Le CCAS de Moissac (Centre communal d’action sociale) est bien géré. Contrairement aux allégations du candidat UMP, il n’est pas en déficit, malgré les rigueurs de la période. Le candidat de droite confond (sciemment?) la subvention de la mairie et le résultat d’exploitation du CCAS.
S’il est vrai que l’aide à domicile lui a coûté plus cher en 2013, l’exercice budgétaire reste largement positif. (Pour information, le coût horaire de l’aide à domicile est de 19,30 euros. Le remboursement APA (département) de 17, 85 euros, tout ça pour 500 bénéficiaires et 85 repas livrés quotidiennement) Et oui, la solidarité, notamment avec les plus âgés, a un prix! Mais il ne faut pas confondre un poste budgétaire et le solde général qui, répétons le, est positif.
La ville de Moissac verse au CCAS une subvention de 540 000 euros qui sert à financer, par exemple, le Foyer Achon (3% de l’enveloppe), le Multi accueil (27%) ou encore l’aide à domicile (10%). Le budget global du CCAS est de 2 400000 euros. Les recettes proviennent pour 57% des prestations effectuées et pour 43% de subventions (CAF, MSA, Mairie de Moissac) En fait, quand on rassemble toutes ses interventions, le CCAS consacre 10% de ses ressources communales aux personnes âgées et 37% à la petite enfance.
Les CCAS, qu’es aquo?
Les CCAS (centre communaux d’action sociale) ont été créés en 1953, héritiers des anciens bureaux de bienfaisance. Ce sont des EPA, des organismes publics à caractère administratif qui bénéficient d’une autonomie de gestion. Ils sont dirigés par un Conseil d’administration avec à sa tête un président qui est le maire de la commune. Ils disposent d’un budget autonome, avec pour ressources, les dons et legs les remboursements du département consécutifs aux tâches d’instruction des dossiers et la subvention communale.
Les CCAS ont pour mission d’aider et soutenir les plus défavorisés. Ils interviennent dans trois domaines :
- l’aide sociale légale qui, de par la loi, est leur seule attribution obligatoire.
- l’aide sociale facultative et l’action sociale, matières pour lesquelles ils disposent d’une grande liberté d’intervention et pour lesquelles ils mettent en œuvre la politique sociale déterminée par les élus locaux.
- l’animation des activités sociales.

