Calendrier électoral

Le calendrier électoral prend forme. Les élections départementales (et oui Hollande l’a promis à Baylet) pourraient avoir lieu en mars 2015. Les élections régionales étant fixées à décembre 2015.
Si ce scénario était confirmé, mais la source est bonne, on voit mal ce qui restera de la réforme territoriale, mis à part peut-être l’apparition de régions plus grandes.
Mais d’ores et déjà on imagine l’empilement de structures : Conseils généraux maintenus, conseils régionaux élargis (nouvelles régions), métropoles… Le risque est grand qu’à ce jeu là au lieu de simplifier on complexifie. Au lieu de rendre les entités plus efficaces, on les alourdisse, les paralyse. Au lieu de réduire le nombre des personnels politiques et des administrations, on les boursoufle un peu plus plus encore.

Moissac sur la toile

Moissac sur Facebook. C’est semble-t-il le projet de la majorité municipale qui veut par la même occasion donner plus de visibilité à notre ville. On ne peut qu’approuver. Moissac a besoin de se faire connaître et tout ce qui aide à établir sa réputation, est bon à prendre. Mais on ne peut s’empêcher de souligner au passage, que cette majorité, ainsi que quelques autres n’étaient pas la dernière à critiquer pendant la campagne, les dépenses de communication de la ville. Gérer sérieusement la communauté sur Facebook prend du temps. Logiquement cela devrait conduire le maire à renforcer le service communication.
Mais il ne faudra pas s’en arrêter là. Si l’on veut faire de la Communauté de communes, autre chose qu’une coquille vide, si l’on veut en faire un outil de développement du territoire, il faudra bien s’en donner les moyens et là aussi investir dans les moyens de communication modernes. Internet, réseaux sociaux pour faire connaître cet espace et attirer vers lui de nouveaux entrepreneurs. Six mois après les élections, c’est toute une politique qui est à mettre en place!

Basta

La Rochelle. La ministre C. Taubira fait son numéro. Cette provoc. de cours de récréation a quelque chose d’insupportable. A ce jeu là, ils vont réussir à discréditer la gauche, et en particulier le PS pour longtemps. C’est peut-être le but!

En finir avec la « radis politique »

Valls2. Au niveau des symboles, ce gouvernement ne pouvait pas afficher mieux. Et d’une certaine manière, Hollande pourrait entrer dans l’histoire, comme celui qui après deux ans d’atermoiements idéologiques, ose enfin s’assumer dans ce qu’il est certainement : un réformateur social démocrate pur jus. Voilà un président convaincu que la société française est dans une impasse tragique dont elle ne parvient pas à sortir. Et dans laquelle les politiques, de droite comme de gauche, l’ont enfoncée, par renoncement, par refus de voir le monde tel qu’il est, remettant toujours à plus tard, les adaptations, les réformes, les décisions impopulaires. Forcément impopulaires! Voilà un président qui, volens nolens, va peut-être s’atteler à la tâche, bravant l’impopularité, conscient que c’est maintenant ou jamais. Le changement…!
Chacun sait bien que trop de verrous, économiques, sociaux, culturels, empêchent la France de tenir son rang dans la mondialisation. Chacun sait bien que cette mondialisation, parfois si justement décriée, est un incontournable du moment, de la séquence historique que nous vivons.Trotsky croyait dur comme fer que la révolution serait mondiale et permanente, faute de quoi, elle s’abimerait dans les pires errements. Ce fut le cas. L’effondrement du bloc soviétique a laissé le champ libre au capitalisme. Le mythe révolutionnaire est pour un moment (un long moment?) relégué aux enfers de l’histoire. Le capitalisme qui est lui en mue permanente s’est mondialisé, bien loin aujourd’hui de celui que Marx décrivait. A tel point que nulle part dans le monde, il n’est aujourd’hui véritablement remis en cause. Certes, il n’a pas apporté partout prospérité et bonheur, mais même dans sa brutalité la plus abjecte, il tolère, encourage l’espoir. La société de consommation, la Chine est un cas d’école, est le nouveau graal de l’humanité. Ceux qui n’y sont pas entrés, en rêvent, ceux qui y sont n’imaginent pas y renoncer. A preuve, les régimes théocratiques les plus obtus, qui prônent un retour à des textes aussi abscons que rétrogrades , se gardent bien de remettre en cause l’ordre économique actuel, la toute puissance de la marchandise.
Mais la gauche française dans ses composantes les plus radicales a du mal à admettre cette évidence, à faire son deuil d’une culture de rupture qui imprégne profondément les couches populaires et les intellectuels français. Alors, certaines de ces factions se réfugient dans le discours, dans les postures, dans les incantations, voire dans les textes sacrés et quand d’aventure elles approchent les réalités du pouvoir, elles s’y brûlent. Et se sauvent à toutes jambes criant à la vertu outragée, aux idéaux trahis.
Tout cela participe en fait d’une vaste mystification, dans laquelle le parti socialiste a sa part, sa lourde part de responsabilité. Pourquoi, chaque fois qu’il accède au pouvoir, le PS donne-t-il le sentiment de « trahir » le peuple de gauche? Un historien du parti, donne à cette question une réponse lapidaire : parce que les programmes électoraux, présidentiels ou autres, sont inapplicables, juste conçus pour gagner les suffrages. Le problème n’est donc pas moral (« il a trahi »). Il est politique, il concerne la lecture que la gauche fait de la société contemporaine, il concerne le projet et le discours qui l’habille.
Et là encore, F Hollande se distingue. Chacun a en mémoire le discours du Bourget, contre la finance, « son seul ennemi ». Une charge tellement appuyée contre les dérives du capitalisme, que d’aucuns ont cru le candidat converti aux thèses altermondialistes. On a vite compris que ce n’était qu’effets de manches, propos de tribune. Mais le mal était fait. On connait la suite : la gauche de la gauche qui entre en opposition, les Verts qui quittent le gouvernement et maintenant les frondeurs socialistes qui montent au créneau.
F Hollande vient de crever l’abcès. Mais il n’est pas dit que l’agitation s’apaise comme par miracle. Il n’est pas dit non plus que ses choix économiques portent rapidement leurs fruits, s’ils doivent un jour les porter, d’autant que le pays a besoin d’inscrire ses décisions dans une démarche partagée au sein de l’Europe. On n’en est pas encore là. Mais il a envoyé un message très clair à son parti, à ses militants. Il faut en finir avec la radis politique: rouge dehors, rouge pendant la campagne et blanche dedans, blanche quand ils sont aux affaires.Le PS va devoir se mettre en cohérence avec lui-même, et avec la société. Le prochain congrès du parti devra de ce point de vue mettre définitivement les pendules à l’heure, faute de quoi il se délitera dans des querelles d’égo masqués et désespérera définitivement le peuple de gauche. Le plus tôt sera donc le mieux!

Pas de PS aux sénatoriales

Il ne devrait pas y avoir de candidat socialiste, dissident ou pas, aux prochaines sénatoriales, le 28 septembre en Tarn et Garonne. Ainsi en ont décidé les militants.(voir article précédent)
Pourtant en Tarn et Garonne, les raisons de la colère demeurent, avivées encore par les décisions de l’exécutif et l’attitude de la direction nationale du PS.
Les militants socialistes du Tarn et Garonne s’insurgent contre l’absence de démocratie au sein du parti, mais aussi contre le « système Baylet » et le chantage qu’il exerce sur la majorité présidentielle.
Le Président du PRG a parait-il obtenu le maintien des départements ruraux dans la réforme territoriale! Cela pourrait être cependant une victoire sans lendemains, un engagement sans frais de F. Hollande. Un de plus? Le Conseil constitutionnel validera-t-il en effet un dispositif qui instaure une inégalité de traitement entre les départements?
En ces jours troublés, qui sèment le doute jusque dans les esprits les mieux disposés, un constat s’impose : la politique est affaire de rapports de forces. Il n’est pas dans ce département favorable aux socialistes. Il reste à construire.