On vote dimanche à Moissac

Et oui c’est le premier tour de la primaire LA BELLE ALLIANCE POPULAIRE. Le deuxième tour, c’est pour dimanche prochain, 29 janvier!images

  • Qui peut voter?

TOUT LE MONDE. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales. (se munir d’une pièce d’identité), de signer la charte de la primaire et de verser 1 euro pour frais d’organisation.

  • Où voter?

Le bureau de vote est installé au MOULIN DE MOISSAC. Salle municipale. Ouverture de 9H à 19H.

  • Les électeurs des communes de:

Boudou, Bourg-de-Visa, Brassac, Montesquieu, Saint Nazaire-de-Valentane, Saint-Paul-d’Epis VOTENT A MOISSAC.

 

Terres des confluences: la continuité!

La photo parle d’elle-même. La communauté de communes s’est offerte une gouvernance qui témoigne d’une seule et unique volonté : ne fâcher personne, et surtout ne rien bousculer. Pour le bien commun nous opposera-t-on!  52 des 53 conseillers communautaires, il manquait celui du Front national, avaient rendez-vous Salle Jules Fromage à Saint Nicolas de la Grave. Objectif : élire un président et 12 vice-présidents en charge du pilotage de la nouvelle structure. Terres des Confluences regroupe en effet depuis le 1° janvier l’ancienne Terre de confluence (6 communes) et la communauté de Sère-Garonne-Gimone à laquelle il a été ajouté Saint Porquier et la Ville-dieu-du temple. Au total 22 communes, près de 40000 habitants.img_3958

Pas de surprise, on l’a écrit ici même, les choses avaient été négociées bien en amont, Bernard Garguy, ancien président et maire de Lizac a été reconduit dans ses fonctions. 50 voix pour, 2 bulletins blancs. Pas de surprise non plus, Castelsarrasin et Moissac héritent des deux premières vice-présidences.  Jean Philippe Béziers numéro un, est élu avec 44 voix, Jean Michel Henryot numéro deux avec 42 voix et 10 blancs. La mieux élue du groupe, c’est Annie Feau, maire de Montesquieu qui hérite de la 6° vie-présidence avec 48 voix et 4 blancs. La soirée s’est terminée tard car la loi oblige à un scrutin uninominal, secret et à trois tours. La soirée était fastidieuse car chacun en connaissait à l’avance le résultat. Ce qui pose d’ailleurs question sur cette démocratie arrangée, qui ne laisse possible aucune ouverture et réduit les conseillers au rôle de caisse enregistreuse. Ces 5 présidentes et 7 présidents, vont prendre la tête de commissions dont on subhodore qu’elles seront construites sur mesure. Bref on voit vite les limites du système, incapable de trouver une place aux oppositions municipales, obligées là aussi à faire de la figuration intelligente. La gouvernance de la communauté  reproduit ainsi à l’identique la situation qui prévaut dans les communes. Et réduit du même coup, ses prétentions démocratiques!

La communauté de communes va avoir le même problème que la région Occitanie. Où réunir ses conseillers? Les salles des conseils municipaux, à Moissac comme à Castelsarrasin sont trop petites. Le président va donc devoir se rabattre sur les salles des fêtes, improbables lieux de démocratie, où il est parfaitement impossible de débattre, d’échanger, de travailler dans des conditions normales. C’est le premier problème qu’aura à résoudre l’exécutif communautaire. L’autre problème est plus fondamental. A quoi rime cet empilement de structures? La loi NôTre annonçait simplification, efficacité et économies. Pour la simplification et les économies, on repassera. Pour l’efficacité, on demande à voir!

 

PS: un débat petit bras

Bon, il se sont bien tenus… Pas d’agression, pas d’invectives! Des gens polis qui se sont à peine adressé la parole, il est vrai que le découpage de l’émission ne permettait guère les incartades. Des candidats sans surprise, raides dans leurs costumes sombres, encravatés itou! La seule femme du lot, pantalon et veste noire,  était à l’unisson. Souvent surprise à fixer la caméra, comme absente à ce débat qui semblait la concerner que de très loin.

Il est vrai que ce plateau donnait un spectacle étrange. Il y avait les quatre ténors qui ont joué sans passion leur partition. Montebourg égal à lui-même, habile et inconstant. Hamon, desservi par sa prestance. Son verbe dense, nourri de riches lectures politiques, n’est cependant pas parvenu à faire illusion: il semblait mal à l’aise avec son récent statut d’homme qui monte. Pas de surprise non plus avec Peillon. Docte souvent, professoral tout le temps, au discours trop lisse pour imprimer dans les têtes militantes. Et Valls, le ressuscité, enfin convaincu de devoir jouer sa partition favorite, oeil de braise et verbe fort.

Il y avait deux outsiders. De Rugy, une variante de vert dans la galaxie écolo. Des mots simples pour défendre le bilan du quinquennat. Une sincérité sans pathos, mais sans ambition à l’évidence. Et Pinel. Plutôt claire pour revendiquer l’héritage, un court moment de grâce qui n’a pas fait longtemps illusion: tant de peine faisait peine. Que faisait-elle là?

Tout comme Bennahmias, une autre variante de vert, le seul à n’avoir pas respecté le dress code. Sorte d’OPNI, objet politique non identifié, qui ne se souvenait pas de son programme et dont les embardées ont mis un grain de fantaisie dans ce spectacle convenu.

Car sur le fond, rien de très nouveau!  Les programmes tiennent plus du catalogue Manufrance (dénomination ancienne pour le made in France) que d’une vision, d’un projet novateur et articulé, en prise avec son temps. Morne plaine où Benoit Hamon fait figure de prophète, et Manuel Valls de gardien d’un temple fissuré, menaçant ruine. Langue de bois et arrières pensées, aucun des candidats n’a voulu dire ce que demain il fera pour que la gauche ne soit pas balayée dès le premier tour. La gauche? Non les gauches, je ne parle pas de celle de Mélenchon (qui veut d’ailleurs ratatiner sa composante communiste), mais de l’autre, la social-démocrate, une partie de la gauche dite de gouvernement. Elle a, et hier ça transpirait sur le plateau télé, intégré sa défaite. Elle s’y résigne,  car elle a tout fait pour ne pas arbitrer  sa ligne politique et faire le ménage au sein des egos aux petites carrures. le PS, car c’est de lui qu’il s’agit,  ne veut, ne peut encore admettre qu’avec cette présidentielle, il pourrait bien être mis hors jeu, il ne veut pas voir qu’en dehors de lui, se construit une démarche et un projet qu’il a été incapable de bâtir et auquel il dénie encore son ancrage progressiste. Dilemme shakespearien pour l’appareil socialiste: se remettre en cause, ouvrir les portes et fenêtres, c’est être balayé par le courant d’air. Camper sur ses positions, c’est périr d’obsolescence! Mais comme dit le dicton: les chiens aboient, la caravane passe! Prochain débat, dimanche à 18h.

Envie de gauche?

Les lendemains de fêtes sont parfois difficiles. Et pas que dans les estomacs ! En politique aussi ! C’est du moins l’impression qu’on peut avoir en ce début d’année électorale. Comme si le froid ambiant avait grippé les moteurs de nos candidats à l’élection présidentielle.

On attendait avec impatience, les sept prétendants de la « Belle alliance ». On se disait qu’après la droite, qui avait si bien saturé l’espace médiatique, et la victoire sans bavure de F. Fillon, on allait enfin avoir droit, en ces premiers jours de l’an, à un concert tonitruant de la gauche. Et bien non ! Il est vrai que certains, B. Hamon, et A. Montebourg, étaient partis en avance, et dès l’an dernier, avaient déjà déroulé quelques idées. Candidats de la dernière heure, les trois autres, M. Valls, V. Peillon et S. Pinel ont bien du mal à capter la lumière. La candidate du PRG qui n’a pas encore fait connaître un bout de son programme et qui entend limiter ses déplacements au strict minimum, faute de moyens probablement, apparaît déjà sur le reculoir.

Les deux héritiers du hollandisme, veulent rattraper le temps perdu et s’agitent sur tous les fronts, comme de bons candidats, désireux de convaincre pour emporter la victoire. Mais pourquoi, on est à 15 jours du premier tour de la primaire, a-t-on l’impression que rien n’imprime, que leurs propos glissent comme l’eau sur les plumes du canard ? Sont-ils victimes du calendrier trop étriqué de cette compétition ? De leur propre impréparation ? Jusqu’aux media qui font service minimum, Le journal Le Parisien annonçant même qu’il fera abstinence sur les sondages.

Du coup, en attendant les trois débats télévisés, les candidats vont devoir pour exister, multiplier les petites phrases, improviser des propositions, commenter d’une formule approximative l’actualité du concurrent ou du moment. Vincent Peillon, pourtant fin dialecticien, n’a pas échappé, lors de son passage dans le 20 heures de France 2, à cette chausse trappe. Manuel Valls a du recycler le slogan de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, « Une république forte, pour une France juste ». Tout cela dénote une précipitation qui pourrait bien obliger le vainqueur, dès lors que commencera la campagne présidentielle, à retravailler son texte, à revoir ses propositions, au risque de se mettre en contradiction avec lui-même. Il n’est qu’à voir, à droite, l’embarras du candidat Fillon, en campagne depuis deux ans, et déjà contraint à de délicates contorsions sémantiques sur son programme.

C’est là le problème des primaires. Les programmes qui y sont présentés, ne sont que des brouillons, à usage exclusif de la famille politique concernée. D’où ce sentiment de plus en plus répandu, qu’à peine désigné, le candidat va de petits accommodements, de renoncements en reniements. La politique y perd indéniablement son crédit.

Le candidat socialiste qui sera désigné le 29 janvier à l’issue du second tour, n’échappera pas à cette difficulté. Elle s’ajoutera à une autre. Naguère le PS écrivait un programme, que son candidat, moyennant quelques ajustements, était censé défendre. Aujourd’hui, les militants n’ont guère voix au chapitre. Comme n’importe quel électeur, ils écoutent, assistent aux joutes télévisuelles, commentent dans leur coin les prestations de leur champion, puis portent comme de vaillants petits soldats sa bonne parole sur les marchés et dans les quartiers. Voilà qui bouscule la culture de gauche, qui réduit le militant au rôle de figurant. Voilà qui risque d’affaiblir le PS, confronté à gauche, à deux concurrents qui ont choisi une voie radicalement différente. Que se passera-t-il?  La gauche saura-t-elle se rassembler, même partiellement, avant le 1° tour de la présidentielle? La réponse appartient pour partie au peuple de gauche, à son attachement aux valeurs qu’il revendique. A son envie de gauche!

Tous nos voeux

imagesUne très belle année 2017 à nos lecteurs qui nous font parfois l’honneur de commenter -n’hésitez pas- les informations publiées sur ce site. Tous nos vœux également à leurs proches, à leurs amis et au delà à tous les Moissagais à qui le groupe Divers gauche de la municipalité souhaite BONHEUR ET PROSPÉRITÉ.

Au sein du Conseil municipal, de la Communauté de communes, dans les différentes instances où nous siégeons, dans les associations, l’opposition de gauche travaille avec constance, avec passion et toujours dans l’intérêt général.

Notre ville s’appauvrit et s’enfonce dans les ornières du passé. Nous le dénonçons avec force parce qu’il y va de l’avenir de Moissac. Mais nous savons rester lucides, c’est pourquoi nous avons soutenu les quelques initiatives positives que la droite a pu prendre. Nous resterons pour l’année qui vient dans cet état d’esprit, au service des Moissagais et de nos concitoyens des« Terres des confluences » qui sont désormais notre nouveau territoire.

Bonne et heureuse année !