Rassemblement républicain

Lundi 16 novembre, à 12h, les Moissagaises et les Moissagais sont invités à se réunir devant la mairie pour observer, tous ensemble, à l’appel du gouvernement, une minute de silence.

Un hommage aux victimes des terroristes, pour réaffirmer aussi notre détermination à faire vivre les valeurs de la République:

« Liberté, égalité, fraternité »

Spontanément, plusieurs dizaines de Moissagais ont déjà manifesté dimanche matin leur besoin de faire France. Avec le maire de Moissac et le Président de la Communauté de communes qui étaient présents, nous avons décidé d’appeler lundi à une rassemblement le plus large possible. Demain, nous dirons donc  une fois de plus notre volonté de défendre les couleurs et les valeurs de ce pays, la France.

Après les attentats

Rassemblons-nous dimanche, devant la mairie de Moissac à 11 heures. En hommage aux victimes, en soutien aux valeurs de la  République 

Notre France est en deuil. Elle pleure ses morts. Elle est profondément blessée, mais la France est grande et forte. Elle saura réagir. L’heure est aujourd’hui au deuil, au rassemblement, à la communion laïque autour de la République et des valeurs qu’elle porte : »Liberté, égalité, fraternité ».

Comme nous avions su si bien le faire lors des attentats contre Charlie et l’hyper casher, je propose à toutes les Moissagaises et à tous les Moissagais de nous retrouver, dimanche matin, devant la mairie, pour partager notre immense peine, dire aux familles des victimes combien nous pensons à elles et affirmer tous ensembles notre attachement à nos valeurs républicaines auxquelles rien ni personne ne saurait nous faire renoncer.

 

Un conseil…

Le Conseil municipal est dans toutes les communes, le lieu par excellence du débat démocratique. Il permet aux élus, mais aussi à la population, les séances sont obligatoirement publiques, de débattre des affaires de la cité et de décider des choses de la vie communale. C’est dire combien ce rendez-vous est important! A Moissac, naguère, le Conseil municipal était réuni tous les mois. Aujourd’hui, la majorité de droite, le réunit tous les mois et demi après l’avoir mis en sommeil tout l’été.

Qu’en conclure? Que la droite a peu de goût pour le débat citoyen? Rien de surprenant à cela. L’histoire le raconte lieu après lieu, époque après époque. Dans ce domaine, comme dans d’autres, la droite moissagaise ne se démarque pas de la famille. Mais ce calendrier révèle surtout combien cette majorité est sans projet, sans ambition pour notre ville. D’un conseil à l’autre, on règle les affaires courantes, on autorise des actes administratifs, on valide comme la loi nous y oblige des délégations de signatures… A l’image de la ville, le Conseil  s’ennuie, se désespère, se languit au sens flaubertien du terme.

Jeudi 12 novembre, on va donc traiter une fois encore des affaires courantes. Heureusement qu’il y a l’OPAH (Opération programmée d’amélioration de l’habitat) mise en place par l’équipe Nunzy, sans quoi l’ordre du jour aurait ressemblé à un courant d’air. Où sont les projets, quel est le devenir de l’hôpital, comment la trésorerie va-t-elle fonctionner, pourquoi le tourisme est-il en panne à Moissac, pourquoi le commerce de centre ville dépérit-il, pourquoi la pauvreté progresse-t-elle, où est en est la politique de la ville, que va devenir MAJ (Moissac animation jeunesse) quand au printemps prochain elle risque d’être sans ressources?

Les Moissagais pourraient ajouter à la liste des questions, tant ils voient leur ville décliner, et la majorité de droite, qui contrôle maintenant le département,  sans imagination, sans volonté, inerte devant l’adversité. Attention, les Moissagais vont finir par s’en rendre compte!

Moissac perd sa trésorerie (bis)

Moissac perd sa trésorerie. L’information n’est pas nouvelle, je vous l’avais donnée il y a quelques semaines et l’opposition de gauche avait dû demander des explications au maire qui s’était bien gardé jusque là d’ébruiter la décision des services fiscaux.

Devant l’inquiétude de la population contrainte dès lors d’aller à Castelsarrasin ou à Montauban pour déposer un dossier, la mairie s’est sentie obligée de faire mouvement. Dans un communiqué de presse, le maire nous fait savoir qu’il est allé rencontrer les autorités de l’Etat, appuyé par deux sénateurs et un député. Rien que ça!

Forcément, pareil équipage ne pouvait que peser fortement sur la situation. Moissac perd donc comme prévu, sa trésorerie!

Mais que les chagrins, les chafouins, les inquiets se rassurent: les contribuables Moissagais – foi de Jean Michel- disposeront toujours… d’une boîte aux lettres pour y déposer leur dossier. Quant à l’hôpital, pas de stress! Sa gestion sera délocalisée, certes, mais séparée de celle de l’hôpital de Montauban. Pas de confusion, et surtout pas de fusion jure le bon M. Henryot!

Voilà qui force le respect! Tout ça pour ça! La montagne qui accouche d’une souris! Du coup, Moissac perd sa trésorerie et le maire son crédit. Mais, il le répète à l’envie: « il est vigilant ». Alors pourquoi s’inquiéter!

Gros temps sur le département

Le budget 2016 sera-t-il voté? La question est posée au vu des réactions des différents groupes politiques qui ont annoncé par avance qu’il ne voulaient pas du projet de budget évoqué par le Président Astruc. Il prévoit en effet une hausse de 12% des impôts ce qui fait bondir à gauche comme à droite, y compris dans les rangs de ses propres amis.

Plutôt que de faire des économies, sur le fonctionnement, mais aussi sur certains investissement (ronds points, salles des fêtes et autres équipements complaisamment offerts aux amis politiques…) les élus départementaux balancent entre une hausse des impôts et l’augmentation de la dette, ce qui est une façon de passer la patate chaude aux générations à venir. Comment imaginer qu’un département qui est déjà l’un des plus endettés de France, puisse encore alourdir la charge de la dette, grévant un peu plus ses capacités d’investissement? Comment imaginer, alors que le l’état se targue de réduire la fiscalité des ménages, que le Tarn et Garonne va augmenter aussi lourdement les impôts?

Sauf à mettre de l’eau dans son vin, le Président du Conseil départemental pourrait bien se retrouver d’ici quelques jours dans une situation délicate, sans budget, ce qui ouvrirait une grave crise politique dans une institution dont on mesure chaque jour davantage l’impuissance.