Il suffit de cliquer sur ce lien pour découvrir les 32 colistiers de Séverine Laurent.
https://www.facebook.com/share/v/18Hc3q2UwA/

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A Castelsarrasin, le RN a finalement investi Cyril Jannic, policier à Valence d’Agen et gendarme de réserve. Là aussi, ça trainait, là aussi on se demandait ce qui pouvait bien se passer. On imaginait un calcul tactique, une opération savante, un coup politique de dernière minute… Il ne fallait pas. La vérité, comme toujours, est plus simple, plus triviale. L’homme pressenti pour conduire les troupes RN posait un gros problème. Un problème qui met le parti d’extrême droite dans un état proche de la sidération et qui pourrait mettre un coup d’arrêt à la carrière de Marine Le Pen. L’homme, Marc de Vergnette, est assistant parlementaire de la députée européenne Anne-Sophie Frigout.
On voit le tableau. En plein procès sur ces assistants parlementaires qui ont servi à détourner l’argent public au profit de leur parti, un autre, encore un, allait passer ses jours à faire campagne en Tarn et Garonne, payé bien entendu par les contribuables de l’UE. Ça fait plus que désordre. C’est de la provocation à l’état pur et on imagine ce que les magistrats auraient pensé d’un tel pied de nez.
Décidément, le RN n’est pas fortiche dans la gestion des ressources humaines. Au sein de ses organisations, comme dans les municipalités qu’il dirige, il fait montre d’une légèreté préoccupante quand ce n’est pas comme à Moissac, d’un autoritarisme dont les fonctionnaires territoriaux ont fait les frais. On attend avec gourmandise de connaître à Castelsarrasin comme à Moissac les candidats que le RN aura trouvés, alors que le parti avance masqué. Pas de logo, pas de référence à Le Pen ou à Bardella. Juste le candidat et un slogan ! Tant de modestie confond !
Il est enfin sorti du bois. Sans tambour ni trompette. Juste un communiqué sur le réseau social X, avec en prime ce qui sera son affiche de campagne. Et un slogan invitant les Moissagais à poursuivre avec lui.
Sur cette affiche, il y a lui et rien d’autre. Pas une fois n’est évoqué ou mentionné le RN, son parti. Il y a, à n’en pas douter, comme un malaise chez les lepénistes. Cependant à quelque chose malheur peut être bon : l’absence du parti ouvre la porte aux ralliements de premier tour. L’objectif se confirme donc (voir le Dahu de la municipale) : réunir autant que possible les droites compatibles, éviter l’éparpillement des voix. Se poser en rassembleur !
La posture du chef. Ce que confirme cette affiche dont l’esthétique semble chercher ses marques en Italie. Jusqu’au lettrage du slogan qui rappelle à s’y méprendre ces fameux péplums des années cinquante.
La confiture ça dégouline, ça colle aux doigts. Pris la main dans le pot, le RN ne sait plus comment s’en sortir. Marine Le Pen a bien tenté, devant ses juges de faire amende honorable, d’en rabattre sur sa morgue coutumière, mais en vain. L’avocat général de la Cour d’appel ne s’est pas laissé berner par le repentir tartuffe des cadres du parti. Cela obscurcit l’avenir de la patronne qui en juin prochain devrait être fixée sur son sort.
Pour autant, son poulain, Jordan Bardella, voit bien que même pour lui, le ciel n’est pas sans nuage. Une condamnation lourde de la direction du RN en ferait l’héritier d’un système corrompu. Nul doute que ses adversaires politiques, et ils auraient bien raison, ne manqueraient pas l’occasion de l’obliger à s’expliquer, voire à se repentir…
Cette perspective n’est pas sans conséquences immédiates. Voici le RN contraint à une modestie qui confine à l’effacement. Quand fleurissent un peu partout les listes citoyennes, les listes des partis politiques, de droite comme de gauche, le RN donne l’impression de s’être absenté, d’avoir déserté le pré politique, y compris dans notre département que le maire de Moissac, il y a quelques temps encore, rêvait d’ajouter à ses trophées. Ne pas sortir du bois, se faire attendre, si ce n’est désirer ! Tactique ou pas, ses supporters feignent de ne pas s’inquiéter de ce qui ressemble à un trou d’air, jurent même « que c’est tactique, qu’il n’a, contrairement à ses adversaires, rien à prouver »
Diantre ! Mais a-t-il quelque chose à défendre. Son bilan ? Inconsistant, qui sur l’immigration, la sécurité, la santé, la culture brille par sa vacuité. Voilà qui pourrait expliquer cette tactique de l’esquive. Ne pas s’exposer, ne pas affronter, en tout cas le plus tard possible, les questions et les débats. Laisser les adversaires s’étriller. Réduire la confrontation démocratique à peau de chagrin. N’a-t-il pas, ce qui à Moissac est une première depuis l’avènement de la République, interdit les préaux d’école aux candidats ! Privé les quartiers de ces débats du soir qui sont le sel de la démocratie ! Et que reste -t-il de l’affichage libre ? Quelques malheureux panneaux !
Embarras, on l’a compris, suffisance et mépris, voilà ce que tout ça raconte. Suffisance à se croire dispensé de descendre comme les autres dans l’arène. Mépris aussi pour des électeurs qui plébiscitent pourtant l’élection municipale. Mais ces postures cacheraient-elles une difficulté, bien concrète celle-là ? Le candidat fantôme, le dahu dont tout le monde parle et que personne n’a encore vu, semble avoir du mal à boucler son tour de table. Le voilà donc parti à la pêche et les informés murmurent qu’il aurait ramené dans ses filets quelques anciens élus, un arboriculteur, un employé de banque et quelques autres qui firent les riches heures de la droite moissagaise.
On verra bien. Les listes doivent être déposées en Préfecture avant le 26 février. Il restera alors une quinzaine de jours pour la campagne officielle. Bien peu pour éclairer l’électeur!

Ils ont mis leurs beaux habits, accroché aux lèvres leur sourire avenant, photo prise devant la permanence, au 1 rue du général Gras qui fait angle avec la rue Camille Delthil. Le général natif de Saint Amans de Pellagal et le poète et homme politique moissagais qui à sa mort en 1902 eut droit à des obsèques grandioses. Comme un double parrainage qui n’est pas fait pour déplaire à Séverine Laurent qui ce samedi de mi-janvier voulait présenter les 20 premiers de sa liste, donner à voir la première ligne de cette équipe dont la suite sera bientôt présentée aux électeurs moissagais et à la presse. Une bien belle équipe rassemblant des compétences multiples, reconnues pour certaines d’entre elles au delà de Moissac, toutes mues par la même volonté: ne pas s’encombrer d’ étiquettes politiques, travailler ensemble pour faire gagner Moissac. Et le résultat est là, sous nos yeux. Il sera confirmé dans quelques jours quand Séverine Laurent lèvera le voile sur les 13 autres candidats.

L’évènement était attendu et une centaine de Moissagais sont venus ce samedi matin rencontrer les candidats de l’UCM, s’informer sur le programme ou tout simplement discuter politique avec leur voisin ou leur voisine, un verre de jus de fruit ou de punch maison à la main. Certains s’interrogent? Y aura-t-il d’autres candidats? Mais où donc est passé le maire RN? A deux mois de l’élection, celui à qui la rumeur prête de grandes ambitions, n’est toujours pas sorti du bois. Pure tactique disent les vieux loups de la politique. Moins il s’expose et mieux il se porte! Il est vrai que cette discrétion le protège de prévisibles déconvenues, tant son bilan lui échappe comme sable entre les doigts. Moissac retient son souffle. Même pas! Deux autres candidatures ont bien été annoncées, mais elles ont semble-t-il du mal à prendre forme. On ne va pas s’en plaindre nous qui avons, ici même, plaidé de longue date pour un rassemblement des bonnes volontés. En attendant, Séverine Laurent est en campagne. Ça se voit, ça s’entend et ça donne espoir!

Séverine Laurent
en plein discours qu’on peut écouter en cliquant sur ce lien.
Une allocution qui était retransmise dans la salle voisine afin que les nombreux invités puissent l’écouter dans de bonnes conditions.
Et dans le détail, voilà ce que donne le trombinoscope




