Police: un communiqué mal inspiré

Un mot sorti de son contexte a suffi pour que le syndicat SGP police tire à boulets rouges sur le maire de Moissac. C’est bien sûr une image, qu’autorise le communiqué courroucé de cette  organisation qui devrait avoir mieux à faire que de pister les propos de Jean Paul Nunzi.

Bien entendu chacun sait que le maire et sa majorité respectent au plus haut point la police nationale. Et si certains en doutent, qu’ils soient rassurés. La situation de Moissac est pourtant singulière. La ville est dans la zone gendarmerie. Il ne sert donc à rien, comme le suggère le texte syndical, de multiplier les structures, de conduire police municipale, nationale et gendarmerie à se marcher sur les pieds. Cela crée la confusion et peut conduire à l’inefficacité.

Moissac s’est dotée d’une police municipale, dont les effectifs sont relativement conséquents, et qui va, une fois actée la nouvelle organisation, pouvoir se consacrer pleinement à la prévention et à la répression. Une chose est sûre, les gendarmes ne sont pas assez nombreux pour couvrir le territoire de leur ressort. L’état doit donc renforcer les effectifs de la brigade. S’il est vrai que Moissac semble dans  la norme nationale, 1 gendarme pour 1000 habitants, la taille du territoire que la brigade couvre, oblige à réviser ces ratios.

Le candidat PRG à la mairie de Moissac, n’ a pas abordé cette question du commissariat. Et pour cause, il connait l’inanité de cette proposition. Mais en période électorale, un bon poulet dans la feuille de chou locale ne fait pas de mal. Le PRG dispose dans ce domaine  d’un expert retraité par ailleurs élu au Conseil municipal. Il a donc laissé faire Lenfant.

Pour la tranquillité des Moissagais

Moissac renforce son dispositif policier. Un journal honnête aurait dû s’arrêter sur cette nouvelle. Elle est d’importance et témoigne de l’attention que la majorité porte aux questions de tranquillité dans une ville qui connaît depuis quelques temps une inquiétante recrudescence des cambriolages. Au lieu de cela, le quotidien de JM Baylet, s’attacha à l’écume du jour, oubliant que c’est de la vie à Moissac et de la tranquillité de nos concitoyens qu’il était question.

Passons sur les envolées plus ou moins pâteuses du désormais représentant du FN, et arrêtons nous un instant sur les autres, tous ceux qui d’habitude agitent le grelot sécuritaire et là, pris au dépourvu, chicanent jusqu’à l’écoeurement sur le bien fondé des mesures ou sur leur coût réel. La droite classique, qui feignit ne pas tout comprendre, avoir du mal à compter, qui se demanda comment dire non quand tout en elle lui disait que « ça va dans le bon sens ». Les radicaux ensuite qui au bal des faux culs politicards, ont une fois de plus décroché le pompon. L’un d’entre eux s’étouffa d’indignation parce qu’il y a dix ans ou plus, JP Nunzi avait refusé d’installer à Moissac une annexe du commissariat de Castelsarrasin. Puis le candidat déclaré à la succession du maire crut le moment venu d’agiter son programme, sidéré que la majorité osât marcher sur ses plate-bandes. Son collègue, Conseiller général, la joua encore plus « petit bras », dénonçant l’effet d’aubaine que constituerait l’embauche de deux jeunes en contrats de génération, pour suppléer les policiers municipaux dans leurs tâches administratives. A défaut de vrai débat, le public, plus nombreux qu’à l’habitude, eu droit à un festival politicard.IMG_2413

Pour la tranquillité des Moissagais
Le maire a proposé et fait adopter le dispositif suivant :

  • Le recrutement par anticipation de deux policiers. L’un au 1° décembre, l’autre au 1° janvier. Ils vont remplacer deux départs à la retraite qui seront effectifs en 2014.
  • La transformation d’un poste d’ASVP (agents de surveillance  de la voie publique) en poste de policier municipal.
  • Le recrutement de deux jeunes demandeurs d’emploi qui dans le cadre des Contrats de générations viendront après formation épauler les policiers municipaux pour permettre à ces derniers de se consacrer pleinement à leurs missions de prévention et de répression. A ce titre, il leur sera demandé d’intensifier leurs rondes, y compris la nuit. Les ASVP devront, entre autres, contrôler les vendredi et samedi soir, les caméras de surveillance, afin de pouvoir donner immédiatement l’alerte en cas de problème. Ils seront en liaison directe avec la police municipale et la gendarmerie.

Un voeu a par ailleurs été voté demandant le renforcement des effectifs de la brigade de gendarmerie de Moissac (33 gendarmes aujourd’hui) qui est en charge de 27 communes, peuplées d’environ 30 000 personnes. Il est également demandé la nomination rapide d’un officier à la tête de la brigade, ainsi que la mise en place de rondes urbaines.

Moissac soutient les chasselatiers

Le chasselas, une des productions emblématiques de Moissac connaît d’énormes difficultés. Après un printemps calamiteux, le raisin, vendangé très tard est de qualité moyenne. Fragile, il se conservera mal et pourtant il remplit les frigos de la zone d’appellation. Cette mauvaise saison va affecter toute la filière, et donc suppose une réaction à la hauteur des enjeux économiques. C’est pourquoi, en dépit de minables manoeuvres politiciennes de certains représentants des producteurs, il est apparu nécessaire, au maire de Moissac, Jean Paul Nunzi,  d’appeler à faFête des fruitsire bloc autour des chasselatiers.

Lors du dernier Conseil municipal, la majorité a émis un voeu, voté par l’ensemble des élus encore présents :
« …Les difficultés des chasselatiers ont des conséquences néfastes sur l’économie locale… Le maire et le Conseil municipal feront tout ce qui est en leur pouvoir pour aider cette profession et demandent aux pouvoirs publics, à l’Etat, mais aussi au Conseil général et au Conseil régional de prendre toutes les dispositions susceptibles de les sortir de cette mauvaise passe »
Ce voeu a été transmis à tous les maires de la zone d’appellation pour qu’ils s’y associent.
A noter et c’est curieux que Claude Gauthier, qui n’avait pas cru devoir alerter Jean Paul Nunzi, sur la situation de sa profession, a quitté la séance et ne s’est donc pas associé à cette démarche, suivi en cela par Gilles Benech et Patrice Charles, le nouveau porte-drapeau du FN à Moissac.

Moissac et la presse

La nouvelle vient du Conseil constitutionnel. Désormais les collectivités locales vont pouvoir engager des poursuites contre les médias quand elles s’estiment diffamées ou injuriées. Moissac qui subit depuis des mois un pilonnage médiatique professionnellement condamnable et politiquement imbécile va trouver dans cette décision son lot de consolation et une arme dont la mairie pourrait si nécessaire se servir. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé contraire à la Constitution les dispositions de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 qui interdisaient aux collectivités locales de se retourner contre les journaux.

Tranquillité et vivre ensemble à Moissac

Les statistiques sont têtues, mais les faits peuvent être cruels. Oui la délinquance, foi de gendarmes, baisse… pour ce qui concerne les agressions sur les personnes, et aussi dans le domaine des escroqueries. Mais les cambriolages augmentent, fortement, et Moissac qui vient de connaître une série noire, s’interroge et s’inquiète.
Il faut rassurer les Moissagais, leur dire qu’ils peuvent vivre tranquilles dans leur ville, dormir tranquilles dans leur ville. Mais pour cela, il faut prendre les mesures nécessaires pour empêcher ces intrusions, dans les boutiques, dans les appartements, intrusions que certains vivent presque comme un viol.
Nous avons dans la zone de Moissac 33 gendarmes pour 27 communes représentant 30000 habitants. A peine un gendarme par commune… Autant dire que certains jours il n’y a personne. Et que les demandes réitérées du maire pour une augmentation des effectifs de la brigade sont toujours restées lettre morte.
Nous avons sur Moissac 11 policiers municipaux, qui font à peu près tout : des rondes, la gestion des marchés, les sorties d’école, la chasse aux animaux errants et même le portage de courriers. Leurs journées ne sont pas extensibles, et il leur est difficile d’être partout et tout le temps.
La première urgence, c’est de les recentrer sur leur coeur de métier, les rendre disponibles pour faire des rondes, y compris tard le soir, pour faire de l’îlotage, pour repérer les trafics; bref il faut leur demander d’être des policiers à part entière au sein d’un dispositif global de sécurité qu’il convient peut être de repenser.
La deuxième urgence, c’est de renforcer les effectifs. dans la limite des moyens de la commune bien sûr. Mais on voit bien qu’aujourd’hui, devant la montée de la misère et l’arrivée de populations toujours plus dé-socialisées, on ne peut se contenter de demi mesures.
La troisième urgence, elle est préventive. En amont, avant que n’éclatent les problèmes. Il faut renforcer l’accompagnement social, mieux organiser les aides, mieux encadrer les groupes, et les familles en déshérence. Mais il faut aussi mobiliser toutes celles et tous ceux qui ont un brin d’influence, un peu d’autorité morale auprès de ces populations. Il faut encore combattre, par tous les moyens, ce qu’il est convenu d’appeler les incivilités, ne rien admettre, ne rien excuser. Le vivre ensemble commence par ça!
Il y a à l’évidence une délinquance moissagaise, cantonale disons, une petite délinquance pour le moins. Mais il y a aussi une délinquance en bandes organisées, qui peut frapper à Montauban, voire à Toulouse et qui peut localement recruter, supplétifs et chefs d’équipes.
C’est pourquoi, il faut que la gendarmerie investisse plus fortement la zone urbaine et péri-urbaine. La campagne peut parfois être un terrain de chasse pour les délinquants, elle est rarement leur lieu de résidence. Petits malfrats, et autres monte-en-l’air savent bien qu’on s’y fait vite repérer.
La question de la tranquillité des habitants, de tous les habitants, la question de la sécurité ne sont pas des questions anodines. L’état doit protection à tous les citoyens, les collectivités territoriales sont appelées à lui prêter main forte. Mais au final, ces questions sont l’affaire de tous, préalable en ces temps de crise, à une solidarité nécessaire, à un vivre ensemble sur lequel les Républicains ne sauraient transiger.