Ils n’ont pas voulu attendre que le Conseil municipal se prononce et ont donc décidé de démissionner de leurs fonctions d’adjoints, alors qu’il y a peu, ils prétendaient rester à leur poste pour, disaient-ils, ne pas ouvrir une crise au sein de la mairie, Voilà donc les deux conseillers généraux qui tentent une fois encore de se donner le beau rôle dans une pantalonnade qui risque de ne pas amuser très longtemps les Moissagais
Rappel des épisodes précédents. Pour bien marquer leur différence, et engager le processus de rupture avec le maire, les deux conseillers généraux tapent publiquement et à bras raccourcis sur un budget que finalement ils ont voté. La majorité des élus de Moissac s’interroge alors sur la cohérence d’une telle attitude et certains demandent leur démission, voire le retrait de leurs délégations. S’en suit dans la Dépêche, le journal officiel du Tarn et Garonne, une série de papiers, tous plus radicaux les uns que les autres, dénonçant la gestion du maire, ses choix et au final son budget. Rappelons qu’à l’époque et pendant tout le mandat, l’un deux en était officiellement en charge. Puis vint la profession de foi du candidat à la mairie de Moissac. La situation devenait ubuesque. Deux des principaux adjoints au maire s’en prenaient une nouvelle fois à lui et à sa gestion. Il a vu rouge. Il a tranché. Par arrêté, comme la loi lui en donne les pouvoirs, il a retiré aux deux Conseillers généraux leurs délégations, aux entreprises pour l’un, aux finances pour l’autre.
Fin octobre, le Conseil municipal devait se prononcer sur leur maintien dans la fonction d’adjoint. Ils ont compris un peu tard que les carottes étaient cuites et plutôt que de risquer une nouvelle défaite, ils ont préféré battre en retraite. Au moins les choses sont claires.
Il faut dire que ce début de mois est difficile pour le Château. Vendredi dernier, la majorité des Conseillers généraux a rejeté le découpage cantonal, concocté par le préfet et présenté par Jean Michel Baylet. Un vote qui sanctionne un travail bâclé et par trop favorable à la majorité radicale. Une première depuis longtemps car les occasions sont rares de voir JMB mis en minorité au Conseil général.