Une Union est née

Ça bouge enfin à Moissac ! En ligne de mire, les municipales de 2026 ! Et l’espoir d’en finir avec l’omnipotence RN ! https://alternativecitoyenne82.wordpress.com/2025/01/10/preparer-la-municipale/

 Il a fallu moult réunions vespérales, où se sont retrouvés dans un melting-pot aussi improbable que surprenant des militants associatifs, des citoyens sans étiquette, des personnalités venues de tous les bords politiques et professionnels, décidées à se faire entendre, toutes motivées pour chasser l’extrême droite, toutes convaincues qu’il n’y aura pas de victoire possible en 2026 dans la division et la cacophonie. Toutes conscientes que les polémiques, les querelles de partis n’ont pas de raison d’être dans la future élection municipale. Et l’extraordinaire s’est produit :  chacun a affiché son souci de ne pas sacrifier l’intérêt général, l’intérêt des Moissagais aux intérêts de boutiques, fussent-elles nécessaires et respectables.

Pourtant au départ, le défi était de taille et après des années pendant lesquelles ce petit monde s’est regardé le plus souvent en chiens de faïence, on pouvait craindre la tâche impossible. Mais l’intelligence était cette fois au rendez-vous. La conscience de la situation, la volonté de passer par-dessus les obstacles étaient plus fortes que toutes les préventions, que toutes les rancœurs rances héritées du passé. Chacune et chacun, dans un dialogue parfois trébuchant, a pu mesurer que ce qui les rassemblait était plus grand que ce qui les divisait. Plus grandes ces valeurs en partage, sur la démocratie, la solidarité, le rôle de l’enseignement, de la culture et du sport, et sur le développement durable ! Des valeurs qui constituent autant d’axes pour un programme municipal qui reste bien sûr à écrire. Ce sera, chacun en est bien conscient, la tâche o combien ardue des prochains mois. Il y faudra beaucoup de bienveillance, une bonne dose de confiance réciproque et le goût du dialogue avec tous les citoyens de notre ville qui depuis trop longtemps n’ont pas eu leur mot à dire sur la chose publique. Mais rien ne saurait se refuser aux audacieux ! 

Ce 19 février 2025, était ainsi officiellement créée « L’union citoyenne moissagaise » dont la première apparition publique vient de prendre forme avec un appel aux Moissagais, à toutes les bonnes volontés qui veulent tourner la page d’un pouvoir municipal rétrograde et sectaire et permettre à notre ville d’espérer, non pas des lendemains qui chantent, mais des jours meilleurs. Ce sera déjà beaucoup ! Tous les Moissagais peuvent d’ores et déjà se faire entendre, en disant qu’ils veulent en finir avec la parenthèse RN, qu’ils veulent construire une véritable alternative pour notre ville, en cliquant sur ce lien et en signant d’ores et déjà cet appel : https://www.unioncitoyennemoissagaise.com/

On peut aussi consulter la page Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61573044134692

La suite est à construire. Ce n’est pas la fin de l’histoire !

Moissac: le fiasco sécuritaire

Il y a du bleu, beaucoup de bleu dans les rues de Moissac. Équipés de pieds en cap, les policiers municipaux, auxquels deux ou trois gendarmes viennent parfois prêter main forte, arpentent quotidiennement les rues de la ville. Il faut, c’est la doctrine du maire, rassurer le Moissagais, agiter par tous les moyens le grelot sécurité, histoire de convaincre jeunes et vieux qu’avec le RN la délinquance n’a qu’à bien se tenir.

Mais l’image d’Épinal ne résiste pas aux chiffres. Ils sont accablants pour le maire qui se faisait fort pourtant, tel un archange Saint Michel, de terrasser le démon. Les diables modernes, petits ou grands délinquants ont la vie dure, le coup de poing facile et la cupidité solide. En trois ans, de 2020, date de l’élection du maire d’extrême droite, jusqu’en 2023, les crimes et délits ont progressé de près de 30% à Moissac. Et les chiffres de 2024 ne promettent pas une embellie !

Bien sûr le bilan n’est pas uniforme. Si les coups et blessures intra-familiaux ont augmenté de 193%, les vols d’accessoires sur véhicules ont baissé de 60% quand les vols de véhicules, eux, ont progressé de 120%. Dans chaque cas, pour bien mesurer l’état des lieux, il serait utile d’en connaître les raisons, le contexte, de se pencher par exemple sur la démographie locale ou l’évolution du parc automobile. Totalement révélateurs de l’échec du maire sont les autres résultats. Plus 57% de cambriolages, plus 83% de coups et blessures, plus 61% de vols sans violence contre des personnes, plus 32% de dégradations. N’en jetez plus !

Mais si ! Car on continue de se droguer à Moissac, plus 11% de PV pour usage de produits interdits. Ce chiffre corrobore d’ailleurs une autre statistique de la gendarmerie qui nous dit que la conduite sous stupéfiants a fortement augmenté dans le département. Petite lueur d’espoir dans cette sinistrose moissagaise, la baisse des violences sexuelles : moins 42%. Hélas pour la mairie, il y a gros à parier que l’arsenal sécuritaire déployé avec force communications n’y est pas pour grand-chose.

Faut-il en conclure que le tout répressif, l’exhibition de la force brute ne règlent pas tous les problèmes ? C’est à croire, c’est même sûr ! Il n’est pas de bonne politique en matière de sécurité publique qui fasse l’économie de la prévention et de l’accompagnement des plus fragiles. Voilà qui devrait alimenter le futur débat municipal .  

Préparer la municipale

La mort de J.M. Le Pen arrive à point nommé pour nous rappeler que dans un an auront lieu les élections municipales ! Comme le temps passe vite, il me semble que 2020, c’était hier. A Moissac, c’était l’arrivée au pouvoir du RN, une première dans le département qui pourrait être suivie de quelques autres, toutes aussi emblématiques, si la classe politique s’obstine dans ses vieux schémas.

En 2020, j’avais très tôt, je n’étais pas le seul, appelé au rassemblement, à l’union des démocrates, à constituer localement un arc républicain. Peines perdues ! Pour des raisons sur lesquelles il n’est plus l’heure de s’attarder, nous sommes partis à la bataille en ordre dispersé, décrédibilisant d’entrée de jeu toutes nos propositions, aussi pertinentes fussent-elles.

Ne faisons pas cette fois les mêmes fautes. Il est capital que face au RN, les démocrates avancent unis, sous la même bannière, sans s’encombrer de préoccupations boutiquières. Il faut apprendre à taire les querelles idéologiques qui ne sauraient avoir cours dans un scrutin municipal. Bien sûr, personne n’est sommé de renoncer à ses convictions, à ses engagements passés ou présents. Et dans la circonstance chacun peut en faire une ressource, une richesse afin de partager une ambition pour notre ville, afin de lui soumettre, ensemble un projet séduisant.

Je suis persuadé que nombre de Moissagais attendent que des voix se lèvent pour leur annoncer la bonne nouvelle. Dès lors, et au-delà des petits cercles politiques traditionnels, se manifesteront des volontés, germeront des vocations et des idées originales. Autre certitude, il faut à la tête de cet attelage, une personnalité forte, ouverte aux autres, bienveillante et déterminée, libre ! Elle va devoir donner à Moissac et aux Moissagais de l’espoir, tracer avec eux un chemin qui permette à notre ville de sortir de l’ornière dans laquelle le RN l’a plongée.

Car le RN a mis la vie sociale et démocratique sous l’éteignoir. Les lieux de rencontres, de discussions sont pour la plupart fermés ou interdits aux associations qui n’ont pas fait allégeance, aux partis politiques souvent réduits à la clandestinité des arrière-salles de bistrots. Les employés municipaux ont été mis au pas, ou poussés à partir. Une trentaine ont quitté le navire. La ville est sous emprise.  Il y a urgence de l’en libérer, de remettre Moissac en mouvement, d’en faire un espace économique, un territoire attractif, un lieu de rayonnement culturel et touristique. Une ville du bien vivre.

Bonne année?

Est-ce un effet de l’âge ou d’une lucidité inquiète ou les deux, toujours est-il que je peine cette année à trouver les mots qui promettent un avenir meilleur, des jours heureux et pour tous , la fin des tracas ? Il me semble que nombre d’entre vous partagent cette difficulté, je n’en veux pour preuve que la baisse drastique, le 1° janvier à minuit, du trafic sur les réseaux. A moins que pour ce qui me concerne, il faille chercher d’autres raisons, nous sommes si peu de choses…

Léo Ferré ne croyait pas si bien dire : « les temps sont difficiles » et plus que jamais nous avons l’incertitude pour horizon et la crainte comme compagne de lit. Un peu partout les populistes, de Trump à Poutine tiennent le haut du pavé. Le monde est devenu aussi instable que la nitroglycérine du « Salaire de la peur ». Les brasiers s’allument au moindre prétexte et l’ONU qui devait arbitrer les tensions de la planète, est réduite à faire de la figuration. Pendant ce temps, le climat se dégrade, la biodiversité recule, les choses s’accélèrent. Et nous regardons ailleurs, laissant filer les objectifs que nous nous étions pompeusement fixés, lors des différentes COP (Conférences des parties) sensées freiner le dérèglement climatique.

La France est à l’arrêt, sans projet et sans budget ! Les partis, tout occupés à leur survie, s’inventent des lignes rouges, comme autant de tranchées où s’enterrent leur imagination. Plus que jamais, la politique apparaît comme un méchant théâtre d’ombres, dont se gaussent ou se détournent nombre de nos concitoyens. Mais à ce train la France pourrait bien pleurer demain. Les intérêts de la dette coûtent tous les ans au pays autant que l’Education nationale. En 2007, le premier ministre alertait déjà : « je suis à la tête d’un état qui est en situation de faillite ». Depuis, c’est loin de s’être arrangé. Les crises, COVID, Guerre en Ukraine et autres soubresauts géopolitiques ont creusé toujours plus le déficit budgétaire. Le « quoi qu’il en coûte » se paye aujourd’hui au prix fort : des finances en déroute et des Français toujours plus mécontents.

Serions-nous devenus tout à coup un peuple de lemmings, ces petits rongeurs dont des légendes scandinaves assurent que régulièrement ils se suicident par groupes entiers ? Comme les chercheurs démentent ce récit, gardons espoir et ne cédons rien à l’air du temps. Je souhaite à tous mes lecteurs, lointains ou proches, une belle et bonne année !

Ma soirée propagande

L’entrée était gratuite samedi 19 octobre au Hall de Paris, pour une soirée « culturelle » consacrée… à l’Ukraine. Curieusement, la police municipale et la gendarmerie avaient été mobilisées en nombre pour la tenue de cette conférence. Le maire de Moissac craignait-il des incidents ?  La personnalité du conférencier était-elle susceptible de poser un problème, de créer un trouble à l’ordre public ? 

Une escouade de militants « Rassemblement national », dont Brigitte Poma, la cheffe départementale du parti avaient fait le déplacement pour assurer la claque. Quelques réfugiés ukrainiens, avec drapeaux et calicots étaient également venus se montrer et au besoin se faire entendre. Une petite dizaine de Moissagais constituaient le gros du public. C’est dire l’intérêt soulevé par l’intervenant, une certain Nicola Mirkovic, passé, nous dit son CV, par une école de commerce et président aujourd’hui d’une association énigmatiquement intitulée « Ouest-Est».

Les auditeurs ont très vite compris de quoi il retournait. Ils avaient devant eux « l’ami russe », plus exactement une des voix de la propagande russe, qui tente de tordre le cou à l’histoire et veut faire passer tous les Ukrainiens pour d’affreux nazis. On imagine que les réfugiés présents ne l’ont pas entendu de cette oreille. D’autant que le maire de Moissac, historien au petit pied et gaulliste d’opérette, avait en préambule longuement utilisé la figure du Général pour taper sur… les Américains, coupables de tout, fomenteurs en chefs de la guerre en Ukraine et de bien d’autres conflits que connaît notre pauvre monde. Chacun sait qu’on ne prête qu’aux riches. Mais tout de même ! Résumons donc cette grande soirée culturelle : haro sur les Yankees, gloire à la sainte Russie et vive Poutine ! 

C’est clair, le RN a de la culture une vision très partisane, très politique. Pour lui, elle doit servir à mener une bataille idéologique, à établir sa domination. A Moissac cela passe aussi par la disparition de certains livres de la bibliothèque municipale, ou la suppression des abonnements aux revues qui lui déplaisent. Sans oublier les bulletins municipaux qui depuis 4 ans tressent à grand renforts de photos, la louange de l’édile RN. A l’évidence, la soirée de propagande anti-ukrainienne ne fut pas un franc succès. Et les quelques spectateurs de bonne foi oublieront cette tentative de falsification de l’histoire. Mais le contribuable moissagais peut se demander qui paye une telle exhibition, qui paye la location de la salle, qui paye le cachet du conférencier, qui paye les frais annexes ? Toi, brave contribuable ! Alors heureux ?