qui le pratiquent. Habitués à vivre entre eux, disposant de réseaux efficaces,      forts d’une langue qu’ils estiment universelle, ils n’ont pas vu l’intérêt de connaître la nôtre. Ils le regrettent aujourd’hui et nombre d’entre eux envisagent désormais une formation accélérée dans ce domaine.

Bien sûr, nous étions là aussi pour leur donner des réponses et qui sait un peu d’espoir. Valérie Rabault, dans un anglais impeccable, a dressé un état des lieux, n’omettant pas de rappeler que la sortie de l’Europe, c’est aussi pour la Grande Bretagne, la fin de Londres en tant que place financière pour l’Euro. Mais elle a surtout expliqué que la situation actuelle pouvait durer, durer longtemps. La première ministre britannique doit en effet pour mettre en route le Brexit, faire valoir l’article 50 du traité qui lie l’Europe à la Grande Bretagne. Thérèsa May peut le faire tout de suite, mais elle peut aussi décider de faire durer le plaisir et donc de prolonger le statut quo. Elle a les cartes en main et l’on peut facilement imaginer que ce sera l’objet à Bruxelles d’âpres négociations.

Il faisait chaud à Lauzerte et les rafraîchissements furent après deux heures d’échanges intenses, les bienvenus. La cour intérieure de la mairie offrit opportunément un havre reposant. L’occasion d’imaginer une suite à cette première rencontre que chacune et chacun, ce samedi, appelait de ses voeux. Il y a là, c’est certain, un sujet qui dépasse largement les relations de bon voisinage. Il touche à la culture et à l’économie. Le département aurait grand tort de s’en désintéresser.

Sauvez l’hôpital de Moissac

Signez la pétition en ligne

Il est en effet encore temps de peser sur le cours des choses, sur les décisions de la techno-structure et l’apathie des politiques. Lisez la lettre ouverte aux maires de Moissac et Castelsarrasin, elle précise par le menu comment Moissac risque de se faire dévorer par Montauban si l’on ne règle pas au moins deux questions:

  • l’avenir du service chirurgie et des services périphériques à l’hôpital de Moissac
  • la composition du Conseil médical d’établissement qui donne à Montauban le vrai pouvoir de décision dans le domaine de la répartition des compétences entre hôpitaux.

Avec le Comité de défense de l’hôpital, mobilisez-vous! Il n’est pas trop tard!

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Les grandes vacances du Conseil municipal

Moissac aurait-elle pactisé avec le diable ? Se serait-elle accoquinée avec ce gouvernement socialiste si vilipendé ? La municipalité de droite pourra-t-elle encore pleurer, toute mauvaise foi ravalée, sur ce pouvoir accusé un peu rapidement de vouloir étrangler les communes ? Le dernier congrès des maires de Tarn et Garonne, fut l’occasion pour la députée socialiste Valérie Rabault, rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, de montrer, chiffres à l’appui, que de 2012 à 2016, les communes du département, avaient bénéficié d’une hausse de 30% des subventions d’ investissement de l’Etat. Et ça continue! Le Conseil municipal de Moissac, le dernier avant l’automne, en a apporté si besoin était, l’éclatante confirmation.

Potion magique

Ainsi, ce sont près de 4 millions 140 000 euros que l’Etat pourrait offrir dans les années qui viennent à la ville de Moissac. Du jamais vu ! Ces subventions qui ne sont pas encore attribuées, précisons-le, sont un des fruits du Contrat de ville signé avec le gouvernement, qui prévoit des aides substantielles pour l’hyper–centre et le quartier du Sarlac. Elles sont aussi le résultat d’une politique nationale qui entend accompagner les projets de développement et d’amélioration du cadre de vie. Moissac est semble-t-il tombée dans la marmite !

Le tribunal

Du coup, le « Musée site » de l’Abbaye de Moissac reprend des couleurs, un projet lancé naguère par Jean Paul Nunzi, évalué aujourd’hui à plus de 4 millions d’euros à lui tout seul. Du coup, avec l’aide de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), une étude sur le logement, sur l’urbanisme et sur l’économie locale, va pouvoir être lancée, et dessiner un projet urbain pour les 10 ou 15 ans à venir. Objectif, entre autres, la rénovation du Tribunal ! Du coup, la réhabilitation de la Rue de l’inondation dont le financement n’était pas assuré, pourrait trouver avec l’Etat son bailleur de fonds. Du coup, même les religieuses vont goûter au fruit défendu. La maison du Patus, devenue maison des pèlerins, pourrait être financée à 70% par des crédits octroyés par le gouvernement. And last, but not least, la rue de Paris devrait à son tour bénéficier de la manne étatique.

Merci patron

La droite ne chante pas, pas encore, « merci patron ». Mais elle est bien obligée de reconnaître, que la période pré-électorale aidant, le gouvernement Valls sait accompagner les projets de développement. On ne va pas s’en plaindre. Si tout cela va au bout, c’est Moissac, sa population, qui en bénéficieront. Nous avons donc voté ces délibérations. Sauf une, la maison des nonnes, qui procède d’un choix idéologique dont peu de gens à Moissac ne perçoivent l’intérêt.

La foi du charbonnier

Et l’hôpital ? Tout va bien nous dit encore le maire dans une déclaration lue par sa première adjointe. Jean Michel Henryot était absent pour cause de réunion urgente. Certes, il admet avoir découvert au dernier moment l’arrivée au sein du GHT (Groupement hospitalier de territoire) des hôpitaux de Caussade, Négrepelisse et Valence d’Agen. Certes, il dit avoir émis des réserves sur les modalités de répartition des sièges au sein de la Conférence médicale d’établissement (CME) En l’état, Montauban serait totalement majoritaire. Certes, il aurait demandé la réécriture de la Convention. Et malgré tout, il se déclare confiant et serein. Foi du charbonnier ?  Il a, dit-il « des assurances ». Nous pas !

Pour y voir clair dans ce dossier bien embrouillé, nous avons demandé la tenue d’un Conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. Nous aurons juste droit à une réunion publique. Mieux que rien! Où ? Quand ? Comment ? Sa réponse ne le disait pas et son équipe était bien en peine d’en dire plus.

Vive les vacances!