Moissac naturellement: et Mathaly?

Je passe tous les jours à Mathaly, sur cette départementale qui sert de rue à ce quartier des coteaux, entre école et poubelles. Tous les jours, je me dis que ce voisinage n’est pas satisfaisant, que la route ne permet guère aux piétons de circuler en sécurité. Les habitants de Mathaly sont encore plus critiques. Venus en nombre pour dialoguer avec la quinzaine de colistiers qui m’accompagnaient, ils ont dit leur inquiétude, leur colère aussi. La route fait peur. les mamans s’inquiètent pour leurs enfants. En dépit des nombreuses démarches entreprises auprès de la gendarmerie, de la mairie, ils n’ont pas vu la situation s’améliorer. Certes, une voiture radar vient de temps à autre contrôler les vitesses. Mais une fois le gendarme parti, les automobilistes reprennent vite leurs mauvaises habitudes. Les panneaux de limitation de vitesse restent sans effet. Personne à Mathaly ne comprend pourquoi on passe en quelques dizaines de mètres, de 50 à 70 Kms/h. Pas un aménagement au sol pour contraindre les fous du volant!

Les propositions des habitants sont toutes repoussées. Les dos d’âne gêneraient les tracteurs, les chicanes relèvent de l’autorité départementale… bref tout le monde se renvoie la balle et pendant ce temps le quartier s’énerve. Nous voulons des quartiers qui se sentent partie prenante de la communauté moissagaise. Ils doivent bénéficier des mêmes aménagements que le centre-ville. Nous ferons en sorte que ce quartier qui a son histoire, qui tient à sa tranquillité, retrouve la sérénité. Il faut transformer cette route en rue, lui donner le statut d’une artère urbaine. Nous en discuterons avec le département.

Les habitants nous ont dit aussi leur désir de refaire quartier, de retrouver une convivialité en partie perdue. Cela suppose bien évidemment que des bonnes volontés se manifestent, mais aussi que le quartier puisse disposer, à défaut d’un café, d’un lieu de réunion. Naguère « la chapelle » en faisait office. Vétuste, elle ne correspond plus aux usages d’aujourd’hui. Nous souhaitons installer dans tous les quartiers des lieux de réunions, des espaces de convivialité. Mathaly y a droit. Avec ses habitants, nous trouverons la solution.

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Moissac naturellement: et le Sarlac?

Le quartier du Sarlac mérite le détour. Mélange de pavillons individuels et d’immeubles collectifs, disposant d’installations sportives, d’espaces naturels, de quelques commerces, il abrite une population, de différentes origines, mais qui lui est très attachée. Ce quartier est dit prioritaire (avec le centre-ville), dans le cadre de la politique de la ville. Il bénéficie donc d’une attention particulière de l’Etat, du département et de la ville. Conformément aux décrets de 2015, un Conseil citoyen a été mis sur pied. Il est devenu l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics. Nous l’avons rencontré. Il porte bien évidemment les aspirations de ces quelque deux mille habitants. Au cours de cette réunion publique, les intervenants ont souhaité l’implantation de nouveaux commerces. Seul petit hic, il n’a pas de vocation sur place. Le retour du marché du mercredi a été également évoqué. Nous y sommes favorables, nous consulterons l’ensemble des habitants. Au Sarlac, comme ailleurs à Moissac, la population ne comprend pas que les installations sportives, stade, terrains de jeux, de tennis… soient aussi peu accessibles. Si on peut admettre que certains terrains doivent être préservés pour assurer dans de bonnes conditions les compétitions, il n’est pas normal que les autres structures soient interdites au grand public. Nous mettrons en place une organisation qui concilie les besoins des compétiteurs et ceux du grand public, pratiquant le sport loisir.

Le Sarlac se vit comme un village, un peu à l’écart du centre ville. Les Moissagais des autres quartiers ne le fréquentent guère, ceci ne facilite pas les échanges. Il y a quelques années, la fête du quartier était l’occasion de nouer des rencontres. Nous souhaitons recréer des évènements de ce type. Il faut recréer du lien social. Il faut aussi poursuivre la politique de réhabilitation des immeubles et de requalification de l’espace public, améliorer les espaces de jeux pour les enfants, ouvrir des lieux pour les jeunes

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Les bras m’en tombent

France3, parmi ses confrères, se distingue. La télé régionale zappe ma candidature à la mairie de Moissac. Pince moi! Et c’est pourtant vrai. Alors soyons clairs, non,  je n’ai pas fui les caméras de France3. Qui pourrait croire cela au vu de mon parcours professionnel! Non, je ne me suis pas caché, le 31 janvier quand Julie Valin est venue, après lecture de la Dépêche, faire un reportage sur la « sécurité à Moissac ».

Drôle de reportage qui titre sur la sécurité, et interroge les candidats sur les rassemblements de Bulgares. Drôle de reportage qui donne la parole par deux fois à une candidate et en interroge une autre qui à l’époque ne s’était pas déclarée. Drôle de reportage tourné il y a presque un mois et diffusé seulement aujourd’hui. Entre temps, « Moissac naturellement » a inauguré son local, déposé sa liste, répondu à nombre de sollicitations de presse. France3 qui fait montre d’une connaissance très approximative de la situation de notre ville termine son reportage en annonçant six listes à Moissac!  Du coup, reprenant la parole, la présentatrice doit démentir et affiche un bout de texte annonçant qu’il y a en fait cinq listes, et de citer la mienne, sans même en donner l’intitulé. La télé régionale n’en sera pas quitte à si bon compte.

Non je n’ai pas fui les caméras de France3. J’ai dès hier soir demandé au rédacteur en chef Léo Lemberton de bénéficier du même traitement que mes concurrents. J’attends sereinement qu’il trouve une solution, faute de quoi, le CSA aura à connaître de ce manquement aux règles qui prévalent en période de campagne électorale.

Ceci est aussi une message clair aux responsables de France3

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Moissac naturellement: et la Mégère?

 

 « Il fait bon vivre à la Mégère, même si le quartier doit faire face à quelques difficultés. Il y a maintenant une boulangerie. Il y a un comité de quartier très dynamique qui fait le lien avec les autres comités de quartier de la ville. C’est un lien important avec les habitants ».

Le public, une quarantaine de personnes, a approuvé les mots d’introduction de Christine Fanfelle. Puis la salle a pris la parole. Voici donc en substance, les propos des habitants:

  • Les chemins sont abandonnés – On marche dans la boue lorsque l’on se promène.
  • Comme habitant de Lizac on se sent à l’écart de la ville
  • La signalisation n’est pas adaptée. Exemple la limitation de vitesse par rapport à la configuration de la route. J’ai envoyé un courrier à la Mairie je n’ai jamais eu à ce jour, de réponse.
  • Les bulgares sont un problème – Ils sont bien conseillés pour faire valoir leur droit.
  • Pour les jeunes, il n’y a pas d’endroit pour se retrouver entre eux, même en ville pour se distraire.
  • Pour emmener les petits à l’école, il faut prendre la voiture, et pour les adolescents c’est la galère pour se déplacer.

Le dialogue tranquille mais sérieux a permis à nos colistiers présents de mettre en lumière certains aspect notre programme.

Oui, il y a un problème de voirie, des nids de poule comme dans beaucoup de ville, nous aurons donc à améliorer le service rendu. Nous nous sommes fixés un objectif: répondre à tous les citoyens qui écrivent à un service municipal ou à élu. On se doit de répondre en expliquant si la réponse est négative. Nous voulons aussi favoriser les déplacements, doucis possible. On encouragera la pratique du vélo en créant des pistes cyclables, on fera campagne pour le développement co-voiturage, ce qui ne nous empêchera d’aménager, après consultation des habitants, les axes majeurs de nos quartiers qui en ont souvent besoin. Même loin du centre, nos quartiers périphériques doivent se sentir partie intégrante de la ville et cela passe par un bon niveau d’équipements.

Les Bulgares, ce n’est donc pas qu’un problème de centre ville. Ce qui est sûr, c’est qu’on en a besoin, ils travaillent pour l’agriculture. Il faut donc se donner les moyens de les accueillir, pour leur indiquer leurs droits, mais surtout leurs devoirs. Notre intention est de mettre en place un Bureau d’accueil, d’orientation, de contrôle et de suivi de ces populations. Nous voulons connaître dans quelles conditions ils sont logés, quels sont leur contrats de travail. Nous appliquerons la loi, le Permis de louer. Nous veillerons au respect de l’obligation scolaire Nous développerons les cours de français pour les adultes, notamment les femmes.

Nous voulons poursuivre l’aménagement des berges du Tarn, avec un parcours santé, où les familles, les enfants, les adolescents pourront se retrouver, bénéficier d’équipements adaptés. A ce jour à Moissac il n’y a aucun endroit avec des équipements pour les jeunes, aucun lieu aménagé pour les adolescents. Nous pensons nécessaire d’ouvrir en centre ville, mais aussi dans les quartiers, des espaces jeunes, gérés par eux. Ces créations pourraient d’ailleurs échoir aux Comités de quartiers qui répétons le bénéficieront d’un budget délégué.

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Moissac naturellement: et les associations?

Nous poursuivons nos consultations avec les socio-professionnels et les associations dont on sait toute l’importance à Moissac. Notre ville compte en effet plus d’une centaine d’associations oeuvrant dans tous les domaines, et qui chacune à leur niveau créent du lien social, et sont utiles à la collectivité. Elles n’ont pas toutes la même taille, ne poursuivent pas forcément les mêmes objectifs, ne bénéficient pas des mêmes aides (mairie, département, voire état) mais toutes répondent à des attentes, des besoins divers qu’une collectivité, aussi impliquée soit-elle, ne saurait satisfaire toute seule. Leur grand et premier mérite, c’est de créer du « vivre ensemble », de développer la solidarité sur la commune même si on peut parfois regretter que ces associations ont parfois tendance à s’isoler, ne parviennent pas à unir leurs forces autour d’un objectif partagé. Il revient probablement à la puissance publique, sans empiéter sur leur indépendance qu’elles revendiquent haut et fort, de les fédérer, de leur donner la visibilité nécessaire. La création d’une plateforme numérique commune et la mise en place d’un Forum des associations proposant expositions, démonstrations et débats sont de l’avis général une nécessité. Mais au delà des aides, des soutiens publics, toutes les associations s’inquiètent de la crise du bénévolat et cherchent à leur niveau des solutions pour y faire face.

Une dizaine d’associations avaient répondu à notre invitation. Extraits ci dessous des interventions de cinq d’entre elles.

« Nous n’avons pas de contacts avec le CCAS. Nous sommes une association de Moissac et nous avons appris la veille que l’on pouvait participer au Forum de septembre, et de plus on nous place à l’écart au bout de l’allée. Cela me fait mal. Nous avons besoin aujourd’hui de renouveler notre bénévolat. » JM82

« L’activité de l’élevage sur notre territoire est en baisse et nous aurons dans un avenir proche moins de bêtes à présenter. Il faudra évoluer dans notre façon de faire. Nous avons des aides de la Mairie, du département, Groupama, le Crédit agricole, la Mairie de Montesquieu. Nous ne faisons pas d’ombre aux comices agricoles, mais les relations sont difficiles. » Association des éleveurs

« Nous prenons tout le monde suivant un barème. Nous avons de plus en plus de retraité. A signaler nous n’avons aucun Bulgare. Notre local sert à une autre association (nous devons fermer nos congélateurs à clés), et aussi il sert de stockage quand il y des grandes manifestations. Nous sommes une antenne de Montauban – Les Mairies accordent des subventions au département, et le département achète de la l’alimentation. La Mairie de Moissac nous prête un véhicule pour aller chercher à Montauban l’alimentation.Certaines entreprises (boyer fruits de saison et fruits exotiques……) et des petits magasins nous donnent de l’alimentation, du surstock, dans ce cas ils sont défiscalisés. Mais il nous arrive de manquer de marchandises. » Restos du coeur

« J’attends une aide des mairies, j’ai le matériel qui fonctionne – mais j’ai besoin de soutien pour faire connaître l’association. Pour acheter du matériel. Si d’ici septembre je n’ai pas de financement j’arrête. » Association d’astronomie

« Notre budget repose essentiellement sur les adhésions, et une subvention de la Mairie. Nous faisons des manifestations à l’extérieur, mais elles sont déficitaires, ainsi que le gala de fin d’année. Nous fonctionnons qu’avec des bénévoles Nous formons des jeunes pour prendre le relais. Et ce n’est pas simple » Moissac gym

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