Fête de la Rose à Cayrac

Samedi prochain, 3 septembre, les socialistes Tarn et Garonnais font la fête. La traditionnelle Fête de la rose ! C’est connu, il n’y a pas de roses sans épines et il est vrai qu’en ce moment, elles prolifèrent un peu trop vite. Raison de plus pour venir nombreux, très nombreux analyser la situation politique, participer aux tables rondes, rencontrer Carole Delga et Valérie Rabault, se mettre un peu de baume au cœur.

Il faudra bien en effet discuter de Hollande, Macron, Valls, Montebourg, Hamon, Mélinchon et consorts. Parler d’eux, mais surtout de cette gauche en miettes, qui ne sait plus vraiment répondre à la société et encore moins aux classes populaires. Finie en effet la belle et reposante époque où l’avenir s’écrivait dans le Manifeste du parti communiste, le Front populaire, voire même dans le Programme commun de gouvernement.

C’était au siècle dernier. Nous sommes entrés depuis quelques années dans l’ère des temps incertains, dans la mise en questions de toutes nos évidences. Qui à droite comme à gauche, est capable aujourd’hui de fournir une réponse globale, crédible et donc rassurante aux questions que se posent nos sociétés modernes ? Par quel bout prendre le problème ? L’économie ? Les inégalités ? La culture ? La religion ? La sécurité ? Chaque jour, un thème chasse l’autre, un expert en détrône un autre.

Les certitudes d’hier font les querelles d’aujourd’hui et les impasses idéologiques de demain. Le temps s’accélère. Avec l’avènement du numérique, le monde est entré en ébullition permanente : ça communique, ça discute, ça dénonce, ça s’insurge à tous moments et sous toutes les formes. La cacophonie est totale et absolue, faisant un bruit de fond générateur d’angoisses. Les médias sont emportés par le maelstrom. Parfois misérables, ils s’imaginent puissants, entraînant avec eux la classe politique. Pour exister, il faut tweeter, face-booker à tout va, se perdre aux confins du pas grand chose, quand ce n’est pas du rien de la pensée. Cette complexité nous dépasse, feignons donc de lui donner sens. Faisons du bruit, communiquons, soyons médiatiques ! Et pendant ce temps, Billancourt désespère. Passy aussi et avec eux, tout cet entre-deux, ce ventre mou que les sociologues appellent la classe moyenne !

La complexité en effet n’est pas que sociétale. Les sciences, les technologies changent chaque jour nos vies, en modifient le sens et les finalités. Nous font tutoyer les dieux ! Enivrant et tragique privilège, gigantesques carambolages de révolutions dont le capitalisme triomphant repait le commun des mortels. Mais à tout ça y- a t-il une alternative ? Peut-on seulement la penser ? Quel monde voulons nous pour demain, pour nos enfants ? Et eux que veulent-ils ? Comment construire les résistances ? Au niveau des états, des blocs ? Localement ? Comment articuler ces réponses? Il est urgent, probablement vital de repenser nos modèles démocratiques, collectivement pour que chacun y trouve sa place. Et se remette à croire aux lendemains qui chantent!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art pour ouvrir la voie

De points d’interrogation en points d’interrogation, j’ai fait une partie du parcours artistique proposé par l’association de Gérard Cayla, par ailleurs conseiller municipal de la majorité. L’idée est intéressante et sa mise en oeuvre plutôt réussie. Les Moissagais, les touristes sont invités à cheminer dans la ville, à la rencontre d’artistes aussi divers que le peintre Benoît Noulet ou que le photographe Philippe Marchiesi. Les artistes, je ne peux pas tous les citer, ont investi des boutiques, des espaces inoccupés qu’ ils sont parvenus à habiter parfois au sens fort du terme. Cette déambulation dans Moissac a aussi un grand mérite: amener l’amateur d’art, voire le simple curieux, à découvrir la ville, à s’en approprier les coins secrets, à faire corps, ne serait-ce qu’un moment, avec elle.

Berlin, Toulouse, Paris, pour ne citer que ces trois villes là, ont depuis longtemps permis aux créateurs d’investir des friches industrielles, d’anciens entrepôts au sein desquels se sont épanouis des talents. On n’en est pas là à Moissac, mais la démarche mérite attention, d’autant qu’elle pourrait s’inscrire, pour peu qu’elle soit renouvelée, dans un projet plus ambitieux et de long terme: la reconquête du centre ville.

Noble dessein, mais pas facile à exécuter! Partout les villes moyennes souffrent, voient leur centre s’étioler au profit de grandes surfaces dans lesquelles les élus ont cru comme à une planche de salut. On ne refera pas l’histoire d’autant que les centres commerciaux, petits ou grands, ont bien des arguments à avancer. Mais la bataille des centres villes, celui de Moissac pour le coup, n’est pas forcément perdue. Aux pouvoirs publics, aux élus, de déterminer un cadre, de fixer un objectif, de prendre les dispositions règlementaires et fiscales pour encourager l’initiative privée. Au commerce de se renouveler, d’inventer une offre correspondant aux besoins de la population, permanente ou de passage, de mettre la ville en harmonie avec ses ambitions: bâtir un pôle touristique départemental et régional.

Pour y réussir, il y faudra la ruse d’un Ulysse, la force d’un Titan et peut-être même l’obstination d’un Sisyphe. Pas sûr que cette majorité en dispose! L’opposition a encore un peu de temps pour travailler le problème.

En attendant, si vous préférez découvrir Moissac la nuit, rendez-vous est donné, jeudi, 18 aout, à 20H45 au Moulin de Moissac et à 21h à l’Office de tourisme pour un                             «Noctambul’art ».

En Quercy, les Britanniques digèrent mal le Brexit

Affluence record à la mairie de Lauzerte, une petite centaine de Britanniques avait répondu samedi 30 juillet à l’invitation du PS de Tarn et Garonne.

Cette rencontre placée sous le signe de l’amitié et de la convivialité, a permis de prendre le pouls des sujets de sa majesté, résidents en France, en particulier dans ce Quercy qui à bien des égards leur est familier. FullSizeRenderC’était une première à laquelle s’était associée la mairie de Lauzerte. Valérie Rabault, patronne des socialistes tarn-et-garonnais, par ailleurs députée et rapporteur du budget à l’Assemblée nationale était de la partie, pour le plus grand bonheur d’un public avide d’explications et souvent inquiet pour son avenir.

Car nos amis britanniques aiment la France et angoissent à l’idée de devoir un jour la quitter. Nombreux sont ceux qui ont pris racine dans nos contrées, en apprécient la qualité de vie, mais aussi les avantages sociaux. Au premier rang de leurs préoccupations, la santé.  Il est en effet bien plus facile et beaucoup moins cher de se faire soigner dans l’héxagone. La baisse de la livre et les conséquences sur leur pouvoir d’achat, la baisse de l’immobilier dans nos régions, les inquiètent tout autant. Comment dans ces conditions imaginer un retour au pays? Certains envisagent dès lors de prendre la nationalité française. Mais pour l’obtenir, il faut satisfaire à certaines conditions, entre autres, parler le français. Et force est de constater que dans ce domaine, il y a beaucoup de chemin à faire. Rares en effet sont les Britanniques qui le pratiquent. Habitués à vivre entre eux, disposant de réseaux efficaces,      forts d’une langue qu’ils estiment universelle, ils n’ont pas vu l’intérêt de connaître la nôtre. Ils le regrettent aujourd’hui et nombre d’entre eux envisagent désormais une formation accélérée dans ce domaine.

Bien sûr, nous étions là aussi pour leur donner des réponses et qui sait un peu d’espoir. Valérie Rabault, dans un anglais impeccable, a dressé un état des lieux, n’omettant pas de rappeler que la sortie de l’Europe, c’est aussi pour la Grande Bretagne, la fin de Londres en tant que place financière pour l’Euro. Mais elle a surtout expliqué que la situation actuelle pouvait durer, durer longtemps. La première ministre britannique doit en effet pour mettre en route le Brexit, faire valoir l’article 50 du traité qui lie l’Europe à la Grande Bretagne. Thérèsa May peut le faire tout de suite, mais elle peut aussi décider de faire durer le plaisir et donc de prolonger le statut quo. Elle a les cartes en main et l’on peut facilement imaginer que ce sera l’objet à Bruxelles d’âpres négociations.

Il faisait chaud à Lauzerte et les rafraîchissements furent après deux heures d’échanges intenses, les bienvenus. La cour intérieure de la mairie offrit opportunément un havre reposant. L’occasion d’imaginer une suite à cette première rencontre que chacune et chacun, ce samedi, appelait de ses voeux. Il y a là, c’est certain, un sujet qui dépasse largement les relations de bon voisinage. Il touche à la culture et à l’économie. Le département aurait grand tort de s’en désintéresser.

Sauvez l’hôpital de Moissac

Signez la pétition en ligne

Il est en effet encore temps de peser sur le cours des choses, sur les décisions de la techno-structure et l’apathie des politiques. Lisez la lettre ouverte aux maires de Moissac et Castelsarrasin, elle précise par le menu comment Moissac risque de se faire dévorer par Montauban si l’on ne règle pas au moins deux questions:

  • l’avenir du service chirurgie et des services périphériques à l’hôpital de Moissac
  • la composition du Conseil médical d’établissement qui donne à Montauban le vrai pouvoir de décision dans le domaine de la répartition des compétences entre hôpitaux.

Avec le Comité de défense de l’hôpital, mobilisez-vous! Il n’est pas trop tard!

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