Donnez de la Voix

Il faut aider, il est encore temps le Festival de la Voix à Moissac qui a du mal à boucler son budget. Une adresse:

 https://fr.ulule.com/festival-voix/

Allez y, c’est facile comme un clic!

Il manque en effet quelques centaines d’euros pour faire face aux engagements pris en matière de programmation. Les deux élues en charge de la culture à la Mairie de Moissac lancent régulièrement un appel aux dons. C’est nécessaire. Mais il aurait été mieux que la mairie de Moissac, tout comme la Communauté de communes assument leurs responsabilités en la matière et aident, par une subvention exceptionnelle pourquoi pas, ce Festival dont tout le monde vante ou feint de vanter les mérites et l’intérêt.

Pour la première fois, il va se décentraliser réellement, offrant aux communes de « Terres de confluences » des spectacles et des soirées. L’intercommunalité aurait pu dès lors être un peu plus généreuse et donner l’exemple. Cela n’aurait pas mis à mal sa balance comptable!

Reste qu’il y a aussi à dire sur la gestion du Festival. En général, on engage des dépenses en fonction des ressources dont on dispose. Ou bien, on a recours à l’emprunt. Il est plus que hasardeux de courir ainsi après les subsides alors que parait-il le sort du festival en dépend. Il n’est pas interdit aux saltimbanques de jouer un peu aux comptables.

Terres de Confluences: un budget de père tranquille

Le vote du budget de la Communauté de communes, Terres de Confluences ne fut qu’une formalité. Une seule petite abstention, Gérard Vallès, pour afficher un désaccord, ou plus exactement pour pointer le manque d’ambition d’un budget qui d’une année sur l’autre, baisse de 28% ses investissements. Ce n’est pas une paille! Cela témoigne bien sûr des difficultés de la période, avec une forte baisse des dotations de l’état, mais cela témoigne surtout d’une absence de projet, et d’un terrible renoncement. Comme à Moissac (voir plus bas)!

Les 2,2 millions consacrés à l’investissement vont financer un peu de fibre optique (projet déjà engagé précédemment), un benne à ordures, des travaux sur la cuisine centrale, des préfabriqués pour la maison de l’intercommunalité, déjà trop petite, et quelques menus aménagement sur l’aérodrome de Gandalou. Sans oublier les 300 000 euros pour le lancement d’un Plan local d’urbanisme intercommunal… et 30000 euros pour étudier le projet de piscine.

Voilà qui n’ouvre certainement pas les portes de l’avenir. Et qui solde à peine la période précédente. Forte de ses 32 agents, la Communauté de Communes embauche. Cela se traduit par une augmentation de 32% des frais de personnels. La mutualisation des services entre mairies et intercommunalité sera pour plus tard. Moissac a cependant décidé de mettre à disposition sur un mi-temps, sa directrice du CCAS. Un prêt intéressé puisque le projet de ville réclamé par l’état (subventions à la clé) doit être fait dans le cadre de la Communauté et profitera principalement à notre commune. Par ailleurs, l’opération « Boutiques à l’essai » va être lancée. Il s’agit d’aider avec l’association éponyme des porteurs de projets à ouvrir commerces dans les centres villes qui se vident.

Reste que l’exécutif Intercommunal,  s’est félicité, sans rire, d’un budget qui « ne nécessite ni augmentation des taux d’imposition, ni emprunt ». Un budget de père tranquille en quelque sorte!

  • Le budget principal de Terres de Confluences se monte donc 12, 5 millions d’euros
  • 9,3 millions d’euros pour le fonctionnement
  • 3,1 millions d’euros pour l’investissement.
  • Le budget annexe des zones Barrès-Fleury et Borde Rouge est en déficit de 1,7 millions d’euros, faute de recettes de commercialisation

Barèges et Astruc se tirent la bourre

Il y a déjà de la friture sur la ligne entre le nouveau président du département de Tarn et Garonne, « l’indépendant » Christian Astruc  et Brigitte Barèges, la maire UMP de Montauban. On les a vu  ce week end à Sapiac, oublier de suivre le match de rugby pour publiquement s’apostropher sur les délégations de signatures.

En clair, l’UMP veut contrôler l’exécutif départemental qu’elle a placé au Château grâce aux voix de ses 10 élus. Mais comme nous l’annoncions un peu plus bas, l’attelage n’est pas évident à mener. On vient donc d’assister à la première embardée. Autant dire que si ça continue, il y a du souci à se faire sur la conduite des affaires dans ce département.

Pendant ce temps, monsieur bons offices, le sénateur Yvon Collin, est nommé conseiller à titre bénévole, le temps dit-il de la mise en place de la nouvelle équipe. Il va devoir siffler rapidement la fin de partie, faute de quoi…

Faut-il pleurer, faut-il en rire…?

Pour paraphraser le poème, « font-ils envie ou bien pitié »? Je parle de la nouvelle majorité départementale, cette alliance totalement Tarn et Garonnaise entre une UMP conquérante et un ventre mou qui s’affiche comme « Indépendant » mais qui sait si bien prendre le vent’!

Envie, parce  que cette alliance de circonstance va désormais présider aux destinées du département, là où la gauche n’a pas globalement démérité. En fait, ce n’est pas réellement une gestion que les électeurs ont sanctionné, même si on peut, et on ne s’en est pas privé dans ces pages, regretter nombre de choix, se révolter aussi contre une politique qui a systématiquement privilégié certains territoires aux dépens des autres – Moissac en sait quelque chose!

C’est d’abord un homme et un système qui ont été rejetés. Un système à bout de course, fait de clientélisme autoritaire, de prébendes qui nourrissent les amitiés. Un homme aussi, qui a réduit ses partenaires politiques au piètre rôle de vassaux, qui n’a jamais su composer, laisser de l’oxygène aux autres et ce jusqu’au dernier moment de sa gloire. Un héritier en quelque sorte, propriétaire en ses terres. Un châtelain républicain qui avait mis tout son poids pour sauver auprès de François Hollande l’existence des départements. Rictus de l’histoire!

Avec la défaite de JM Baylet, la gauche Tarn et Garonnaise n’est pas orpheline d’un parrain, elle se trouve de fait confrontée à son destin. Et le parti socialiste, dont les électeurs de Midi Pyrénées ont prolongé un peu partout le bail, en particulier à Montauban où il a conservé deux cantons sur trois, est appelé à jouer tout son rôle dans cette recomposition. L’enjeu est de construire une alternative au pouvoir de la droite, rassemblant toutes celles et tous ceux qui entendent oeuvrer au renouveau du Tarn et Garonne. Il s’agit, au delà des mots, de faire vivre les valeurs d’une gauche décomplexée et moderne. Un nouvel espace s’ouvre, face à une droite sans projet, sans programme, mais sans gène.

Car les électeurs ne tarderont pas à découvrir la mystification. Ils voulaient du changement, du rajeunissement, une autre façon de faire de la politique. Ils risquent d’ être servis! Mais pas comme il l’espéraient. Tel Janus, le nouveau pouvoir installé « au Château » présente deux visages. Celui d’une droite passe muraille, pas idéologue pour deux sous, et qui porte le terroir en bandoulière.  Celui aussi d’une droite dure, autour de Brigitte Barèges, la maire de Montauban qui, pour arracher la victoire, a décidé de la jouer modeste se mettant apparemment en retrait. En fait, en embuscade! Forte de sa quatrième vice présidence, elle entend diriger la manoeuvre, et imposer ses choix. Car la dame de Montauban n’aime pas qu’on lui résiste. Elle l’a prouvé à maintes reprises, parfois au risque de s’attirer des ennuis judiciaires.

Sans programme autre que les habituelles incantations, cette droite  annonce des jours sans gloire pour notre département.  On verra d’ailleurs combien de temps tiendra cet attelage de circonstance, entre UMP et pseudo « Indépendants »réunis sur un seul objectif : faire tomber Baylet. Le TSB, « tout sauf Baylet » ne tient qu’une élection. Les choses sérieuses commencent. La gauche doit être au rendez-vous, sur le terrain, dans les collectivités, pour préparer les prochaines échéances, pour préparer demain.

 

 

 

Un budget qui tourne le dos à l’avenir

Le budget était le plat de résistance du dernier conseil municipal. Pas de changement depuis le Débat d’orientations budgétaires. Toujours le même budget, sans ambition, exclusivement soucieux de répondre aux attentes, le maire l’a avoué sans détours, de sa clientèle.
L’opposition de gauche a donc voté contre ce budget. Dans son intervention, Gérard VALLES a dénoncé une nouvelle fois, un budget de régression, sacrifiant au tout sécuritaire: nouveau poste de police, 24 caméras de video-surveillance en plus, première tranche d’un dispositif qui en comptera une cinquantaine…
En matière d’investissement, la majorité UMP est sans projet, sinon celui d’installer à grands frais une aire de camping cars, qui par ailleurs aurait pu être donnée en concession. On connaît bien l’avantage de ce type de montage: offrir à Moissac, sans bourse déliée, un équipement susceptible d’élargir les capacités d’accueil de la ville. Et éventuellement de lui rapporter une redevance!
Dans ce budget, pas un seul projet ouvrant des perspectives de développement susceptible de déboucher sur des créations d’emplois, pas même un peu d’imagination pour trouver des économies, donc des capacités de financement et ainsi s’ouvrir des marges de manœuvre en cette période de vaches maigres…

On a du se tromper de film: la ville espérait des capitaines courageux, elle s’est donnée des boutiquiers frileux.

Même chose aussi pour ce qui concerne le fonctionnement. Le maire avait fait procéder à un audit, qui pointait, entre autre, une organisation défaillante des services municipaux et une masse salariale préoccupante. Résultat: rien! La réorganisation s’est bornée à virer le DGS ( directeur général des services) pour en embaucher un autre. L’audit pointait la nécessité d’un DRH (directeur des ressources humaines). Les agents attendront des jours meilleurs!

Et les impôts? N’en déplaise au maire, ils augmentent. À cause des bases qui ont été réévaluées. La mairie qui a provisionné d’importantes enveloppes au titres de dépenses imprévues (on se demande bien pourquoi de telles précautions) aurait pu gommer cette augmentation en diminuant les enveloppes en question. Mais elle préfère s’assurer, voire se rassurer, à moins qu’elle ait un autre projet dont elle ne veut pas parler.

La zone du Luc en panne, avec un investisseur qui n’a pas l’air pressé de tenir ses engagements, un lycée dans l’attente d’une décision de l’état sur les zones inondables – une étude de 40000 euros va être lancée – un hôpital sur lequel plane toujours la menace de la fermeture de la chirurgie, des commerces de centre ville qui régulièrement mettent la clé sous la porte… La situation est loin d’être maîtrisée et comme dirait un ancien premier ministre, on ne voit pas le bout du tunnel.

C’est d’autant plus vrai que l’on ne voit pas la mairie agir, encore moins avoir des résultats : ni sur l’immigration, ni sur la renégociation des taux d’intérêts des emprunts (12 millions d’euros), ni sur les quelques rares implantations qui pourraient se poser chez nous. C’est le cas d’un projet d’IME, institut médico éducatif destiné à accueillir des jeunes handicapés du département. Ira-t-il à Castel ou se posera-t-il à Moissac?
La mairie parle, elle promet, mais comme sœur Anne, on ne voit rien venir. Inquiétant pour l’avenir!