Tourisme: changer de logiciel

Il y en avait trois, il en restera deux. Deux offices de tourisme sur la communauté de communes, Terres de Confluences. Exit Saint Nicolas de la Grave ! Dans le cadre de la loi NOTRe, les six communes ont décidé de procéder par étapes. Dans un premier temps et compte tenu de son intérêt touristique, Moissac va conserver son office. Terres de Confluences va donc créer le sien qui disposera d’un budget intercommunal.

Mais courant 2017, un schéma de développement économique et touristique devrait voir le jour. Les 22 communes (elles sont 6 actuellement) vont se doter d’un Office de tourisme unique, en charge de la promotion de tout le territoire intercommunal. On est donc bien dans une organisation transitoire qui va compliquer encore la tâche des professionnels du secteur.

Pourquoi ces étapes, pourquoi ces rapports intermédiaires, ces négociations entre structures, alors qu’il aurait été plus simple d’attendre le 1° janvier 2017, date de la mise en place de la nouvelle intercommunalité (cliquez ici ) pour fusionner les offices ? On le sait, les réorganisations, les restructurations sont chronophages et anxiogènes. Pendant qu’ils font de l’organisation, les Offices ne font pas leur métier, vendre les territoires et faire venir des visiteurs.

Et pourtant, il y a nécessité ! Dans son rapport, le bureau d’études en charge de préparer ce petit chambardement, dresse un constat sans concession : « l’offre d’activité, d’hébergement, de services ne suffit pas pour retenir la clientèle de passage… et le tourisme vert est sous valorisé » On ne saurait mieux dire !

Il y a longtemps que nous mettons le doigt sur ce problème. Moissac a du mal, aujourd’hui encore, à parier sur cet axe de développement économique. Tout se passe comme si la commune vivait le tourisme comme une contrainte, au mieux comme un pis-aller. Depuis longtemps, nous disons que le tourisme est une activité économique à part entière, qu’il faut organiser, renouveler,  qui doit répondre aux attentes du public. Dans la nouvelle économie touristique, le patrimoine ne peut pas être qu’un produit d’appel. Nécessaire mais pas suffisant ! Il faudra une mobilisation des énergies, des forces vives du territoire,, s’entourer des conseils les plus avisés, importer ce qui marche ailleurs pour sortir de l’impasse. Au delà du travail des offices, il faudra, il faut (ça manque) une vision, une volonté politique. Changer le logiciel!

 

Hôpital: bientôt une réunion publique

Le conseil est de plus en plus décimé. La majorité a du mal à réunir toutes ses troupes. Ce qui n’a pas gêné le maire pour faire voter quelque 37 délibérations.

Après l’intercommunalité, (voir plus bas) le maire a annoncé  la création de deux emplois d’animateurs sociaux dans le cadre de la politique de la ville. Deux postes payés par l’état mais que curieusement Jean Michel Henryot n’a pas voulu rattacher à MAJ dont c’est pourtant la mission. Comme si la mairie se défiait,  mais sans le dire,  de l’association héritée de la précédente majorité!

Puis, c’est magique, on nous a expliqué que l’emprunt diminuait, grâce à une renégociation des taux d’intérêts (nous l’avions demandé dès le début du mandat), alors que la mairie va en contracter un nouveau de 300 000 euros. Les contorsions rhétoriques des élus ne cacheront pas la réalité: l’endettement augmente. Ce qui n’est pas forcément un mal en soi. La question étant de savoir pour quoi faire!

Après les délibérations « techniques », incontournables dans la gestion d’une commune, vinrent les questions diverses, celles  du groupe Divers Gauche.

L’hôpital

Un poste de praticien hospitalier a bien été identifié et proposé à l’un des chirurgiens. Mais parce que la direction de l’hôpital ne lui fait pas une offre salariale à hauteur de ses espérances, rien n’est à ce jour réglé. Un nouveau rendez-vous est prévu dans quelques jours. Quant au deuxième poste, revendiqué notamment par le Comité de défense de l’hôpital et qui garantirait l’activité de la structure moissagaise, rien à ce jour, si ce n’est le lancement d’une procédure de création, incessamment sous peu! Le temps passe et les promesses tiennent les patients heureux!

Mais promis, juré, le maire tiendra une réunion publique d’information sur l’avenir de l’hôpital… bientôt! Quand ces messieurs-dames de l’Agence régionale de santé, auront le temps de venir jusqu’à Moissac. Nous avions demandé un Conseil municipal extraordinaire sur la question, on se satisfera donc d’une réunion publique. A condition qu’elle ait lieu avant la fin de l’année!

Le Service des Urgences, modernisé,  (3 millions d’euros d’investissements) a été ouvert et visité par quelques heureux élus (aux deux sens du terme).  Mais devant nos protestations, promesse nous a été faite, une fois encore, qu’il serait dûment inauguré, en présence du « tout moissac » et même au delà.

L’eau

Le rapport annuel sur la qualité de l’eau est bon, mais le réseau fuit. On perd de l’eau, 15 postes de localisation des fuites seront mis en place.

Commerces

L’ouverture du supermarché le dimanche n’inquiète pas davantage le maire, qui se réfugie derrière la loi. Pour aider les commerces de centre ville, il annonce des animations spécifiques. Il admet au passage que le Marché de plein vent, n’est pas au mieux de sa forme et affirme poursuivre la concertation avec les producteurs.

Cantines scolaires

La nouvelle règlementation, l’obligation pour les parents d’inscrire à l’avance leurs enfants,  a, si l’on en croit l’adjointe en charge du dossier, réduit les impayés à presque rien. Restent les petits que les parents ont oublié d’inscrire. Ils ont droit à un coin de cantine et à un repas froid. Bonne nouvelle, l’école du Sarlac a ouvert un self-service. Il parait que les gosses adorent!

Festival des voix

Il est cette année déficitaire: 26000 euros. Mais selon la mairie, 18% de son budget aurait profité aux commerces locaux. Pour le reste, tout le monde est content, même si le maire déplore l’attitude du Conseil régional qui n’aurait pas subventionné cette manifestation à hauteur de son intérêt.

En fait, le problème récurrent dans ce domaine, c’est Castelsarrasin et sa volonté d’installer en ces murs un festival à sa mesure. « Alors Chante » a certes déposé le bilan, mais on annonce un nouveau rendez-vous culturel, aux mêmes dates que le nôtre, ce qui risque encore de lui compliquer la vie. Nous avions dit depuis longtemps que le Festival des Voix devait être l’affaire de tout le territoire. Mais trop long à la détente et assez peu combatif sur le dossier, le maire ne parvient pas à faire entendre raison à son homologue de Castelsarrasin. Que fait donc la Communauté de communes pour rapprocher les points de vue?

PS (comme parti socialiste ou post scriptum)

Le journal de la démocratie populaire, version Ceausescu, s’est une fois de plus illustré dans son compte-rendu du Conseil. Il fait parler (mal) l’opposition qui bizarrement est réduite dans ses colonnes à une seule personne. Gérard VALLES était-il absent? Pas à ma connaissance!

Oui à l’Intercommunalité

Lors du dernier Conseil municipal, nous avons approuvé le projet de Schéma de mutualisation proposé par  la communauté de communes, Terres de Confluences. Il s’agit, d’ici 2020, de mettre en commun un certain nombre de moyens pour quelques objectifs précis comme l’urbanisme ou le tourisme.

Ce document est loin d’être parfait. Etabli sur la base des six communes fondatrices, il devra être révisé dès l’année prochaine quand la Communauté comptera 22 membres. Perte de temps, gaspillage de moyens, même si l’on nous certifie que le travail accompli servira de socle. Ce projet qui confond parfois objectifs et actions, manque sérieusement d’ambitions, trop timide, pas assez volontariste. Il hésite souvent sur les impacts, sur les conséquences qu’il aura, s’il est appliqué en l’état, quant à l’efficacité des services ou aux conséquences sur l’emploi. Bref, c’est flou !

Et pourtant nous l’avons voté, pour une raison essentielle : nous croyons à l’intercommunalité. Il est grand temps de lui donner toutes ses chances, de la faire vivre, même petitement, même laborieusement. L’intercommunalité était un de nos engagements de campagne. Y renoncer sous quelque prétexte serait une faute.

Urgences: quand l’inauguration?

Trois ans de travaux ou presque, trois millions de francs à la charge de l’Agence régionale de santé (ARS): le service des urgences de l’hôpital de Moissac a fait peau neuve. C’était nécessaire, il reçoit près de 15000 patients tous les ans et répond aux besoins de plus en plus importants d’une population qui peine à trouver des médecins généralistes. Ce qui est d’ailleurs un réel problème de santé publique, sur lequel il faudra bien se pencher et inventer des solutions (les départs à la retraite non remplacés posent par exemple le problème du médecin référent pour les assurés sociaux).

Flambants neufs et mis aux normes actuelles, les locaux des Urgences de Moissac ont été réceptionnés en catimini lundi 19 septembre. Pas de flonflons, pas d’inauguration officielle! Juste quelques élus de la majorité municipale, conviés sans autre protocole à en faire le tour.  Les élus de l’opposition de gauche n’ont même  pas été informés de l’opération.

Pourquoi?

Pourquoi cette discrétion? A Moissac on est habitué aux inaugurations de toutes natures. Des chrysanthèmes à la moindre échoppe, tout est prétexte à coupure de ruban. Et là, rien! Trop gros pour que l’on ne se pose pas de questions!  Interrogée, la mairie biaise, argue de l’absence de certaines personnalités (Marisol Touraine, Sylvia Pinel?) et n’annonce aucun nouveau rendez-vous. Et pour cause!

Elle ne voulait pas voir entrer le loup dans la bergerie. Le loup étant le Comité de défense de l’hôpital, présidé par Jean Paul Nunzi. Celui qui demande depuis des mois que soit pérennisé l’emploi des chirurgiens de l’hôpital, ce qui n’a pas l’air de beaucoup tracasser Jean Michel Henryot.  Celui surtout qui maire de la ville avait obtenu, avec le soutien de Pierre Mardegan, responsable départemental des Urgences (il est aujourd’hui vice président du Conseil départemental) la modernisation de ce service et les crédits nécessaires. Opération blanche donc pour la ville qui n’a pas eu un euro à débourser! Alors proposons donc aux Moissagais, au Comité de défense de l’hôpital, aux élus de tous bords et de toutes compétences de procéder à une inauguration symbolique de ce service. Moissac le vaut bien! Chiche!

Jour de fête chez M. Henryot

Patrimoine, Chasselas, Comice agricole, exposition d’artistes… le week end dernier il y en avait pour tous les goûts dans le giron de l’abbatiale. Mais à l’évidence, la sauce n’a pas bien pris. Le public clairsemé que l’exiguïté des lieux peinait à cacher a eu bien du mérite à admirer les stands de chasselas, bizarrement obligés de faire pénitence dans le cloître. Les sites remarquables du goût, réduits à la portion congrue, faute d’espace, n’ont guère fait concurrence aux restaurateurs de la place. Mais, il faut le reconnaître, de ce point de vue l’objectif de la mairie a été atteint. Il y eut même d’autres exposants, relégués dans des coins improbables du Patus qui  eurent ainsi tout loisir pour méditer sur leur sort. Certains nous ont même confié qu’on ne les y reprendrait plus.

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samedi 16 heures

Pourtant les barnums blancs, flambant neufs, étaient du meilleur effet au pied de la vénérable  bâtisse.  Pourtant les bacs à fleurs avaient été copieusement regarnis pour donner un air de fête à ces deux journées prématurément automnales.  Pourtant la mairie avait mis le paquet pour faire connaître son initiative. Ne l’avait-elle pas claironné: une nouvelle ère s’ouvrait. Comme s’il lui fallait en effet en finir avec les années de gauche, mais surtout avec une certaine conception de la fête.  L’affaire n’est pas en effet simple caprice d’élus locaux en mal de trouvailles. Elle raconte en creux quelque chose de plus profond, quelque chose qui tient à une culture soucieuse de renouer avec un ordre ancien, quand l’église était le centre du village et le clocher le coeur battant d’une communauté. Elle esquisse une sorte de nostalgie, celle du temps des cathédrales, en l’occurrence de l’abbatiale dont les siècles et quelques Républiques ont ruiné le magistère.

Pour revenir à des considérations plus terre à terre, il faut une fois de plus -nous l’avons dit et redit en Conseil municipal- pointer les incohérences de cette décision. Mettre la fête du chasselas au Patus, c’est priver visiteurs et exposants d’un espace à la dimension de l’évènement. Les bords du Tarn, l’Allée des Justes, offrent en effet un site inégalé, commode d’accès, facile à aménager, parfaitement dimensionné pour ce type de manifestation. Ils donnent sens au slogan « De la pierre à l’eau » ou « De l’eau à la pierre » comme l’a bizarrement traduit la majorité municipale. Il s’agit en effet de valoriser par des manifestations adaptées tous les sites remarquables -et ils sont nombreux- de Moissac. De donner la possibilité aux Moissagais et aux touristes d’investir la ville, aux commerces de prospérer dans nos rues et quartiers. La rénovation de la rue de l’Inondation que l’équipe municipale de Jean Paul Nunzi avait programmée, s’inscrivait totalement dans cette ambition. A-t-elle encore un sens aujourd’hui?

 

 

 

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