Associations: les choix discutables de la mairie

Principal point à l’ordre du jour de ce conseil municipal d’avril, les subventions aux associations. Mais au final c’est MAJ qui a ravi la vedette de la soirée. Pas sûr d’ailleurs que le maire ait goûté ce moment. Comme chaque année, il s’agissait de voter la convention unissant la mairie à « Moissac animation jeunesse » dont l’importance n’est plus à démontrer dans l’accompagnement des jeunes et des plus défavorisés. Et pourtant, au grand dam de la majorité, le maire a dû retirer la délibération, promettant de présenter au prochain conseil municipal un document un peu mieux ficelé.

A l’évidence, personne n’avait relu le texte qui était une simple resucée d’une convention ancienne. Du coup la présidente de l’association n’était pas la bonne, Moissac plage que la droite a sabordé refaisait soudain surface, et des animateurs sociaux ressuscitaient comme par enchantement. Trop beau bien sûr! La gauche qui avait lu et préparé comme chaque fois ce conseil, feignit l’étonnement satisfait. Consternation à droite! Désemparée malgré les rodomontades de Jean Luc Henryot, la majorité dut se résoudre à retirer le texte, pas votable en l’état, promettant au passage que ce contre-temps ne pénaliserait pas l’association.

La fête du chasselas

Cet amateurisme qui flirte avec une sorte de « je-m’en-foutisme » a refait surface avec la délibération consacrée à la fête du « chasselas et du patrimoine ». Il s’agissait de voter des demandes de subventions. Sur l’événement, pas une ligne, pas un mot. Où, quand, comment? Passez votre chemin, il n’y a rien à voir! Pressés encore une fois par l’opposition de gauche, la droite refusa nerveusement de répondre. Curieuse conception de la démocratie qui nous obligea à l’abstention. Une chose est sûre, nous le disions ici même, la manifestation va quitter les berges du Tarn pour s’installer au Patus, De « l’eau à la pierre » en quelque sorte!

La culture à l’essoreuse

La culture sort lessivée de ce grand inventaire annuel des associations. l‘ADIAM qui proposait chaque vendredi un concert et dont la subvention avait été rognée l’an dernier, plie définitivement boutique. La Bobine qui programme des films d’art et d’essai, faisant de Moissac une exception dans le paysage culturel de cette partie du département, se trouve réduite à la portion congrue. Au risque de mettre en péril son activité. Et l’association Firmin Bouisset qui se bat comme une diablesse pour installer dans la ville un espace consacré au grand affichiste n’a même pas été listée. Interpelé une nouvelle fois sur cet « oubli » et quelques autres, le maire a expliqué que tous les dossiers n’avaient pas pu être étudiés. Ils le seront a-t-il promis d’ici le prochain conseil municipal.

Opacité

Pour le reste, quelques hausses et beaucoup de baisses. Les associations, nombreuses à Moissac, font les frais des contraintes budgétaires. La mairie veut en effet réduire de 50000 euros par an l’enveloppe qui leur est consacrée. Mais là aussi la transparence n’est guère de mise. Difficile en effet de savoir combien vont réellement toucher certaines associations dont les actions peuvent bénéficier de l’aide de l’état, dans le cadre de la politique de la ville. Difficile donc de comparer les enveloppes d’une année sur l’autre. Difficile enfin d’y voir clair dans les critères d’attribution. Sommé de faire la lumière sur ce dossier sensible, le maire s’est engagé à fournir chiffres et explications.

Au chapitre des questions diverses, nous avons une fois de plus alerté la majorité sur la situation du marché, singulièrement celui du samedi. La grogne des marchands est réelle, ils ont fait une pétition pour dénoncer des tarifs de places trop élevés et une organisation défaillante. Le maire s’est engagé à les recevoir et à faire d’ici quelques temps un état des lieux. Il y a urgence, notre marché s’étiole.

 

Quel nom pour la région LR-MP?

 

C’est le 24 juin, que l’assemblée plénière régionale, se prononcera sur le nom

 

Un ministre, ça ouvre sa gueule

Un ministre qui traite le président de la commission des finances « d’incompétent »! Cela se passe en Tarn et Garonne, au Conseil départemental. Ministre des collectivités territoriales, Jean Michel Baylet dont on peut s’étonner qu’il trouve le temps dans son agenda de venir siéger sur les bancs de l’opposition,  s’est encore autorisé le coup de gueule qu’il affectionne. En pleine discussion budgétaire pour 2016, l’incident a mis mal à l’aise les élus présents, qui, pourtant, ne furent pas nombreux à protester contre ces vilaines manières.

Le ministre est décidément très présent sur les terres du Sud ouest. Son groupe de presse semble le préoccuper au moins autant que les affaires de l’état. A preuve les interventions répétées qu’il fait auprès de Philippe Saurel, qui s’en plaint ouvertement, afin que ce dernier, président de Montpellier Métropole,  concède  la gestion de « Montpellier events »au  groupe de la famille Baylet. C’est en effet grâce à ce type d’agence opérant dans  l’événementiel que les affaires du clan Baylet ont continué à se maintenir. A Toulouse, la gestion du Parc des expositions a été confiée à « GL events », un des géants du secteur, alors que la Dépêche a créé en 2010 « Ovalie communication ». Pour assurer ses arrières, alors qu’elle n’est plus en grâce à la mairie de Toulouse, elle bénéficie d’un soutien conséquent de la Région.

Tarn et Garonne: un budget sans ambition

Sur le fond, on vérifiera après le vote, le budget du département présente un encéphalogramme plat. Aucun projet, aucun investissement porteur d’avenir, avec une enveloppe en baisse de  60 à 40 millions d’euros. Un effort sur le désendettement, et des dépenses de fonctionnement rognées… Celà ne vous rappelle-t-il pas quelque chose?

C’est, toutes proportions gardées,  la copie conforme du budget de Moissac. A noter le maintien des subventions aux associations, alors que le festival de Montauban demande 80000 euros quand  « Alors chante » qui s’est installé à Castelsarrasin,  se verrait crédité de quelque 20000 euros.

Moissac: le marché est chafouin

Voilà quelques temps que ça couvait, que les marchands qui tiennent étal sur le marché se plaignaient de la nouvelle organisation, des tarifs trop élevés, des abonnements à l’année qui pénalisent de fait les producteurs locaux dont la marchandise est forcément saisonnière… Bref, tout ce que nous avons essayé de dire en commission, en conseil municipal est maintenant exprimé clairement par les professionnels concernés.

Une pétition circule depuis quelques jours. Les signataires ont sollicité une demande d’entrevue à la mairie. Faute de réponse claire et d’améliorations sensible dans la gestion du marché, le samedi et le dimanche, les pétitionnaires sont disposés à élargir leur mouvement, en sollicitant les clients.

Il est vrai que ce marché dépérit à vue d’oeil. La mairie ne peut rester sans réagir. Il lui faudra revoir sa copie et trouver des incitations pour redonner aux producteurs locaux, aux marchands, au commerce de bouche, l’envie de Moissac.

Echos du conseil municipal

Délinquance

On s’inquiétait, il ne fallait pas. La gendarmerie a enfin donné les chiffres 2015 de la délinquance à Moissac. Et divine surprise, ils sont en baisse. Moins 20% pour la délinquance générale, moins 25% pour les atteintes aux biens. En revanche, les cambriolages sont toujours aussi nombreux et la délinquance du premier trimestre 2016 est comparable à celle de 2015. Pas de quoi pavoiser donc, même s’il faut se réjouir des quelques améliorations constatées.

Car dans ce domaine comme dans bien d’autres, il n’y a pas de solution miracle. Il aura fallu le dernier incident qui a opposé un commerçant de Moissac à un groupe de Bulgares pour se rendre compte que les caméras installées à grand frais ne servent pas à grand chose. Une caméra boule à proximité du Hall de Paris balaie le périmètre alentour. Elle est parfaitement visible. Elle n’a pas empêché l’agression. Zéro donc pour la dissuasion! Quand les gendarmes ont voulu visionner les vidéos, rien à voir. Vidéos illisibles! Zéro encore pour l’effet répressif!

Vidéo gag

Ces caméras dont les images (quand elles fonctionnent) ne sont vues par personne en temps réel, ne sont même pas reliées au nouveau commissariat. Pas de fibre. On attendra que la Communauté de commune qui installe la fibre optique, veuille bien faire les travaux. Pour autant, la mairie poursuit l’installation de nouvelles caméras, « plus performantes » nous a dit l’adjoint à la sécurité.

357 magnum

Tout comme elle s’obstine à donner des armes létales aux 7 policiers municipaux,  On sait maintenant que le  ministère de l’intérieur, avait  proposé des tasers, qui ne tuent pas mais paralysent le récalcitrant. Cela aurait du suffire au bonheur de nos forces de l’ordre. La mairie a choisi de taper fort, de faire dans le symbole lourd, de répondre favorablement à la revendication de nos policiers. Pour ne pas les braquer, on leur donne donc des 357 magnum!

Seule, la gauche socialiste a voté contre. En faisant un double voeu. Un, que nos policiers n’aient jamais l’occasion de se servir de leurs gros joujoux. Deux, que la gendarmerie ne prenne pas prétexte de la situation pour se désengager partiellement du territoire, ou pour « déléguer »  aux uniformes communaux une partie de ses missions.

Marché

Le marché du samedi a perdu, chacun le constate, une partie de son lustre. La mairie en convient à demi mot, mais reste droite dans ses bottes: les aménagements sont les bons! Tout juste concède-t-elle qu’il faudra faire un point, une fois la belle saison venue.

Offices

Le tourisme, on l’a vu dans ce blog, est en berne à Moissac. La loi Nôtre prévoit que les offices doivent cette année passer sous la bannière de l’intercommunalité. A ce jour Terres de Confluences dispose de trois établissements. Moissac, Castelsarrasin qui est en régie et Saint Nicolas de la Grave qui est une association. Logiquement, il va falloir les fondre dans une même structure. Moissac ne va-t-elle pas perdre dans ce mariage forcé quelques unes de ses belles plumes? Comme les décrets de la loi Nôtre ne sont pas encore publiés, la mairie estime qu’elle a un peu de temps devant elle et nous annonce une réflexion sur ce thème au niveau départemental.

Hopital

Bonne nouvelle, le budget sort à l’équilibre, grâce à la maîtrise des dépenses et à l’augmentation d’activité. Selon le maire, le projet médical avance, le climat est bon et les partenaires, ARS, médecins et élus dans un dialogue constructif… Bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que la remise du projet de territoire initialement prévue début juillet est d’ores et déjà reportée. J’avoue ne pas avoir bien compris les explications de Jean Michel Henryot, mais on va suivre ça de près.

Budget (cliquez ici)

Il été voté par la majorité de droite, les radicaux, Pierre Guillamat était absent, se sont abstenus. le FN a voté contre. Bien évidemment, le Débat d’orientation budgétaire nous avait permis de démonter un budget sans ambition, sacrifiant l’investissement productif donc le futur de la ville. Nous avons remis ça, forçant la droite dans ses derniers retranchements.

La mairie a nié toute implication dans l’initiative du groupe de distribution LIDL qui a collecté 1800 euros pour une association de parents d’élèves du Sarlac (il parait que ce groupe fait systématiquement cela quand il ouvre une enseigne).

Enfin les élus ont observé en ouverture de Conseil une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles, auxquelles le maire a tenu à associer le docteur Pirame, récemment décédé.