La communauté de communes Castelsarrasin-Moissac, qui compte aussi les communes de Montesquieu, Lizac, Boudou et Durfort et qui n’a toujours pas de nom malgré les assurances de son exécutif, embauche. Trois fonctionnaires territoriaux seront prochainement recrutés : une secrétaire (pourquoi pas « un »?), un spécialiste des marchés publics et une personne en charge des ressources humaines. Il est vrai que 28 personnes travaillent déjà pour cette structure, dont les compétences vont s’élargir et qui aura donc des besoins. Au dire de son président, Bernard Darguy, ils seront comblés par une mutualisation accrue des personnels de Moissac et de Castelssarasin.
Par ailleurs, la maison de l’intercommunalité prend forme. Elle devrait même être achevée début décembre. Elle sera inaugurée avant les fêtes de fin d’année, en présence des personnels.
A l’ordre du jour de la réunion du Conseil communautaire du 20 octobre: l’adoption du règlement intérieur pour lequel la majorité n’a accepté aucun amendement, aussi minimes soient-ils, ce qui interroge sur son esprit d’ouverture. Et comme la réforme territoriale n’est pas encore passée par nos contrées, il a été décidé d’envoyer au Syndicat mixte des trois provinces, 8 représentants. Ce syndicat, le saviez-vous, élabore le SCOT, le Schéma de cohérence territoriale.(*)
On empile, on empile, on empile! A tel point qu’on trouve toujours les mêmes dans des rôles à peine différents.
(*) »Le syndicat mixte des Trois-Provinces Languedoc-Quercy-Gascogne a pour objet de constituer une organisation territoriale d’élaboration et de mise en œuvre d’une stratégie commune de développement durable. Il a pour but d’assurer la cohérence et les complémentarités des projets et des politiques territoriales, en renforçant notamment la coopération entre les acteurs publics et privés du territoire. Voilà pourquoi il est maître d’ouvrage du Scot ». Sans commentaire!
Auteur : ACE
Le sabre de bois du PRG
Les Radicaux ne quitteront pas le gouvernement. ils ont, disent-ils, obtenu ce qu’ils voulaient. Officiellement, pour leur laisser une porte de sortie Manuel Valls n’a fait aucun commentaire. Rien en vérité. Le maintien des départements ruraux était réglé depuis longtemps et le reste n’est qu’un habillage pour permettre à JMB de ne pas sortir à poil de la séquence qu’il a lui même ouverte.
On se souvient : l’échec au sénatoriales, sa première défaite dans un scrutin qui à priori lui était favorable! Et sa grosse colère qui n’est toujours pas retombée. Colère contre les socialistes qui seraient les artisans de sa déconvenue. A ce stade, ce n’est plus de l’analyse, c’est de la cécité!
Pour montrer ses muscles et son pouvoir de nuisance, JMB refait à Valls le coup du chantage, un coup gagnant la dernière fois. Mais cette fois, c’était la fois de trop. Au sein de son propre parti, de nombreuses voix se sont élevées, et non des moindres, pour dénoncer la méthode et annoncer par avance qu’il n’était pas question de quitter le gouvernement. Pour aller où d’ailleurs?
Les Radicaux resteront donc au gouvernement. Dans la majorité parlementaire, c’est moins sûr. On peut parier qu’ils auront à coeur, à telle ou telle occasion, de faire entendre leur dissidence. Mais, JMB ne pourra plus mener la fronde au Sénat. En fait, cette séquence raconte sa perte d’influence, auprès du gouvernement et de F. Hollande, mais surtout au sein de son parti. En quelques semaines, JMB semble avoir perdu la main. Ce qui rend d’autant plus périlleuse pour lui la séquence politique qui s’ouvre. Avec les départementales de mars 2015, il court le risque de perdre son dernier bastion d’importance, le Conseil général de Tarn et Garonne.
Moissac : qui sera candidat aux élections départementales? 2
Qui sera candidat aux départementales de mars prochain à Moissac? Aujourd’hui le jeu est ouvert comme disent les amateurs de rugby. On peut cependant risquer quelques hypothèses que la rumeur, les confidences savamment distillées nous autorisent à émettre. A droite, l’UMP qui se sent le vent en poupe aura à coeur de transformer sa victoire des municipales. Jean Luc Henryot, le fils du maire et par ailleurs adjoint en charge de la sécurité, affiche déjà ses ambitions. Ce n’est pas nouveau, il fut naguère candidat. Le Front national qui tente lui aussi de prendre le vent, sera à n’en pas douter candidat. Son leader, Patrice Charles, devrait payer une fois de plus de sa personne. Ave l’espoir de faire mieux qu’aux municipales.
A gauche, il devrait y avoir du monde, au premier tour tout au moins. Le Parti de Gauche qui rejette en bloc la politique du gouvernement et celle de la gauche moissagaise, toutes étiquettes confondues, pourrait bien faire un tour de piste. Et puis il y a le PRG, pour qui l’enjeu est de taille. La perte de quelques cantons, dont celui de Moissac, qui n’en fait plus qu’un (*) pourrait lui être fatale. C’est dans ces cantons là que risque de se jouer le sort du président Baylet. C’est pour cette raison, et peut-être pour quelques autres plus personnelles, que Pierre Guillamat devrait jeter l’éponge et se consacrer à sa chère étude. C’est donc Guy Michel Empociello, le sénéchal de la maison Baylet qui devrait s’y coller, une fois de plus. Mais conseiller sortant, il n’incarne pas vraiment le renouvellement. Il est aussi celui qui a introduit le ver dans la gauche moissagaise, avec les conséquences que l’on sait. Du coup, les socialistes, les divers gauche, les écologistes pourraient bien récuser ce compagnonnage et donc faire bande à part. Franck Bousquet est sur les rangs.
De son coté, la Fédération du PS a décidé de rencontrer ses traditionnels partenaires de gauche, histoire de trouver un accord électoral, canton par canton. Une perspective inenvisageable à Moissac où les plaies sont loin d’être refermées.
*Le canton de Moissac : Moissac, Lizac, Montesquieu.
Les miasmes d’après sénatoriales
Bon, les chiens sont lâchés. la Dépêche titre sur une affaire de corruption qui concernerait le sénateur Collin. Yvon Collin, vous savez, celui qui a battu JM Baylet, son ancien ami et compagnon de PRG. Prolixe tout à coup, le quotidien donne des détails, cite des noms, évoque même les loges maçonniques, nous ouvre les portes d’un monde où les petits arrangements entre amis (PRG) seraient monnaie courante. Est-ce possible?
A ce stade, difficile de se prononcer, de dire qui dit vrai des accusateurs (de l’accusateur) et du sénateur qui dément tout en bloc « la tête sur le billot ». Ce qui est sûr, c’est que cette affaire sort opportunément, quelques jours après que JM Baylet a perdu son fauteuil au Palais du Luxembourg. On sait qu’il a la défaite amère et qu’il ne cache pas son intention de régler des comptes. Avec ses anciens amis, avec les socialistes aussi. il n’hésite pas à se répandre contre Valérie Rabault, la secrétaire fédérale du PS qu’il rend responsable de tous ses maux. L’homme ne serait plus que bruits et fureurs, jusqu’à menacer ces jours derniers de quitter le gouvernement. Mais à fâcher tout le monde, le président du Conseil général pourrait bien connaître d’autres déconvenues. La droite a aujourd’hui le vent en poupe. Elle s’apprête à donner l’assaut au Château et du coup à devenir hégémonique dans le département. La gauche n’a plus beaucoup de temps pour se ressaisir et construire, y compris avec le PRG, une alternative crédible au système Baylet.
Régions : le big bang de Valls
La réforme régionale est la « mère des réformes ». Manuel Valls, le premier ministre l’a dit à Toulouse, en clôture des travaux de l’Association des régions de France, reprenant en cela un mot de son président, Alain Rousset, par ailleurs à la tête de la région Aquitaine.
Le premier ministre a confirmé le re-découpage à 13 régions, tout en concédant des discussions encore possibles. Le calendrier est désormais clair : présentation devant le Sénat, le 28 octobre du texte sur la réforme régionale, et vote du parlement en janvier-février.
Mais au delà du re-découpage, le premier ministre, qui a entendu les messages des élus régionaux réunis depuis deux jours au Centre des Congrès de Toulouse, a fait quelques annonces lourdes de conséquences.
Les régions disposeront de la compétence économique exclusive. C’est très important. C’est dire, comme le souhaitait fortement Alain Rousset, qu’elles seront le seul interlocuteur des entreprises et qu’elles porteront les politiques de développement. Pour leur faciliter la tâche, elles pourront disposer de ressources spécifiques, avec la mise en place d’une fiscalité économique identifiée. Par ailleurs, si l’état n’entend pas doter chaque région à l’identique, il versera une dotation globale afin que soient mises en place des politiques régionales en cohérence avec la politique nationale. En clair, l’état veut mettre de l’ordre dans ses interventions. Pour autant, les Contrats de plan ne seront pas remis en cause. ce sont quelques 12 milliards d’euros qui tomberont grâce à ce dispositif dans l’escarcelle des régions. Et pour mieux coordonner l’action des régions, mais aussi des autres collectivités territoriales avec celle de l’état, Manuel Valls propose une rencontre annuelle, en septembre. D’ores et déjà, dans le domaine de l’innovation, deux à trois expérimentations bénéficieront de l’aide de l’état qui a bien compris tout l’enjeu de la recherche et de la formation à l’échelle des territoires. La formation, l’apprentissage, deux terrains de jeu sur lesquels les régions excellent et revendiquent là aussi le droit à l’innovation. Message entendu par le premier ministre. Enfin cette autre annonce, très importante pour les régions rurales, les aides à l’agriculture qui devraient prendre effet dès janvier 2015.
Une fois éteints les feux du Congrès, certains grands élus ne cachaient pas leur satisfaction, peut-être un peu inquiets du big bang en chantier, mais séduits par les annonces de Manuel Valls. Comme Alain Rousset qui a fait valider ses propositions, comme Jean Paul Huchon aussi, le président d’Ile de France.