Maryse Baulu, adjointe au maire de Moissac et élue départementale, a signé récemment dans le Petit journal un article dont on a du mal à comprendre de quoi il parle réellement et à qui il s’adresse. Il faut dire que le morceau est sensible: les immigrés de l’est européen (Bulgarie, Roumanie) particulièrement visibles, dans notre centre ville.
A l’évidence, elle a tenté une ambassade auprès de quelques uns de ces étrangers, mais se voit tout de même obligée de concéder dans cet article qu’aucun d’entre eux ne peut parler pour l’ensemble des populations concernées. Et là commence l’embarras! Comment dire en effet sans les stigmatiser davantage, sans remettre en question leur utilité, qu’ils sont désormais autant un problème qu’une solution? Comment admettre qu’après avoir claironné qu’elle résoudrait vite et bien cette question, la droite se retrouve impuissante, paralysée devant l’ampleur d’un phénomène qui la dépasse et met en lumière son incurie.
Alors, la mairie fait des ronds dans l’eau. Madrée, l’adjointe fait parler la vox populi pour dénoncer le comportement de ces migrants saisonniers. Catho., elle compatit à leur sort et feint de comprendre leurs agissements, y compris les plus contestables. Politicienne, elle se vante d’avoir ouvert le dialogue en plein mois d’aout. Mais avec qui? Et pour faire quoi?
Bref, la droite Moissagaise après s’être imprudemment aventurée sur le dossier de l’immigration, donne l’impression de ne pas savoir comment se sortir de ce terrain miné, sommée par ces électeurs de faire « quelque chose », houspillée par un Front national qui, s’il était aux affaires, aurait lui aussi bien du mal à concilier les positions idéologiques et les intérêts immédiats de son électorat, avec la recherche d’une main d’oeuvre bon marché et disponible. Là est le coeur du problème.