Solidarité avec les migrants

Appel de la section socialiste de Moissac

« Les migrants affluent par milliers, de Syrie, d’Irak de Libye… Ils sont prêts à risquer leur vie pour fuir des pays qui au mieux sont devenus de terrifiantes prisons, au pire des tombeaux. Ils espèrent un havre en Europe.

Cet afflux soudain dont profitent mafias et passeurs, ne sauraient laisser indifférents. Nous avons envers ces migrants une double responsabilité. Politique, car nos diplomaties, nos armées parfois, ont bouleversé les fragiles équilibres qui jusque là prévalaient. Morale car nos valeurs, nos engagements éthiques, nous somment de répondre aux appels de détresse de ces populations.

C’est le moment de passer des paroles aux actes, de montrer que le Front national n’a pas complètement vérolé nos têtes et nos coeurs. C’est le moment d’accueillir, celles et ceux qui ont aujourd’hui besoin de nous. C’est le moment de se souvenir que pendant la deuxième guerre mondiale, nos grands parents risquèrent leur vie, pour sauver des réfugiés, et surtout des enfants juifs dont les familles avaient péri dans les camps d’extermination.

Nous socialistes demandons au maire, aux élus de la ville, et à ceux de notre Communauté de communes, aux associations humanitaires, de se manifester, de faire savoir que nous pouvons, que nous voulons accueillir un certain nombre de migrants, les aider à reprendre espoir et confiance.

Retrouvons-nous, comme l’ont déjà fait nombre d’élus, pour définir les modalités de ce qui doit apparaître comme un profond mouvement de solidarité ».

La mauvaise saison

Juillet: pas bon! Aout à peine mieux! C’est le premier bilan que fait l’Office du tourisme de Moissac. Les touristes ont boudé la ville. Ils ont même boudé le département qui fait un peu le même constat. Les premiers chiffres qu’avancent certains professionnels de la restauration confirment une baisse de 10 à 20% d’activité. Attendons d’avoir des statistiques précises, mais d’ores et déjà, il faut se rendre à l’évidence, mauvais été pour la ville, même si les animations du samedi soir ont permis cette année encore d’améliorer l’ordinaire.

Moissac chute, le département itou alors que la France bat tous les records de fréquentation touristique. Comment expliquer ce paradoxe? Quelle en est la raison? A qui la faute? Au soleil se risquent certains qui ne sont pas à une contorsion intellectuelle près!

Certes, Juillet fut chaud, mais Aout pas plus que d’habitude. Alors? Risquons quelques pistes de réflexion. Le Lot, département voisin, a fait le plein. Pas le Tarn et Garonne. L’un a une image, l’autre pas. Peu de monde est en effet capable d’identifier notre département, de lui coller une étiquette,  d’en parler comme d’un des vergers du sud ouest, de le rêver comme une destination touristique! Le Tarn et Garonne n’est pas tagué. Il faudra donc,  si l’on veut récupérer une partie de la manne touristique, construire pour le département une image forte et symbolique. Il faudra se doter d’une communication moderne et efficace. Mais il faudra d’abord repenser l’offre touristique, la ré-inventer, pour retenir le tourisme familial.

Moissac est devant le même défi. Son exceptionnel patrimoine religieux est un efficace produit d’appel. Pas plus! Le touriste, fut-il féru d’art cistercien, a besoin de plus. Il a besoin d’une ville accueillante, avec des commerces nombreux et ouverts. Il a besoin d’équipements sportifs et culturels, d’animations régulières y compris pendant le mois d’aout. Il a besoin d’aventure, de découvertes, de surprises y compris gastronomiques. Il besoin d’eau, pour jouer, se baigner, canoter… Toutes choses que Moissac peine à lui offrir. Mais pour ce faire, il faudrait une exceptionnelle mobilisation du territoire. Des élus d’abord, qui a de rares exceptions près, se satisfont de la situation. Des professionnels ensuite qui feraient bien d’aller voir ce que font leurs voisins des départements d’à coté.

 

Hôpital: le 7 octobre 2015

Le 7 octobre prochain, le Comité de défense de l’hôpital de Moissac organise une grande réunion publique afin de mobiliser toute la population de Moissac et au delà toute la population de l’intercommunalité autour de la défense de notre hôpital. IMG_2474

Il est menacé. L’ARS (l’Agence régionale de santé) veut le rattacher à celui de Montauban, ce qui à plus ou moins court terme, annonce la mort de notre hôpital.

Dîtes NON aux projets de l’ARS, venez secouer les puces des élus de la droite qui semblent s’accommoder un peu trop facilement d’une situation qui impose maintenant et rapidement la mobilisation générale. Venez toutes et tous le

7 octobre à 18h30

Hall de Paris

Moissac

Hôpital: adhérez au Comité de défense!

Voilà des mois qu’on vous le dit: l’hôpital de Moissac est menacé (voir plus bas tous les articles consacrés à ce sujet). Le Comité de défense qui réunit personnels et citoyens de Moissac et de Castelsarrasin est le porte-voix de toute la population du territoire. Il a besoin de rassembler le maximum de monde pour peser dans le débat qui s’annonce difficile.  On peut adhérer à ce comité en remplissant le formulaire ci dessous:IMG_2474

LE COMITE DE DEFENSE VOUS ALERTE

Le centre hospitalier intercommunal Castel/Moissac est menacé.

L’administration souhaite la fusion des deux établissements hospitaliers de Castel-Moissac et Montauban.

Nous sommes contre car cela se traduirait à terme par la disparition des services de chirurgie et des urgences.

Seule une mobilisation massive de la population permettra le maintien et le développement des services de notre hôpital.

Pour sauver notre hôpital nous avons besoin de vous !

Rejoignez le comité de défense, adhérez et faites adhérer:

  • Par mail :                                 comitedefensechic@orange.fr
  • Par téléphone ou SMS :      06 37 68 83 13
  • Par courrier :                         Comité de défense du CHIC  

                                                               2006 Route de Moissac – BP 50 046

                                                                   82102 Castelsarrasin CEDEX

La mairie et ces étranges étrangers

Maryse Baulu, adjointe au maire de Moissac et élue départementale, a signé récemment dans le Petit journal un article dont on a du mal à comprendre de quoi il parle réellement et à qui il s’adresse. Il faut dire que le morceau est sensible: les immigrés de l’est européen (Bulgarie, Roumanie) particulièrement visibles,  dans notre centre ville.

A l’évidence, elle a tenté une ambassade auprès de quelques uns de ces étrangers, mais se voit tout de même obligée de concéder dans cet article qu’aucun d’entre eux ne peut parler pour l’ensemble des populations concernées. Et là commence l’embarras! Comment dire en effet sans les stigmatiser davantage, sans remettre en question leur utilité,  qu’ils sont désormais autant un problème qu’une solution? Comment admettre qu’après avoir claironné qu’elle résoudrait vite et bien cette question, la droite se retrouve impuissante, paralysée devant l’ampleur d’un phénomène qui la dépasse et met en lumière son incurie.

Alors, la mairie fait des ronds dans l’eau. Madrée, l’adjointe fait parler la vox populi pour dénoncer le comportement de ces migrants saisonniers. Catho., elle compatit à leur sort et feint de comprendre leurs agissements, y compris les plus contestables. Politicienne, elle se vante d’avoir ouvert  le dialogue en plein mois d’aout. Mais avec qui? Et pour faire quoi?

Bref, la droite Moissagaise après s’être imprudemment aventurée sur le dossier de l’immigration, donne l’impression de ne pas savoir comment se sortir de ce terrain miné, sommée par ces électeurs de faire « quelque chose », houspillée par un Front national qui,  s’il était aux affaires, aurait lui aussi bien du mal à concilier les positions idéologiques et les intérêts immédiats de son électorat, avec la recherche d’une main d’oeuvre bon marché et disponible. Là est le coeur du problème.