C’est l’histoire d’un mec…

Sur le marché de Moissac, entre les étals qui croulent sous les beaux fruits et légumes du terroir, circule une étonnante histoire. C’est l’histoire d’un mec qui serre des mains, le sourire carnassier en bandoulière. C’est l’histoire d’un mec qui dit bonjour à tout le monde, même si dans tout ce monde, certains n’en ont cure. C’est l’histoire d’un mec qui tient table avec les grands, les grands du département. Mais cela suffit à sa stature. C’est l’histoire d’un mec qui a la bourse généreuse pour ses amis (politique de la carotte). Et la menace facile pour ceux qui veulent rester libres (politique du bâton). C’est l’histoire d’un mec qui ne fait même pas peur, encore moins rire… Il court après des bulletins de vote.

Ne pas vendre la peau de l’ours…

Comment faire une majorité? M. Benech et son groupuscule baptisé opposition de droite commencent à s’inquiéter. Parviendront-ils avec leurs amis radicaux à l’emporter en mars prochain? Le doute les saisit. Alors tout naturellement, ils nous font un étrange couplet sur le FN, lorgnant sur cet électorat. L’oeillade est tellement prononcée, qu’à la fin ils se lâchent, persuadés qu’ils peuvent jouer la tête de pont. C’est ainsi qu’il faut comprendre leur appel aux Moissagais de bonne volonté. Le mot d’ordre est désormais « TSN », tout sauf Nunzi. Les électeurs trancheront, mais Benech et consorts pourraient bien être déçus!

Circulez, il n’y a rien à voir

Prenez un notaire, candidat non déclaré, mais déjà en piste pour la mairie de Moissac, prenez un publiciste qui se prend pour un journaliste, chargé par son patron de tirer à boulets rouges sur le travail de la municipalité sortante… et vous avez le éniéme papier sur les travaux qui vont interdire la circulation, sur les braves gens empêchés tout soudain d’aller faire coucou à leur notaire, sur la brave restauratrice sommée de dire tout son mécontentement.
Si ça ce n’est pas du grand journalisme, je ne m’y connais pas. Une fois encore hier matin, la voix de son maître a bavé. Mais comme dirait notre désormais célèbre Pécuchet Tarn et Garonnais, la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.

Bouvard ou Pécuchet au vernissage

Vernissage vendredi soir d’une très intéressante exposition d’artistes contemporains au Moulin de Moissac. Belle affluence pour une initiative qui mérite d’être encouragée car elle redonne à ce lieux un lustre un peu oublié. Les propriétaires du Moulin veulent créer des événements culturels, faire de ce site emblématique un espace de rencontres et de découvertes. Il faut encourager les entrepreneurs. La mairie est et sera bien entendu à leurs côtés.
Au chapitre des discours, il eut notre hôtesse, toute en émotion retenue. Le maire Jean Paul Nunzi qui en quelques mots sut saluer l’initiative et l’inscrire dans l’histoire de Moissac. Sobre et brillant! Et puis il eut ce petit couac où l’un des conseillers généraux, à moins que ce ne fut le candidat à la succession du maire, crut bon d’improviser un petit discours, tellement mal troussé que l’assistance dut faire effort sur elle même pour ne pas pouffer. Bouvard ou Pécuchet, sortez donc de ce corps! Le supplice fut heureusement abrégé. Mais par quel subterfuge, ce candidat même pas déclaré, put-il s’emparer du micro? A l’avenir, il faudra le surveiller et lui donner la réplique avec autant d’assurance qu’il en mit à se pousser du col.

Le changement c’est pas maintenant

Le sénat invente l’exception républicaine. En refusant de s’appliquer à lui même la loi sur le non cumul des mandats, le sénat s’exonère des grands principes républicains, entre autres celui qui veut qu’une loi s’applique à tous et que chacun est égal devant la dite loi. Gageons que si ce texte restait en l’état, le Conseil constitutionnel aurait son mot à dire. On savait que le Sénat cultivait son esprit de modération, on ne savait pas à quel point il pouvait être conservateur, voire ringard comme disait non sans provocation une des émissions de la chaîne de télévision Public Sénat.
Encore un mot, le nouveau découpage cantonal n’est pas encore officiel, mais les premiers retours du ministère de l’Intérieur laissent penser que l’exercice va décevoir. Par exemple, Boudou serait rattaché à Valence d’Agen… Attendons la carte définitive pour en tirer tous les enseignements politiques… Mais ça s’annonce mal!