Trois questions à J.P. Nunzi

IMG_2452Pourquoi te représentes-tu ?

J’avais l’intention d’arrêter, mes proches le savent. Non par lassitude parce que j’ai encore beaucoup de projets pour notre ville mais parce que je pensais que les Moissagais pouvaient souhaiter le changement. Je me représente parce que des élus proches de moi ne peuvent pas, dans la période, interrompre même une partie de leur activité professionnelle pour prendre la suite.

Je me représente parce que mes amis me l’ont demandé avec beaucoup d’insistance. Ils ont même constitué un comité de soutien qui a déjà, en quelques jours, rassemblé plusieurs centaines de Moissagais, pour me convaincre d’être candidat à nouveau.

Par ailleurs, ils constatent, comme moi la médiocrité ou la démagogie des propositions qui sont faites en ce début de campagne en particulier par le candidat PRG du clan Baylet qui bénéficie de la Dépêche du Midi comme journal électoral.

Mes amis considèrent que j’ai, que nous avons, eux et moi, des idées, des propositions beaucoup plus pertinentes et originales pour Moissac que celles qu’on entend.

N’est-ce pas le mandat de trop ?

Le mandat de trop pour moi c’est quand on est candidat et qu’on a plus rien à proposer sinon à durer. Certains élus ont fait un ou deux mandats à la mairie ou dans d’autres collectivités mais franchement c’est déjà un ou deux de trop parce qu’ils n’ont rien fait, rien dit, rien critiqué, rien proposé.

Cela dit les moissagais décideront, s’ils veulent, dans la période difficile que nous vivons, une équipe avec des hommes et des femmes expérimentés, honnêtes, proches des gens, qui ont un bilan à présenter  et que les Moissagais peuvent reconnaitre comme très positif pour Moissac et des projets pour assurer l’avenir de notre ville.

Ta liste est-elle partisane ?

Ma liste s’intitule « Libres et Ensemble pour Moissac ». Tout est dit. Libre, je le suis depuis longtemps. Aucun parti ne me dicte ce que je dois faire ou penser.  J’aurais, c’est peut être immodeste, même tendance à penser que je pourrais leur donner des pistes* à suivre plutôt que l’inverse. De plus, depuis toujours, mon seul intérêt a été celui de ma ville et non des intérêts de clan, de boutique politicienne comme je le vois autour de moi (et comme les Moissagais peuvent le voir).

Les hommes et les femmes de ma liste sont et seront des citoyens libres, quelles que soient leur sensibilités philosophiques ou politiques. Ce qui m’intéresse ce sont les propositions, les solutions, les engagements qu’ils peuvent avoir pour Moissac.

Européennes : la claque au PRG

Et d’abord à Jean Michel Baylet! Les militants socialistes de tout le Sud Ouest, de Bordeaux, à Toulouse, de Cahors à Tarbes, ont dit non et de la plus belle des manières,  aux petits arrangements entre appareils parisiens. Non à une liste conduite par le PRG inconnu.

Du coup, le PS, comme le PRG vont revoir leur copie. Pour les socialistes des fédérations du Sud Ouest, le choix du PRG inconnu comme tête de liste est juste inconcevable. Jean Michel Baylet est parait-il entré dans une colère homérique, menaçant la majorité gouvernementale de faire dissidence et en appelant au Président de la république lui-même. Décidément le PRG version Baylet a du mal avec la démocratie. Il l’a déjà démontré à Moissac où après avoir rompu le pacte majoritaire, il fait maintenant pressions et chantages sur toutes celles et tous ceux qu’il croit pouvoir déstabiliser.

Mais ne cherchez pas dans son journal trace de ce glorieux épisode. Il n’y est pas. Lisez plutôt les vrais journaux, voire ce blog qui se pique de donner une information citoyenne et honnête.

La politique a ses raisons que la raison ignore

Le PRG sera tête de liste dans le Sud ouest aux élections européennes. Et les socialistes n’ont qu’à bien se tenir, se ranger sans piper mot derrière une noble figure radicale, dont à cette heure on ne connait rien, même pas le nom. Et pourtant, les militants socialistes vont devoir se prononcer cette semaine sur cette candidature. Autant dire que Solférino ne leur demande pas de donner un avis, de manifester une opinion divergente. Il est demandé aux socialistes de faire semblant, de faire comme si c’était un vrai vote, avec un vrai choix. Ubu, Brejnev, Amin Dada ont fait école!

On peut en prendre le parti d’en rire. On peut même, foi du charbonnier,  trouver quelques raisons à cette opération. Les militants ont avalé d’autres couleuvres dans leur vie. Mais ici en Tarn et Garonne, ce choix est un véritable coup de poignard dans le dos du PS. On avait bien compris que Jean Michel Baylet avait su imposer ses vues en matière de découpage cantonal. Voilà que le PS lui donne un nouveau gage, croyant ainsi acheter sa solidarité au sein de la majorité présidentielle. Nous savons dans ce département comment se comportent les hommes de JMB, nous savons qu’ils sont passés maîtres dans le chantage, nous savons donc ce que valent leurs promesses et leurs engagements.

Quant au nom de la tête de liste… qui est une femme… mystère…Serait-elle une future ex ministre à qui il faut par avance  donner un lot de consolation?

L’intercommunalité est un combat

Le maire de Castelsarrasin persiste et signe. Pas d’intercommunalité avec Moissac et encore moins dans le cadre élargi fixé par le préfet. Pas content du tout Bernard Dagen, voilà qu’il fait voter une délibération l’autorisant à attaquer devant le tribunal administratif l’arrêté préfectoral. Si la démarche a peu de chances d’aboutir, elle risque fort, n’en était-ce pas le but,  de paralyser pour un bon moment encore cette intercommunalité née sous le mauvais signe, affligée d’un parrain bien mal disposé, sacrifiée aux intérêts de Jean Michel Baylet.

Mais peut-on quand tout vacille autour de nous, quand partout chacun cherche à rassembler ses forces, se payer le luxe de l’isolement, proclamer qu’en dehors de Castelsarrasin point de salut? Attitude totalement irresponsable, suicidaire à terme, dictée par l’apparente bonne santé du commerce Castelsarrasinois, si ce n’est par une aversion de plus en plus patente pour Moissac et sa population. Il est cependant de première importance de rappeler que premièrement, la situation économique est incertaine, que faute de pouvoir d’achat des franges entières de nos populations peuvent être amenées à arbitrer dans leurs dépenses; que deuxièmement les Moissagais font eux aussi vivre en partie  la zone commerciale de Castelsarrasin, prouvant s’il en était besoin, que les deux communes ont sort lié.

Dès lors, il faudra bien que Moissac et Castelsarrasin se mettent  autour de la table des négociations, pour fixer les règles d’une intercommunalité renouvelée, élargie, ouverte aux communes du bassin de vie. Il s’agit en fait de constituer à l’ouest du département un pôle d’équilibre, capable de contre-balancer la puissance montalbanaise, un pôle susceptible d’attirer entrepreneurs et commerçants. Mais pour cela, il faudra repenser la place de chacun des partenaires, grands ou petits, faire jouer les solidarités territoriales, et accepter cette idée simple : ensemble nous avons tout à gagner, seuls nous sommes condamnés au déclin. Les citoyens de Castelsarrasin et de Moissac l’ont compris depuis longtemps. Il doivent en mars prochain se donner les moyens d’imposer cette vision, en choisissant celles et ceux qui ont décidé de faire de l’intercommunalité leur combat. Celles et ceux qui savent que l’avenir de nos populations et de leurs territoires ne peut se construire à l’ombre de son arbre ou de son clocher!

Moissac : la majorité change de braquet

Le Comité de soutien à Jean Paul Nunzi et à son équipe, a fait sa première apparition électorale sur le marché de Moissac. Absents jusque là des tréteaux, entièrement occupés à gérer seuls la mairie, les élus de la majorité sortante, amputée des quelques radicaux qui rêvent d’offrir Moissac à JM Baylet, en appellent à la population. Pour qu’elle disent clairement son rejet du système politique Tarn et Garonnais, pour qu’elle appuie le travail et la démarche entrepris par les élus de gauche de Moissac, pour élargir aussi la base de ce projet citoyen. Il s’agit en effet pour le scrutin de 2014, d’associer dans un nouvel élan, toutes celles et tous ceux qui peuvent faire progresser Moissac, lui permettre d’échapper aux conséquences de la crise, lui donner les moyens de son développement.

L’accueil sur le marché fut bon. Nombre de Moissagais ont dit leur crainte de voir le FN s’installer fortement dans le paysage politique local, comme ils ont manifesté leur rejet de la politique des radicaux,  de leur boulimie électorale, et de cette hargne qu’ils mettent à vouloir  prendre Moissac. Samedi et dimanche, beaucoup de Moissagais ont dit leur espoir que le maire sortant et une équipe profondément renouvelée, soient en capacité de faire échec à cette entreprise.  Et prennent toutes les dispositions pour donner un nouvel élan à la ville.