A l’ordre du jour du prochain conseil municipal de Moissac, le 11 septembre :
• La création d’emplois précaires
• le déménagement de la police municipale
• La révision du périmètre des transports urbains.
• plus des broutilles, des chemins qui changent de nom, le kiosque de l’uvarium, et quelques mouvements de personnels.
Les emplois précaires. On dira mieux vaut un emploi précaire que rien du tout. Certes. Mais la durée des contrats proposés a de quoi inquiéter: qui peut sérieusement croire qu’une personne compétente acceptera de tels contrats? Il faut donc craindre que les candidats n’aient pas tout à fait le profil de l’emploi, ce qui inéluctablement altérera la qualité du service. Et puis, disons le, la droite est prompte à dénoncer quand elle n’est pas aux affaires, les dépenses de personnels, exigeant une meilleure efficacité des services. Que ne le fait-elle pas? Mieux, Moissac doit être à l’aise, car le maire propose même de prêter gratuitement du personnel à la commune de Boudou. Aurions nous alors des salariés en sous emploi?
La révision du périmètre des transports. C’est le préfet qui est ici à la manoeuvre, estimant que ce dossier est du ressort de la Communauté de communes. Il a raison. Il faut que nos communes se mettent à penser et agir plus collectif, sinon à quoi servirait la Communauté sinon à ponctionner un peu plus le contribuable.
Le déménagement de la police à la Mömerie square Firmin Bouisset. La gauche avait proposé pendant la campagne électorale de mars dernier de transférer le commissariat, place des Récollets, au coeur battant de la ville. Pour qu’il soit visible, vu et efficace en cas d’intervention.
Rien de tout cela square Firmin Bouisset. Le commissariat sera une fois de plus en retrait, presque caché. Son installation va demander d’importants travaux d’aménagement pour lesquels l’Etat et le CG seront sollicités. Le hic, le double hic, c’est d’abord l’enterrement du projet de mini crèche en centre ville avec le regroupement de tous les services de la petite enfance à Sainte Blanche. Ensuite c’est croire que l’Etat est prêt à jongler avec les enveloppes: il n’est pas certain que par un coup de baguette magique, la subvention pour la création d’une crèche devienne une aide pour déménager un commissariat de police… municipale de surcroît.
A moins que tout cela ne cache d’autres arrangements qui ne sont pas mentionnés dans les délibérations soumises au vote des élus municipaux