82: pas de débat sur France3

Décidément le Tarn et Garonne a du mal avec la presse. On connait, j’en ai suffisamment parlé ici, la chape de plomb que fait peser le quotidien régional sur la vie démocratique du département. Ce qui est nouveau, au moins depuis une bonne année, c’est l’attitude de la télévision régionale pendant les périodes électorales. Je ne vais pas revenir sur l’épisode des municipales, quand en 2020, France3, au mépris des règles les plus élémentaires de la déontologie professionnelle et de ses obligations de service public, ne trouva jamais le temps ni les moyens d’ouvrir son antenne à la liste « Moissac naturellement » que je conduisais. Cet ostracisme assumé n’émut personne, pas même le CSA que j’avais interpellé et qui, pour d’ineptes raisons de calendrier, ne crut pas utile de réagir. Et voilà que ça recommence à la faveur des élections départementales.

On apprend aujourd’hui que le débat annoncé par l’antenne régionale de France3 n’aura pas lieu. A qui la faute ? Certainement pas, il faut bien le reconnaître, au Président du département. Contrairement à ce que laisse entendre le titre ronflant du journal de J. Michel Baylet, Christian Astruc ne s’est pas défaussé. Il a tout simplement refusé un débat où les dés étaient pipés. Quatre candidats devaient en effet s’affronter : Astruc, Baylet, Viallon pour le RN et Rabaut. Le hic, le piège de l’affaire, c’est que le candidat Baylet, par ailleurs patron d’un parti croupion qui s’appelle le PRG, a fait alliance avec les socialistes de Valérie Rabaut, député de la première circonscription et candidate sur le canton de Caussade. On imagine le tableau, Astruc seul contre tous, seul surtout face à une coalition PS-PRG à deux têtes. Un débat qui en définitive servait à mettre en majesté le maire de Valence d’Agen, à en faire le challenger désigné et unique du président sortant. Le piège était trop grossier pour que le vieux matois du canton de Lomagne y tombe les yeux fermés.

Ce département souffre aujourd’hui d’une malédiction qui porte un nom, possède un empire de presse, et s’en croit propriétaire de générations en générations. On ne résiste qu’à ses dépens à J. M Baylet. Il s’invite, dicte ses conditions et punit les récalcitrants. La rédaction en chef de France3 serait-elle tombée sous le charme discret… du fringant septuagénaire ? Subi d’amicales pressions ? Quoiqu’il en soit, il n’y aura pas de débat sur la télé publique pour évoquer la situation du Tarn-et-Garonne, pourtant exceptionnelle à plus d’un titre.  Car après le refus d’Astruc de se prêter à ce coup tordu, Valérie Rabaut a décliné l’invitation. A la suite d’une conversation plus qu’orageuse avec la rédactrice en chef de l’antenne toulousaine, elle a même décidé de se plaindre à Delphine Ernotte, présidente de France télévisions. A noter que c’est le deuxième courrier qu’elle lui envoie en quelques jours, le premier concernait la suppression envisagée pour septembre prochain du rendez-vous dominical « Dimanche politique ». Que s’est-il passé ? je n’imagine pas que la patronne du PS se soit offusquée du tour de table initial.  Mais une fois Astruc forfait, avec qui débattre ? Avec son allié PRG ? Impensable ! Avec le RN ? Impossible, c’eût été en faire trop grand cas! Elle a donc décliné. Et voilà France3 bien embarrassée, et le département bien maltraité… une fois de plus !

Mes indiscrétions

Je conseille urgemment au « journaliste » de JM Baylet de s’acheter des lunettes neuves. C’est presque gratuit grâce au dispositif mis en place par le gouvernement d’E Macron. J’ai en effet droit aux « indiscrétions » dominicales où il est dit que je m’attribue une prose qui n’est pas la mienne. De deux choses l’une, ou ce plumitif ne sait pas lire, ou, ce qui semble plus probable, il abandonne son encre à ses mauvais penchants. J’ai en effet repris un communiqué diffusé après la réunion du Conseil de surveillance de l’hôpital de Moissac en prenant grand soin de mettre des guillemets aux propos évoqués. Ça s ‘appelle, en bon français, une citation, dont le contenu m’a paru par ailleurs digne d’intérêt.

A la rubrique des « indiscrétions », j’ajouterais, si mon bienveillant et zélé « confrère » m’y autorise, l’appel de Jean Paul Nunzi, l’ancien maire de Moissac. Dans une tribune publiée par le « Petit Journal » il s’inquiète du retour aux affaires de Jean Michel Baylet qui rêve tout haut de prendre à nouveau le « Château », autrement dit l’Hôtel du département. « Tourner définitivement la page Baylet » écrit l’ancien député socialiste qui estime que JMB « a pourri la vie politique du Tarn-et-Garonne » et espère que les électeurs « l’enverront jouir d’une retraite justifiée à 75 ans et un demi-siècle de règne… Si on tourne… la page Baylet, ajoute-t-il, la démocratie respirera mieux et il est grand temps ». Je cite et je partage !

Laurent-Véla : une force de propositions

Le duo Séverine Laurent et Ignace Véla est candidat aux élections départementales sur le canton de Moissac avec leurs suppléants Nabila Cacouch et Jules Duffaut. Extraits de l’ITW qu’ils ont donné au « Petit Journal ».

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3 listes face au RN… Pourquoi ?

C’est mieux qu’en 1992 ou 2001 : il y avait alors sept, huit candidatures divisées. C’est la première fois qu’il y a aussi peu de listes au premier tour. C’est peut-être un signe d’apaisement de la vie politique du canton. Les résultats des élections municipales moissagaises ont été clairs : rejet des anciennes équipes, fort besoin de renouvellem ent. On a vite compris qu’une entente était nécessaire, qu’il nous fallait rassembler autant que possible et ne pas reproduire les erreurs du passé si l’on voulait agir concrètement. Et puis nous nous sommes découvert des complémentarités.

OK, mais les deux autres binômes ?

Pour se réunir, il faut partager les mêmes valeurs et les mêmes orientations politiques et être capable de dépasser les égos et les arrières pensées. Certains ne partagent pas nos analyses à propos de la nécessité de l’entente et du renouvellement et ont préféré jouer leurs propres cartes. Leurs raisons sont assez claires.

 Vous critiquez la gestion du département, quid de Christian Astruc ?

Rien de personnel. Christian Astruc a dirigé le département en gestionnaire tranquille, en comptable. C’est loin de répondre aux attentes des Tarn-et-Garonnais. La majorité actuelle a montré qu’elle manque d’idées, d’audace et d’ambition pour le département. Peu de démarches de recherche de financement ont été engagées pour bâtir de grands projets et c’est bien regrettable. Par ailleurs son action n’a pas profité de manière égale à tous les cantons, Le canton de Moissac a souvent été oublié. Je ne comprends toujours pas pourquoi la D7 qui passe devant l’école de Mathaly n’a pas été sécurisée, pourquoi nous ne disposons pas de belles entrées de ville comme à Castelsarrasin. Les falaises longeant la D101 sur la route des vergers vers Lizac s’effritent dangereusement depuis des années. Il y a beaucoup à faire pour notre canton.

Baylet ferait-il un bon président ? 

A ce stade on ne sait pas qui sera candidat lors du troisième tour pour l’élection du Président. Nous voterons pour une présidente ou un président qui s’engagera à porter nos projets. L’important pour l’instant c’est le premier tour, c’est d’obtenir la confiance des électeurs de notre canton. Mais il est clair que Monsieur Baylet n’est pas l’avenir du Tarn et Garonne.

On dit que l’hôpital de Moissac est menacé ?

Cela fait trente ans que l’on s’inquiète pour notre hôpital. Rappelons que dans les années passées la mobilisation des élus, du comité de défense et de la population du secteur a permis de maintenir les services essentiels et notamment la modernisation des urgences. Aujourd’hui, on constate que plus personne dans ces instances ne se parle vraiment. Le premier travail à engager c’est que les parties prenantes dans ce dossier (ARS, administration, conseil de surveillance, comité de défense, syndicats) retrouvent le sens du dialogue. Nous y travaillerons.

Mais nous sommes aussi particulièrement préoccupés par le désert médical qui fait qu’aujourd’hui on a les pires difficultés pour trouver un médecin généraliste à côté de chez soi. C’est pourquoi il apparaît de plus en plus nécessaire de réaliser un diagnostic départemental de la situation avec l’ARS et tous les acteurs du système de soin. Ce diagnostic, sorte d’Etats généraux de la santé, doit permettre de trouver les voies et les moyens pour répondre aux besoins de la population.  Certains départements payent les études d’étudiants en médecine en échange d’un temps équivalent d’exercice sur leur territoire. Pourquoi pas le Tarn-et-Garonne ?

Pauvreté, problèmes sociaux, que peut faire le département ?

Sur les 374 millions d’Euros de budget du département, plus de 30 millions d’Euros sont dédiés au RSA, plus de 40 millions sont destinés à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie. On sort difficilement de la spirale de la précarité ou de l’isolement sans accompagnement. Dans notre canton en particulier, il faut renforcer, former et spécialiser les structures d’assistance et de contrôle. Par ailleurs ne nous y trompons pas, la lutte contre la pauvreté passe par le développement économique. Il faut développer l’emploi local, la formation professionnelle, la mobilité en synergie avec la région. Y compris la mobilité numérique ce qui suppose l’achèvement complet du plan fibre et la mise en place d’un plan de formation pour les utilisateurs potentiels. Il faut renforcer les liens et définir des objectifs avec Pole emploi et la chambre des métiers, la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre d’Agriculture pour répondre aux besoins de main d’œuvre de nos artisans, de nos PME et de nos agriculteurs.

Y a-t-il un problème avec l’obligation scolaire ?

Cela concerne principalement les enfants issus de familles de travailleurs saisonniers étrangers. Avant la répression, il faut la prévention.  Les enseignants sont les premiers concernés mais le dialogue est difficile avec ces familles qui ne parlent pas français. Une des priorités sera de créer des postes de médiateurs départementaux bilingues pour favoriser le dialogue entre les enseignants et les familles.

Et les fraudes aux aides sociales, RSA, allocations familiales et autres…

En 2017 plus de 150 000 allocataires ont été contrôlés par la CAF dans le Tarn-et-Garonne. 234 personnes ont été épinglées pour fraude et ont dû rembourser près d’un million d’Euros. En revanche, durant ces mêmes contrôles la CAF a identifié que près de 500 personnes ne bénéficiaient pas des aides auxquelles elles avaient droit. On peut en conclure qu’il y a plus de personnes qui ne bénéficient pas de leurs droits que de personnes qui fraudent. Il faut mettre en place un dispositif pour que ces personnes accèdent à leurs droits sans difficulté. Dans le même temps, il faut bien entendu renforcer les contrôles pour que la fraude diminue.

Les Bulgares, un problème ou une solution ?

Le Tarn-et-Garonne a besoin de 22 à 24 000 travailleurs saisonniers par an, autant dire que sans eux c’est toute notre économie qui s’écroule ! L’espace des Saisonniers qui réunit Le Département, la Chambre d’Agriculture ainsi que toutes les organisations liées à l’emploi agricole doit devenir un outil opérationnel susceptible d’accompagner nos agriculteurs dans leur recherche de main d’œuvre. Cette structure doit veiller aux conditions d’accueil, de logement, de répartition des travailleurs sur l’ensemble du département. Au-delà de ce dispositif que l’on souhaite fortement développer et accompagner, il faut revaloriser l’emploi agricole et en améliorer l’image.

 Faut-il aider davantage les agriculteurs et comment ?

Beaucoup d’agriculteurs n’ont pas les moyens d’assurer leurs cultures contre le gel ou la sécheresse et il est naturel que le département leur vienne en aide pour faire face aux aléas climatiques. Ensuite, il est urgent que le Tarn-et-Garonne investisse dans l’avenir. Les changements climatiques sont une réalité et avec les professionnels nous voulons développer les organismes de recherche agricole ainsi que la robotisation. Cette politique volontariste répondrait à plusieurs préoccupations : disposer de variétés qui s’adaptent aux changements climatiques et qui sont résistantes aux maladies ce qui permettrait de réduire les traitements,  d’accueillir sur le territoire des emplois qualifiés et bien sûr de nous positionner leaders dans ce secteur de recherche et de développement agro-économique. Des financements existent pour monter ce type de projet ambitieux, notamment auprès du Conseil de l’Europe.

Le tourisme, un atout ?

Tourisme, commerce, artisanat et culture sont intimement liés. Pour attirer et fidéliser les touristes il faut offrir des services et produits qui correspondent aux attentes des gens : des lieux d’accueils sympathiques, des loisirs culturels et sportifs accessibles et agréables, des offres diversifiées. Les touristes sont en quête de parcours à thèmes où la gastronomie, y compris étoilée devrait tenir toute sa place. Pourquoi ne pas créer par exemple, un chemin de découverte autour des arts culinaires qui partirait de Belleperche jusqu’à Négrepelisse en passant par Castelsarrasin avec le Centre Firmin Bouisset. Il faut aussi recréer une Grande fête des fruits à Moissac qui mettrait en valeur l’excellence de notre terroir. Il y a 30 ans Moissac était l’une des villes les plus visitées de Midi-Pyrénées. Aujourd’hui les gens y restent moins d’une demi-journée. Nous avons un problème d’image qu’il faut redorer. Il faut mettre en valeur les sites remarquables et naturels ainsi que le bien vivre dans notre département. Il faut refaire du canton la porte d’entrée du tourisme en Tarn-et-Garonne.

Contacts : www.laurent-vela.fr    Facebook : Terroir Innovation

Moissac: l’hôpital n’est pas en danger

Les alarmistes de tous poils en seront pour leurs frais. L’hôpital de Moissac a reçu, comme il fallait s’y attendre, le feu vert de l’ARS pour poursuivre son activité. Le RN, en la personne du maire de la ville avait cru bon sur les réseaux sociaux de crier au loup et d’annoncer de manière totalement irresponsable la prochaine fermeture du plateau technique. Nous avions ici même dénoncé cette grossière manipulation de l’opinion ainsi que les mensonges concernant l’avenir des personnels de soins de notre CHICM. Une nouvelle fois, le maire de Moissac est pris en flagrant délit de militantisme forcené. Que les Moissagais se rassurent, leur hôpital est toujours là et bien là.

C’est au cours du dernier conseil de surveillance qui s’est réuni vendredi 28 mai que la bonne nouvelle est tombée.

« Le directeur de l’hôpital a confirmé le renouvellement d’autorisation du plateau technique du bloc et de la chirurgie. Ce renouvellement est reconduit tous les 5 ans. Cette annonce a permis de rassurer l’assistance et surtout de couper court aux doutes infondés lancés de façon tonitruante par un maire, président du conseil de surveillance finalement fort peu au fait des dossiers.
Par ailleurs, en ce qui concerne les ressources humaines en anesthésie, l’objectif est de constituer une équipe territoriale.  Ceci a été prévu puis validé par les instances des établissements du CHICM et du CH de Montauban dans le cadre du Projet Médical de Territoire dont la finalité est de créer des complémentarités, collaborations et synergies. »

Le plateau technique a été une nouvelle fois reconnu pour sa qualité et la compétence de ses personnels. Une équipe d’anesthésistes sera constituée avec l’aide de l’hôpital de Montauban. Les conditions sont donc réunies pour que notre hôpital poursuive sereinement ses activités au service de quelque 80000 tarn et garonnais.

Un nouvel hôpital public

La décision est tombée et reconnaissons qu’elle n’a pas tardé après la visite du premier ministre. Montauban aura un nouvel hôpital public. J’insiste là dessus. Un hôpital public neuf, ce n’est pas fréquent!

Je ne sais pas ce qu’en pensent tous les Moissagais bien que je n’ai pas de mal à imaginer les réactions de certains, mais je peux donner le sentiment d’une partie de l’opinion, y compris des candidats aux élections départementales que sont Severine Laurent et Ignace Véla. 

Mais d’abord je tiens à saluer la mémoire de Pierre Mardegan, cette victoire d’outre tombe est le résultat d’un engagement patient, constant, pendant tant d’années, et ce contre vents et marées. Il y eut pourtant des moments de solitude, épaulé par ses seuls amis du Conseil départemental et les militants de LREM qui ne lui ont jamais fait défaut pour porter le dossier. Matignon a donc donné son feu vert. Tous les Tarn et Garonnais peuvent se réjouir de cette décision. Dans quelques années nous aurons un équipement à la hauteur de nos besoins. Cet hôpital qui rappelons le va remplacer un établissement vétuste et inadapté, ne sonne pas le glas de l’hôpital de Moissac.

L’existence de notre  CHICM ne sera pas remise en cause si tous et au premier chef les professionnels de la santé acceptent de travailler en bonne intelligence, dans le cadre du GHT (groupement hospitalier de territoire) qui  impose des complémentarités, des collaborations permanentes des synergies . Moissac, disons le aux semeurs d’illusions, ne sera jamais un CHU, pas même un hôpital départemental, mais dans un bassin de 80000 personnes, il a un rôle éminent à jouer. Encore faudrait il que chacun en soit convaincu, les médecins libéraux entre autres,  qui pour des raisons qui m’échappent, préfèrent envoyer leurs patients à la clinique des Chaumes (secteur privé) plutôt que de les orienter vers l’hôpital public,  vers notre hôpital moissagais quand cela est possible.

Le CHICM dispose en effet d’un bon plateau technique et de personnels dévoués. Fort de cela, il doit former,  recruter pour élargir ses capacités d’intervention. Bien entendu, rien ne se fera sans l’ARS qui est décisionnaire en la matière. C’est bien pourquoi, il devient nécessaire et urgent de tenir, dans un département victime de la désertification médicale, des Etats généraux de la santé qui pourraient faire le bilan de la situation et construire un plan santé départemental permettant de couvrir les besoins de nos territoires en affectant à chaque structure de soins existante des objectifs clairs. Moissac a toute sa place dans un dispositif de santé de plus en plus en plus sollicité notamment par le vieillissement de la population du secteur. Il est grand temps que chacun sorte de son bunker.

Ce nouvel hôpital de Montauban, il faut aussi le dire, c’est une manne inespérée pour nos entreprises, nos artisans et bien entendu pour l’emploi dans le département. Là aussi, chacun devra saisir sa chance et répondre aux appels d’offre en multipliant les groupements d’entreprises afin de se donner la taille critique nécessaire pour accéder à ce type de marché. Mais c’est pour des tas de secteurs, des années d’activité. Qui s’en plaindrait?

Je l’ai déjà écrit et je le redis, ce nouvel hôpital de Montauban a déjà un nom : « Pierre MARDEGAN »