Baylet à travers les gouttes?

Valence d’Agen s’apprête à réélire Jean Michel Baylet comme conseiller départemental. Le score du 1° tour ne laisse guère de doute. En campagne, comme il sait si bien le faire, le patron du quotidien régional, n’a cure des accusations qui pèsent sur lui, persuadé que sa bonne étoile, ses réseaux, ses obligés, et au final ses électeurs lui permettront une fois encore de se tirer de ce mauvais pas. Mieux, voilà des semaines qu’il chauffe l’opinion, se rappelle au bon souvenir de « ses amis », cherche à convaincre que sans lui, point de salut. L’homme veut reprendre son fauteuil de patron du département et il y met le paquet avec l’aide plus ou moins revendiquée de ses amis socialistes, de cette gauche officielle qui a l’émotion et la larme d’autant plus faciles que ses intérêts immédiats ne sont pas en jeu. Mais la droite montalbanaise, celle dont l’égérie s’appelle Brigitte Barèges, ex maire, interdite d’élection par la justice pour « détournement de fonds publics » est aussi à la manœuvre. Droite et gauche concoctent avec le chef du PRG un de ces arrangements dont le Tarn-et-Garonne a le secret et le triste privilège.

Même ses adversaires politiques, ceux qui ont pourtant le plus à perdre dans cette tambouille au fumet peu ragoûtant, font camembert, comme si rien n’était advenu. Et pourtant l’ancien ministre de François Hollande est visé par une enquête préliminaire pour viol sur mineur de 15 ans…

Mais « Tout le monde s’en moque. À part, peut-être, pour une poignée de militantes féministes et d’infatigables artisans de la protection de l’enfance, l’indifférence règne. » Baylet président du département? il aurait en charge la protection de l’enfance… La version trash du pompier-pyromane!

Rappelons avec Médiapart que « Baylet est accusé par Nathalie Collin, aujourd’hui âgée de 52 ans, de l’avoir « régulièrement violée » entre 1980 et 1984. « À ces occasions, j’étais seule avec lui. Il avait trente-cinq ans, il n’avait pas d’enfant. Moi je n’avais que douze ans, et j’étais une enfant », a-t-elle exposé aux policiers » Baylet est présumé innocent et il nie catégoriquement ces accusations : dans le journal qui lui appartient, La Dépêche du Midi, il indique qu’il « conteste solennellement et avec la plus grande fermeté les faits odieux que l’on [lui] prête ». « Je n’aurais jamais cru que l’on puisse à ce point calomnier », dit-il encore, affirmant qu’il s’agit là d’un complot politique. »

D’ailleurs ici, en Tarn-et-Garonne, comme dans le reste de l’Occitanie où pour l’élection régionale, il a fait alliance avec la socialiste Carole Delga, on se demande bien ce qui pourrait offusquer électeurs et candidats. JMB patron de Midi Libre, de la Dépêche, de l’Indépendant et d’une nébuleuse de journaux locaux, président d’un syndicat patronal de presse, patron d’un groupe de communication dont les clients principaux sont les collectivités locales, patron d’un parti le PRG…N’y aurait-t-il pas quelque conflit d’intérêt dans ce colossal édifice ? Mais comme le dit Médiapart, « la presse n’en parle pas, ou presque. Un rapide coup d’œil à la couverture de la campagne départementale suffit à s’en convaincre. Ici, La Dépêche… écrit des panégyriques à propos de son patron – qui salue, « avec fougue », les « valeurs de la République, chevillées au cœur du radical de gauche de toujours ». En réunion publique, Baylet, fait allusion – toujours selon le journal – « aux pires horreurs et calomnies que [ses] adversaires distillent ». Là, le même journal salue le « bilan » du conseiller départemental sortant, sa « présence jamais démentie durant ces dernières années »… La Gazette des communes évoque « le phénix radical Jean-Michel Baylet » qui « poursuit son opération-résurrection ». Il « joue son retour », dit France 3… Jean-Michel Baylet n’a vu aucun de ses alliés de gauche s’écarter de lui – déjà sous Hollande, ils s’étaient accommodés du bruit des casseroles. Le PS du Tarn-et-Garonne est resté muet… Interrogée par Mediapart, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault, candidate aux départementales dans le Tarn-et-Garonne, n’a pas donné suite. »

Extraits. Mediapart. Lenaïg Bredoux. 22 juin 2021

La gueule de bois

C’est dur de se réveiller avec la gueule de bois, surtout quand on avance dans l’âge ! Après ce premier tour des départementales, le RN confirme en effet son implantation. Moissac se singularise donc une fois encore, alors que la voisine, Castelsarrasin a clairement rejeté l’OPA de la droite et du RN réunis. Mais, dans les deux cas, comme un peu partout dans le département, il y aura un second tour. Responsable : la très forte, l’inquiétante abstention de ce 20 juin.

Il faudra donc dimanche prochain aller voter, convaincre ses amis, ses voisins de faire ce petit effort démocratique. Il faudra donc dimanche prochain faire barrage au RN, inverser la tendance, l’empêcher de prendre le canton. Il faudra donc voter massivement pour le binôme Garguy-Augé, seul rescapé de ce premier tour. Séverine Laurent et Ignace Véla ont dès dimanche soir fait ce choix. Maryse Baulu et Jean Luc Henryot, les grands perdants de ce scrutin (Maryse Baulu était conseillère sortante), n’ont pas à cette heure suivi la même voie. C’est bien regrettable et contraire aux engagements que les uns et les autres avaient pris avant le premier tour.

On sait que ce sera difficile, que l’avance de voix permet au RN d’espérer. Raison de plus pour redoubler d’efforts, pour faire taire les aigreurs personnelles, pour s’oublier ne serait-ce que le temps d’un vote et prendre en compte l’intérêt général. Certes, l’élection de l’équipe frontiste ne sonnerait pas la fin du monde, mais elle précipiterait le déclin de notre territoire. Il suffit d’ouvrir les yeux sur la situation de Moissac et la politique que le maire RN y conduit :  sectarisme à tous les étages, culte du passé, rejet de la culture, obsession sécuritaire… La régression économique et sociale s’installe inexorablement alors que le jeune militant lepéniste refuse de travailler avec les collectivités voisines, Castelsarrasin en particulier. Ses rodomontades, ses oukases exaspèrent bien au-delà des rives du Tarn. C’est vrai de la région Occitanie. Et les choses ne vont pas s’améliorer avec la réélection bienvenue de Carole Delga. C’est vrai aussi de l’Etat qui se désengage progressivement dans notre ville.

Aux côtés de Séverine, Ignace, Nabila et Jules, nous avons fait campagne pour un canton dynamique, porteur de projets novateurs, débarrassé de l’hypothèque frontiste.  Moissac doit en effet revenir dans le jeu, au sein de l’intercommunalité et du département. Dans un département libéré des clans du siècle dernier et des coteries qui ne sont plus de saison ! Le deuxième tour, dimanche prochain dessinera la nouvelle majorité et du coup donnera quelques indications sur le chemin que veut prendre le Tarn et Garonne. JM Baylet, protégé par la prescription judiciaire, sera certainement réélu dans sa ville de Valence d’Agen. Il ne cache guère son ambition de reprendre le « château » au prix de contorsions idéologiques et de petits arrangements dont il a le secret et qui ont fait de ce département le parangon de la politique cassoulet.

82: pas de débat sur France3

Décidément le Tarn et Garonne a du mal avec la presse. On connait, j’en ai suffisamment parlé ici, la chape de plomb que fait peser le quotidien régional sur la vie démocratique du département. Ce qui est nouveau, au moins depuis une bonne année, c’est l’attitude de la télévision régionale pendant les périodes électorales. Je ne vais pas revenir sur l’épisode des municipales, quand en 2020, France3, au mépris des règles les plus élémentaires de la déontologie professionnelle et de ses obligations de service public, ne trouva jamais le temps ni les moyens d’ouvrir son antenne à la liste « Moissac naturellement » que je conduisais. Cet ostracisme assumé n’émut personne, pas même le CSA que j’avais interpellé et qui, pour d’ineptes raisons de calendrier, ne crut pas utile de réagir. Et voilà que ça recommence à la faveur des élections départementales.

On apprend aujourd’hui que le débat annoncé par l’antenne régionale de France3 n’aura pas lieu. A qui la faute ? Certainement pas, il faut bien le reconnaître, au Président du département. Contrairement à ce que laisse entendre le titre ronflant du journal de J. Michel Baylet, Christian Astruc ne s’est pas défaussé. Il a tout simplement refusé un débat où les dés étaient pipés. Quatre candidats devaient en effet s’affronter : Astruc, Baylet, Viallon pour le RN et Rabaut. Le hic, le piège de l’affaire, c’est que le candidat Baylet, par ailleurs patron d’un parti croupion qui s’appelle le PRG, a fait alliance avec les socialistes de Valérie Rabaut, député de la première circonscription et candidate sur le canton de Caussade. On imagine le tableau, Astruc seul contre tous, seul surtout face à une coalition PS-PRG à deux têtes. Un débat qui en définitive servait à mettre en majesté le maire de Valence d’Agen, à en faire le challenger désigné et unique du président sortant. Le piège était trop grossier pour que le vieux matois du canton de Lomagne y tombe les yeux fermés.

Ce département souffre aujourd’hui d’une malédiction qui porte un nom, possède un empire de presse, et s’en croit propriétaire de générations en générations. On ne résiste qu’à ses dépens à J. M Baylet. Il s’invite, dicte ses conditions et punit les récalcitrants. La rédaction en chef de France3 serait-elle tombée sous le charme discret… du fringant septuagénaire ? Subi d’amicales pressions ? Quoiqu’il en soit, il n’y aura pas de débat sur la télé publique pour évoquer la situation du Tarn-et-Garonne, pourtant exceptionnelle à plus d’un titre.  Car après le refus d’Astruc de se prêter à ce coup tordu, Valérie Rabaut a décliné l’invitation. A la suite d’une conversation plus qu’orageuse avec la rédactrice en chef de l’antenne toulousaine, elle a même décidé de se plaindre à Delphine Ernotte, présidente de France télévisions. A noter que c’est le deuxième courrier qu’elle lui envoie en quelques jours, le premier concernait la suppression envisagée pour septembre prochain du rendez-vous dominical « Dimanche politique ». Que s’est-il passé ? je n’imagine pas que la patronne du PS se soit offusquée du tour de table initial.  Mais une fois Astruc forfait, avec qui débattre ? Avec son allié PRG ? Impensable ! Avec le RN ? Impossible, c’eût été en faire trop grand cas! Elle a donc décliné. Et voilà France3 bien embarrassée, et le département bien maltraité… une fois de plus !

Mes indiscrétions

Je conseille urgemment au « journaliste » de JM Baylet de s’acheter des lunettes neuves. C’est presque gratuit grâce au dispositif mis en place par le gouvernement d’E Macron. J’ai en effet droit aux « indiscrétions » dominicales où il est dit que je m’attribue une prose qui n’est pas la mienne. De deux choses l’une, ou ce plumitif ne sait pas lire, ou, ce qui semble plus probable, il abandonne son encre à ses mauvais penchants. J’ai en effet repris un communiqué diffusé après la réunion du Conseil de surveillance de l’hôpital de Moissac en prenant grand soin de mettre des guillemets aux propos évoqués. Ça s ‘appelle, en bon français, une citation, dont le contenu m’a paru par ailleurs digne d’intérêt.

A la rubrique des « indiscrétions », j’ajouterais, si mon bienveillant et zélé « confrère » m’y autorise, l’appel de Jean Paul Nunzi, l’ancien maire de Moissac. Dans une tribune publiée par le « Petit Journal » il s’inquiète du retour aux affaires de Jean Michel Baylet qui rêve tout haut de prendre à nouveau le « Château », autrement dit l’Hôtel du département. « Tourner définitivement la page Baylet » écrit l’ancien député socialiste qui estime que JMB « a pourri la vie politique du Tarn-et-Garonne » et espère que les électeurs « l’enverront jouir d’une retraite justifiée à 75 ans et un demi-siècle de règne… Si on tourne… la page Baylet, ajoute-t-il, la démocratie respirera mieux et il est grand temps ». Je cite et je partage !

Laurent-Véla : une force de propositions

Le duo Séverine Laurent et Ignace Véla est candidat aux élections départementales sur le canton de Moissac avec leurs suppléants Nabila Cacouch et Jules Duffaut. Extraits de l’ITW qu’ils ont donné au « Petit Journal ».

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3 listes face au RN… Pourquoi ?

C’est mieux qu’en 1992 ou 2001 : il y avait alors sept, huit candidatures divisées. C’est la première fois qu’il y a aussi peu de listes au premier tour. C’est peut-être un signe d’apaisement de la vie politique du canton. Les résultats des élections municipales moissagaises ont été clairs : rejet des anciennes équipes, fort besoin de renouvellem ent. On a vite compris qu’une entente était nécessaire, qu’il nous fallait rassembler autant que possible et ne pas reproduire les erreurs du passé si l’on voulait agir concrètement. Et puis nous nous sommes découvert des complémentarités.

OK, mais les deux autres binômes ?

Pour se réunir, il faut partager les mêmes valeurs et les mêmes orientations politiques et être capable de dépasser les égos et les arrières pensées. Certains ne partagent pas nos analyses à propos de la nécessité de l’entente et du renouvellement et ont préféré jouer leurs propres cartes. Leurs raisons sont assez claires.

 Vous critiquez la gestion du département, quid de Christian Astruc ?

Rien de personnel. Christian Astruc a dirigé le département en gestionnaire tranquille, en comptable. C’est loin de répondre aux attentes des Tarn-et-Garonnais. La majorité actuelle a montré qu’elle manque d’idées, d’audace et d’ambition pour le département. Peu de démarches de recherche de financement ont été engagées pour bâtir de grands projets et c’est bien regrettable. Par ailleurs son action n’a pas profité de manière égale à tous les cantons, Le canton de Moissac a souvent été oublié. Je ne comprends toujours pas pourquoi la D7 qui passe devant l’école de Mathaly n’a pas été sécurisée, pourquoi nous ne disposons pas de belles entrées de ville comme à Castelsarrasin. Les falaises longeant la D101 sur la route des vergers vers Lizac s’effritent dangereusement depuis des années. Il y a beaucoup à faire pour notre canton.

Baylet ferait-il un bon président ? 

A ce stade on ne sait pas qui sera candidat lors du troisième tour pour l’élection du Président. Nous voterons pour une présidente ou un président qui s’engagera à porter nos projets. L’important pour l’instant c’est le premier tour, c’est d’obtenir la confiance des électeurs de notre canton. Mais il est clair que Monsieur Baylet n’est pas l’avenir du Tarn et Garonne.

On dit que l’hôpital de Moissac est menacé ?

Cela fait trente ans que l’on s’inquiète pour notre hôpital. Rappelons que dans les années passées la mobilisation des élus, du comité de défense et de la population du secteur a permis de maintenir les services essentiels et notamment la modernisation des urgences. Aujourd’hui, on constate que plus personne dans ces instances ne se parle vraiment. Le premier travail à engager c’est que les parties prenantes dans ce dossier (ARS, administration, conseil de surveillance, comité de défense, syndicats) retrouvent le sens du dialogue. Nous y travaillerons.

Mais nous sommes aussi particulièrement préoccupés par le désert médical qui fait qu’aujourd’hui on a les pires difficultés pour trouver un médecin généraliste à côté de chez soi. C’est pourquoi il apparaît de plus en plus nécessaire de réaliser un diagnostic départemental de la situation avec l’ARS et tous les acteurs du système de soin. Ce diagnostic, sorte d’Etats généraux de la santé, doit permettre de trouver les voies et les moyens pour répondre aux besoins de la population.  Certains départements payent les études d’étudiants en médecine en échange d’un temps équivalent d’exercice sur leur territoire. Pourquoi pas le Tarn-et-Garonne ?

Pauvreté, problèmes sociaux, que peut faire le département ?

Sur les 374 millions d’Euros de budget du département, plus de 30 millions d’Euros sont dédiés au RSA, plus de 40 millions sont destinés à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie. On sort difficilement de la spirale de la précarité ou de l’isolement sans accompagnement. Dans notre canton en particulier, il faut renforcer, former et spécialiser les structures d’assistance et de contrôle. Par ailleurs ne nous y trompons pas, la lutte contre la pauvreté passe par le développement économique. Il faut développer l’emploi local, la formation professionnelle, la mobilité en synergie avec la région. Y compris la mobilité numérique ce qui suppose l’achèvement complet du plan fibre et la mise en place d’un plan de formation pour les utilisateurs potentiels. Il faut renforcer les liens et définir des objectifs avec Pole emploi et la chambre des métiers, la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre d’Agriculture pour répondre aux besoins de main d’œuvre de nos artisans, de nos PME et de nos agriculteurs.

Y a-t-il un problème avec l’obligation scolaire ?

Cela concerne principalement les enfants issus de familles de travailleurs saisonniers étrangers. Avant la répression, il faut la prévention.  Les enseignants sont les premiers concernés mais le dialogue est difficile avec ces familles qui ne parlent pas français. Une des priorités sera de créer des postes de médiateurs départementaux bilingues pour favoriser le dialogue entre les enseignants et les familles.

Et les fraudes aux aides sociales, RSA, allocations familiales et autres…

En 2017 plus de 150 000 allocataires ont été contrôlés par la CAF dans le Tarn-et-Garonne. 234 personnes ont été épinglées pour fraude et ont dû rembourser près d’un million d’Euros. En revanche, durant ces mêmes contrôles la CAF a identifié que près de 500 personnes ne bénéficiaient pas des aides auxquelles elles avaient droit. On peut en conclure qu’il y a plus de personnes qui ne bénéficient pas de leurs droits que de personnes qui fraudent. Il faut mettre en place un dispositif pour que ces personnes accèdent à leurs droits sans difficulté. Dans le même temps, il faut bien entendu renforcer les contrôles pour que la fraude diminue.

Les Bulgares, un problème ou une solution ?

Le Tarn-et-Garonne a besoin de 22 à 24 000 travailleurs saisonniers par an, autant dire que sans eux c’est toute notre économie qui s’écroule ! L’espace des Saisonniers qui réunit Le Département, la Chambre d’Agriculture ainsi que toutes les organisations liées à l’emploi agricole doit devenir un outil opérationnel susceptible d’accompagner nos agriculteurs dans leur recherche de main d’œuvre. Cette structure doit veiller aux conditions d’accueil, de logement, de répartition des travailleurs sur l’ensemble du département. Au-delà de ce dispositif que l’on souhaite fortement développer et accompagner, il faut revaloriser l’emploi agricole et en améliorer l’image.

 Faut-il aider davantage les agriculteurs et comment ?

Beaucoup d’agriculteurs n’ont pas les moyens d’assurer leurs cultures contre le gel ou la sécheresse et il est naturel que le département leur vienne en aide pour faire face aux aléas climatiques. Ensuite, il est urgent que le Tarn-et-Garonne investisse dans l’avenir. Les changements climatiques sont une réalité et avec les professionnels nous voulons développer les organismes de recherche agricole ainsi que la robotisation. Cette politique volontariste répondrait à plusieurs préoccupations : disposer de variétés qui s’adaptent aux changements climatiques et qui sont résistantes aux maladies ce qui permettrait de réduire les traitements,  d’accueillir sur le territoire des emplois qualifiés et bien sûr de nous positionner leaders dans ce secteur de recherche et de développement agro-économique. Des financements existent pour monter ce type de projet ambitieux, notamment auprès du Conseil de l’Europe.

Le tourisme, un atout ?

Tourisme, commerce, artisanat et culture sont intimement liés. Pour attirer et fidéliser les touristes il faut offrir des services et produits qui correspondent aux attentes des gens : des lieux d’accueils sympathiques, des loisirs culturels et sportifs accessibles et agréables, des offres diversifiées. Les touristes sont en quête de parcours à thèmes où la gastronomie, y compris étoilée devrait tenir toute sa place. Pourquoi ne pas créer par exemple, un chemin de découverte autour des arts culinaires qui partirait de Belleperche jusqu’à Négrepelisse en passant par Castelsarrasin avec le Centre Firmin Bouisset. Il faut aussi recréer une Grande fête des fruits à Moissac qui mettrait en valeur l’excellence de notre terroir. Il y a 30 ans Moissac était l’une des villes les plus visitées de Midi-Pyrénées. Aujourd’hui les gens y restent moins d’une demi-journée. Nous avons un problème d’image qu’il faut redorer. Il faut mettre en valeur les sites remarquables et naturels ainsi que le bien vivre dans notre département. Il faut refaire du canton la porte d’entrée du tourisme en Tarn-et-Garonne.

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