A peine élus, les nouveaux conseillers départementaux ont mis les doigts dans le pot de confiture. Ils n’ont rien eu de plus pressé que de voter une augmentation de leurs indemnités de 23%. Vous lisez bien 23%, quand les salariés du privé comme du public, se serrent la ceinture en attendant des jours meilleurs. C’est le père Ubu au Château. On n’avait jamais vu ça et l’ancien président du département, désormais dans l’opposition, a beau jeu de dénoncer l’opération. On le comprend: ailleurs, dans nombre de collectivités, les élus renoncent à une partie de leurs indemnités, cherchent en cette période de vaches maigres à donner l’exemple. A Montauban, on se sert, on tape dans la caisse, UMP et Indépendants, unis… pour le pire…
Les donneurs de leçons, les procureurs de l’ancien régime, n’ont même pas honte. Ils dénonçaient les fastes du CG, ils s’offrent des rentes avant même d’avoir su montrer leurs mérites. C’est une injure faite aux citoyens, notamment à ceux qui souffrent de la situation économique.
Que penser en effet d’un président qui en cette période s’octroie 5500 euros par mois (le précédent s’offrait modestement 2500 euros), et de ces vice-présidents de commissions, cumulards à la petite semaine, qui délégations après délégations, se constituent un appréciable pécule? Que dire enfin de ces simples conseillers qui vont toucher 1900 euros mensuels?
Seuls les Radicaux se sont opposés. Les quatre élus socialistes, ont troqué leur vote contre trois petits emplois aidés. C’est faire bon marché du symbole. Et oublier les engagements de campagne!