Où va le Festival de la voix? Pourquoi la mairie de Moissac reste-t-elle silencieuse alors que rumeurs et vraies informations agitent de plus en plus le landernau culturel? Certes, la subvention municipale à MCV (Moissac culture vibrations) a été jusqu’ici maintenue et la prochaine édition du Festival ne devrait pas être compromise.
Mais l’annonce, non démentie à ce jour, du transfert à Castelsarrasin du Festival « Alors chante », jusqu’ici installé à Montauban, risque bien de rebattre les cartes. Comment imaginer que pourront coexister ces deux manifestations, à un mois et quelques kilomètres de distance? Comment croire qu’ils ne vont pas se faire de l’ombre, se parasiter? Comment penser qu’à l’heure où l’argent public se fait rare, seront maintenues toutes les subventions et cela serait-il d’ailleurs bien raisonnable? Le Conseil général qui veut s’attirer les bonnes grâces des élus de Castel a déjà promis une subvention de 100 000 euros pour « Alors chante ». Que va donc devenir notre festival?
Il est urgent que la communauté de communes, qui porte le doux nom de « Terres de confluences » s’empare de la question. Les confluents ne rassemblent-il pas deux cours d’eau pour accoucher d’un seul et puissant fleuve? Ne peut-on pour prolonger l’analogie imaginer une mise en commun des moyens, financiers et humains, pour installer sur cet espace de l’ouest Tarn et garonnais, un grand festival? Dans un communiqué l’association MCV ne dit pas autre chose. Et pourquoi pas « Alors chante » qui pourrait ainsi bénéficier des capacités des deux villes et s’appuyer sur le savoir faire éprouvé des équipes moissagaises et bénéficier des remarquables installations dont dispose notre cité!
Mais pour cela il faut une vision et de la volonté. Pour l’instant les deux sont muettes. Si le projet culturel de Moissac reste à écrire, Castel ne fait pas montre d’un grand empressement à traduire dans les faits l’intercommunalité. Il ne suffit pas de quelques déclarations d’intentions et rafistolages bureaucratiques pour donner sens à ce territoire qui répétons le est notre seul horizon viable. Il y faut des gestes forts. Des marqueurs comme on dit aujourd’hui! Et la culture en est un des plus emblématiques!
Alors qu’attendons nous? Donnons de la voix!
ins givrés. C’est chouette et on comprend bien le message, plus politique que religieux. Mais que vient faire devant la mairie cette étrange construction, basse de plafond, à ce point qu’un étourdi va bien d’ici la fin de l’avent s’assommer à moitié. L’édicule est moche, n’a pas de sens, et pourrait être dangereux. Un Moissagais averti en vaut deux!