On croyait Christian Astruc au bord du gouffre, on lui prédisait une session budgétaire des plus épineuses faute de majorité déclarée… et voilà que le président du Conseil Départemental de Tarn et Garonne pourrait bien déjouer tous les pronostics.
Il peut maintenant compter, si rien de fâcheux ne leur arrive entre temps, sur une quinzaine d’élus. Juste assez pour faire passer les textes. Ce nouveau groupe, dont le nom « Mobilisés pour le Tarn et Garonne »se veut tout un programme, rassemble ses propres troupes et des transfuges de la maison Barrèges. Christian Astruc a apparemment réussi quelques belles prises, comme Pierre Mardegan, le binôme de la maire de Montauban ou encore Jean Michel Henryot, le maire de Moissac. Au final, le voilà à la tête d’une majorité hétéroclite, mais fortement marquée à droite. Faut-il voir dans ce sauvetage de dernière minute, la main du maire de Castelsarrasin, Jean Philippe Besiers dont on dit qu’il est très actif en coulisse? Probablement, ainsi pourrait s’expliquer l’arrivée dans cette majorité, de son voisin et « ami », Jean Michel Henryot.
Pour Brigitte Barrèges, cela ressemble fort à une déconfiture, elle qui croyait mettre le département à sa botte. Avec son dernier carré de fidèles, elle va tenter d’incarner l’opposition de droite, intransigeante, entièrement vouée à la défense des intérêts de Montauban. Elle pourrait ainsi se retrouver sur le même rafiot que les radicaux, qui sous les ordres de Jean Michel Baylet, font bloc dans une opposition qui n’en finit pas de régler les comptes des dernières élections départementales. On dit d’ailleurs que depuis quelques temps, l’ex président, a pris langue avec celle qu’il considérait comme sa meilleure ennemie. Décidément, en politique tout peut arriver! En tout cas, en voilà deux qui ont de bonnes raisons de faire front!
Enfin restent les quatre socialistes, dont on sait qu’ils ont eu du mal à faire front commun lors du vote de la DM2 (décision modificative sur le budget) à la fin de l’année dernière. Ce qui fit bien entendu les gorges chaudes de la presse baylettiste. Ils veulent s’afficher comme l’opposition constructive, ouverte à la discussion et mettent en avant le programme du PS alors que la majorité départementale reste incapable d’en proposer un. On prête cependant l’intention à C. Astruc de vouloir augmenter les impôts. Pour faire quoi? Les élus socialistes ne sauraient s’engager aveuglément sur un tel terrain. On suivra donc avec gourmandise l’attitude des uns et des autres lors du vote du budget du département. Les Tarn et garonnais ne sont peut-être pas à l’abri de nouvelles surprises.

s une attitude, pas une décision de François Hollande qui ne soient l’objet de critiques (c’est la démocratie), de commentaires idiots (c’est l’effet mass médias) ou d’accusations aussi grotesques qu’énormes. C’est vrai pour la déchéance de la nationalité pour les terroristes condamnés par la justice française, c’est vrai des incidents de Corse, c’est encore vrai de la politique étrangère du Président… On pourrait multiplier les exemples à l’infini et pour s’en convaincre il suffit de taper sur Google le mot « Hollande » pour voir remonter des tréfonds du net des myriades de vidéos, photos et autres commentaires mal embouchés. Humour diront les esthètes de comptoir. A doses massives et répétées, cela ressemble hélas à un pilonnage en règle, à une entreprise de dénigrement systématique qui participe du rabaissement de la politique, et qui fait le lit du FN.