La Préfète, le Sous-préfet qui vient d’arriver de Dordogne, le directeur régional des affaires culturelles, le Président de la Communauté de communes, la conseillère départementale en charge de la culture, le maire de Castelsarrasin, les directeurs de la Banque Occitane et de l’enseigne Leclerc, des descendants de Firmin Bouisset, les membres de l’association… il y a avait du monde, beaucoup de monde, vendredi 3 septembre pour l’inauguration officielle de l’Espace Firmin Bouisset, à la Maison d’Espagne à Castelsarrasin.
Ce musée est en fait ouvert au public depuis le mois de juillet. Succès immédiat ! La fréquentation s’annonce bonne, répondant aux attentes de ses concepteurs, Annie Claude Elkaim et François Sikic.
A en croire les commentaires, sur le livre d’or ou de bouche à oreille, l’endroit séduit, enthousiasme même par sa beauté, sa scénographie, son intérêt pédagogique. Lieu de médiation, il accueille aussi des publics spécifiques, « empêchés » selon la terminologie en vigueur. Il s’agit en fait des populations qui ont un accès difficile aux différentes formes d’expression culturelle.
L’ouverture au monde scolaire, avec un matériel pédagogique spécifique, fait aussi partie des objectifs de cet espace, qui entend, c’est ce qu’a précisé la présidente de l’association, compléter son dispositif par la création d’un pôle événement, autour d’expositions temporaires, d’ateliers, de rencontres artistiques… Mais Annie Claude Elkaim, a également souligné la place et le rôle des collectivités locales et de l’Etat, sans lesquels le modèle économique de ce lieu ne serait pas tenable.
Bref, sous des cieux cléments, avec une assistance aux anges, ce fut une bien belle soirée, qu’Henri Ena, historien et « découvreur » de Bouisset n’aurait pas boudée. Et comme cela a été souligné à plusieurs reprises, un tel projet ne pouvait prendre corps, c’était peut-être écrit, que grâce à un exceptionnel « alignement des planètes ».
Mais il faut une certaine dose d’inconscience pour piquer une tête dans un tel bouillon de culture. Depuis quelques jours les algues prolifèrent à foison, tandis que les berges s’ourlent d’une mousse à l’origine indéfinie faute d’analyse un peu sérieuse.