Lors de la séance d’octobre du Conseil municipal, plusieurs dossiers techniques n’appelaient pas débats particuliers. Ils ont donc été votés avec l’appui de l’opposition Divers gauche. C’est le cas de l’OPAH qui poursuit son bonhomme de chemin, de divers aménagements et même des subventions aux écoles de sports… A Moissac, les PV seront désormais électroniques (plus de papillon sur vos pare-brise, et le stationnement sera gratuit samedi, dimanche et jours fériés.
Mais le gros de la soirée fut consacré à la caserne des pompiers. (Voir article précédent « Le prix de la caserne des pompiers »)
On peut schématiquement résumer les débats en deux chapitres.
Sur la légalité.
La majorité UMP estime ne pas être tenue par la loi de 1996 qui attribue la responsabilité du secours incendie au Conseil général. Elle se réfugie derrière des textes qu’elle ne connait pas, voire derrière l’exemple de Grisolles qui a accepté de payer une partie de sa caserne de pompiers. Il n’empêche, la majorité se trompe et force la loi à défaut de la violer.
Sur l’opportunité.
C’est bien là la vraie déculottée d’une majorité qu’on aurait pu imaginer mieux trempée. Elle plie , à six mois des élections départementales, devant les oukases du CG expliquant pèle mêle qu’il y va de l’intérêt des pompiers et des Moissassais, que le temps presse, qu’elle a obtenu des contre-parties (la restitution de l’actuelle caserne ou encore – ne pouffez pas- la construction d’un rond point… ) Pour au final admettre que la Communauté de communes ayant dit oui à Baylet, Moissac ne se voyait pas faire bande à part. La majorité a donc voté avec l’aide des Radicaux un budget de 300 000 euros pour la caserne qui sera installée dans la zone inter-communale de Fleury, sur un terrain donné pour l’euro symbolique. Le cadeau est de taille, au moment où les capacités d’investissement des communes se réduisent comme peau de chagrin. Moissac aurait pu utiliser cet argent ailleurs, pour développer l’activité de la ville qui en a bien besoin. Moissac aurait du tenir la position qu’elle a toujours défendue, sous la précédente municipalité. Et demander au CG de faire ce qui lui incombe!
A propos d’un questionnaire sur le sentiment d’insécurité…
L’opposition divers gauche l’a dénoncé sous toutes les coutures, fond et forme. Un document anonyme, pas signé, pas expliqué, aux questions orientées. Le maire a cherché à se réfugier derrière le CLSPD (Comité de prévention de la délinquance). Il a aussi expliqué que ce questionnaire émanait d’une officine spécialisée… bref que ce travail était bien fait. Mais on veut croire que gendarmerie et police, sans parler du bouche à oreille, dans une petite ville comme Moissac, suffisent à renseigner sur l’état d’esprit de la population, sur les secteurs en difficultés. Y avait-il besoin d’un tel questionnaire? La réponse est non!
Le document sera disponible à l’entrée des lieux publics. Il veut prouver que la mairie UMP s’agite sur le front sécuritaire, qu’elle prend en compte les « souffrances » de la population. Le brouet sécuritaire pourrait très vite donner la nausée à une bonne partie de la population moissagaise.
A propos des travaux des lycées, d’enseignement général et technique…
Rien de nouveau, le Conseil régional s’est décommandé et a fixé une nouvelle réunion au 5 novembre. Le temps passe. Moissac ne saurait attendre plus longtemps. La région semble chercher des échappatoires, elle fut plus diligente pour investir sur le Lycée de Valence d’Agen. Si en novembre les résultats tardaient à venir, il faudra bien que gauche et droite, la population moissagaise réunie, disent son fait à la Région M.P. Moissac a besoin de lycées accueillants, bien équipés, à la mesure de leurs résultats scolaires, à la hauteur des attentes de sa jeunesse.
Il fut aussi question de la Subvention à l’Ecole Jeanne d’Arc dont on a appris que 2 cages d’escaliers (sur 5) n’étaient toujours pas aux normes. Mais il parait que la Commission de sécurité n’y trouve rien à redire…
Fin de ce Conseil vers 23 heures, où on l’on vit une fois de plus que la majorité UMP est sourde aux remarques et suggestions de bon sens, campant sur ses certitudes, arrogante avec son opposition, couchée devant le pouvoir départemental. Ainsi va le Tarn et Garonne!