Jeu de dames

Officiellement, Christiane Taubira réfléchit encore. A quoi ? A sa candidature dans le cadre d’une primaire de la gauche ! Ça, c’est le discours officiel. Mais les partenaires écolos et insoumis faisant vraisemblablement défaut, serait-elle prête à partir en solo? En fait, si l’on en croit la presse bien informée, cela fait longtemps qu’elle y pense. Cela fait longtemps qu’elle met en place à bas bruit un dispositif, des équipes, qu’elle consulte nombre de spécialistes afin d’élaborer un programme.

La Dépêche dans un article récent « évoque un bras de fer » entre les deux dames, la socialiste Hidalgo et la radicale Taubira. Elles affichent toutes deux une détermination qui, pour reprendre le mot du sénateur socialiste Patrick Kanner, pourrait bien  conduire à une « candidature de trop ». Il pense bien évidemment à Christiane Taubira.

La trêve des confiseurs devrait provisoirement geler les situations. Mais passé le 1° janvier, les lignes vont bouger, et tous à gauche devront dire si les réveillons ont réveillé leur mémoire, quand l’union de la gauche s’affichait comme le graal. On n’en est plus là. Les Insoumis n’entendent pas se soumettre à quelque injonction que ce soit alors que les intentions de vote remontent légèrement en faveur de Jean Luc Mélenchon. Les Verts qui en 2017, s’étaient sacrifiés pour Benoit Hamon, n’imaginent pas de revivre pareil chemin de croix. La gauche plurielle demeurera-t-elle profondément fracturée à l’aube de 2022 ?  Aux candidates et candidats, aux différents partis de le dire, et vite,  car le temps s’annonce court, alors qu’ Omicron s’invite comme un élément  perturbateur dans la campagne présidentielle.

Donc, que va-t-il se passer si comme cela se dessine, chacun en janvier prochain s’obstine à camper sur ses positions ?  Une primaire entre les deux dames ? Cela paraît inimaginable. Trop grotesque ! Le retrait de l’une des deux ? On voit mal Anne Hidalgo sortir aussi piteusement de la compétition. Comme on voit mal Christiane Taubira faire marche arrière après une entrée en scène qui était tout sauf improvisée ! Car sa candidature vient de loin. On se souvient de 2002, candidate jusqu’au bout, réunissant à peine 2% des suffrages, juste assez pour faire chuter au premier tour le socialiste Lionel Jospin dont le bilan était pourtant l’honneur de la gauche. Mais il en eut fallu plus pour déboulonner les certitudes de Christiane Taubira. « Je n’ai aucun regret pour les idées que j’ai défendues et j’ai fait preuve d’une loyauté totale envers la gauche. S’il fallait recommencer, je recommencerais… différemment pour qu’on entende mieux ma voix », confiait-t-elle tantôt à la revue Zadig. Va-t-elle donc recommencer ? Faire mordre la poussière une deuxième fois à ses « amis » socialistes ? Et pour quel bénéfice ?

Esprit de famille

Cela aurait pu être une cousinade à la mode Tarn et Garonne. Il y avait Jean-Michel le fringant tonton de Valence, le grand timonier de la politique locale, la tante Brigitte, un peu chiffonnée par une année de placard mais tellement fière de ce miraculeux retour en grâce, son « grand ami », le cousin Michel, un taiseux qui ne parvient toujours pas à remplir ses habits de président… il y avait aussi la parentèle de second rang, une escouade de pièces rapportées ou de petits barons au lignage incertain… Bref, outre les sportifs,  il y avait le banc et l’arrière banc de la classe politique départementale aux Trophées du rugby amateur, organisés à Sapiac, par… La Dépêche. Une bien belle soirée à en croire le quotidien au cours de laquelle, Brigitte Barèges, rescapée de ses démêlés judiciaires était l’objet de toutes les attentions, de tous les apartés entre fromage et dessert.

Il faut dire que pour un coup de grisou, la décision de la cour d’appel de Toulouse, la relaxe pour tout le monde, en fut un ! De quoi donner mauvaise mine aux ennemis politiques de la dame qui croyaient bien son sort scellé après la décision du tribunal judiciaire, il y a un peu moins d’un an, la condamnant à quelques mois de prison avec sursis, une amende et surtout à 5 ans d’inégibilité « pour détournement de fonds publics ».

« Dura lex sed lex » disaient alors quelques beaux esprits qui tout dépités aujourd’hui se contentent de prendre acte du jugement. Je sais bien qu’on ne commente pas les décisions de justice, pour autant on n’empêchera pas le citoyen curieux de s’étonner d’un tel tête-à-queue. Il y a un an, la sanction judiciaire tombait, impitoyable, tout habillée de vertu outragée. Du Saint Just à s’y tromper ! Aujourd’hui d’autres magistrats ne sont devant les mêmes faits que mansuétude et compréhension. A leurs yeux, le délit n’est pas constitué, il n’y a rien à voir, passez votre chemin. Comment faire avec une telle gymnastique ? Les magistrats toulousains estiment en effet que l’ex directeur de la communication de la mairie de Montauban n’est pas fiable. Jean Claude Fourment, par qui le scandale était arrivé, s’était ensuite rétracté, expliquant ses accusations par le « démarchage » des opposants politiques de Brigitte Barèges et par, allez donc comprendre, son « burn out » professionnel !

Quant au contenu du « délit », les juges n’ont pas souhaité s’engager sur ce terrain, estimant qu’entre communication institutionnelle et propagande personnelle, la confusion des genres est toujours possible. Il est vrai qu’il suffit de lire le quotidien régional pour s’en convaincre.

Nous voilà donc revenus à la case départ.  Et Justice, conviée bien malgré elle aux agapes de la « familia grande »! Elle a sur les yeux un bandeau, preuve de son impartialité. Mais est-on sûr d’y voir toujours très clair dans ses décisions ?

Hôpital Moissac: il y a urgence!

Troisième mobilisation en quelques jours, près de trois cents personnes se sont réunies mardi soir devant l’hôpital de Moissac pour s’opposer à la fermeture, la nuit, du service des urgences, qui manque de personnel. Cette décision que l’ARS a annoncée comme provisoire, devrait être effective le 1° décembre. C’est peu dire qu’elle ne passe pas, au sein de la population comme dans le milieu hospitalier. Mais l’hôpital de Moissac ne fait pas exception. Partout en France, les hôpitaux publics ont du mal à recruter des praticiens hospitaliers. Partout en France les médecins remplaçants préfèrent le secteur privé au secteur public.

 Les raisons sont multiples : conditions de travail, comportement des patients et de leur famille, mauvaise organisation, défaillances de la médecine de ville, rémunérations pas assez attractives… et concernent toutes les catégories de personnels soignants. Le Ségur de la santé a certes permis la revalorisation de certains métiers dont la pandémie Covid a montré la place essentielle. Mais le Ségur n’a pas touché à l’organisation de notre système de soins qui repose sur trois piliers : la médecine de ville (libérale pour l’essentiel) l’hôpital public et l’hôpital privé.

Parallèlement au Ségur de la santé qui a permis, il faut le rappeler, d’injecter selon les calculs du journal Les Echos, 12 milliards d’euros dans le système, il y eut au printemps 2021 la loi Rist du nom de sa rapporteuse, la députée Stéphanie Rist. Cette loi voulait réorganiser l’hôpital public. Mais face à la réaction quasi instantanée du corps médical, son application a été reportée à 2022 par le ministre de la Santé. Il faut dire que cette loi a d’un coup d’un seul aggravé les difficultés des hôpitaux contraints de gérer les urgences Covid, les diminutions du nombre de lits, et d’incroyables difficultés de recrutement… Pour l’essentiel, il s’agissait du lourd héritage des quinquennats précédents ! Mais que prévoyait cette loi qui procédait semble-t-il de bonnes intentions?

L’effet Rist

Elle entendait ramener à la raison l’intérim médical. Un plafonnement à 1.100 euros était prévu, alors que certaines spécialités demandent jusqu’à 4000 euros pour 24h de garde. Il s’agissait de soulager quelque peu les finances de l’hôpital public ! Du coup, la rémunération des médecins remplaçants aurait diminué en moyenne d’environ 40%.

Les procédures de recrutement de praticiens hospitaliers devaient dans le même temps être assouplies. Cela aurait aidé au comblement des postes vacants dans des délais plus brefs. La loi voulait aussi toucher à la gouvernance des hôpitaux en renforçant le rôle des chefs de services. Le texte promettait d’élargir les directoires des hôpitaux aux soignants, aux étudiants en médecine et aux usagers. A noter encore qu’il prévoyait le déploiement du Service d’Accès Aux Soins (SAS). Il s’agit d’un nouveau service d’orientation et de guidage dans le système de santé permettant la coopération et la coordination entre la ville et l’hôpital dans l’accès aux soins non programmés.

Mais voilà, ce texte a agi comme un épouvantail.  D’où le report de son application ! A la pénurie de médecins sur le marché de la santé, il a ajouté une désertion importante au sein de l’hôpital public, les intérimaires préférant le privé qui leur promet des rémunérations, des conditions de travail et des perspectives professionnelles plus alléchantes. Les difficultés actuelles du CHIC de Moissac, comme un peu partout dans les hôpitaux de France, procèdent de cet imbroglio, car il faut le savoir, les postes budgétaires existent, tout comme les financements. Ce sont les professionnels qui font défaut.

Chasseurs de têtes

Cette situation qui se répète un peu partout, fait la démonstration que le secteur de la santé a besoin d’une réforme globale, car tout se tient. On ne peut légiférer sur le public sans se pencher sur le privé, on ne peut toucher à l’hôpital sans revoir l’organisation de la médecine libérale. On ne peut laisser les hôpitaux, comme celui de Moissac se transformer en chasseurs de têtes. A ce jeu-là les petites structures, installées dans des territoires peu attractifs, seront toujours en manque et toujours perdantes.

Dans l’immédiat, l’ARS (l’Agence régionale de santé) qui est responsable de l’organisation des soins sur le territoire régional et départemental, doit trouver les intérimaires nécessaires au bon fonctionnement de nos urgences et de notre hôpital. Ce service, dans un contexte de pénurie chronique de médecins de ville, est vital pour les quelque 80000 personnes du bassin de vie. Imaginez ce que serait la situation s’il venait à disparaître alors que près de 90% de son activité relève de la médecine générale. Où iraient ces patients qui n’ont pas d’autres adresse pour pouvoir consulter?

Service médical

Dans l’immédiat et dans l’attente que l’ouverture du numérus clausus produise ses effets – il faut 10 ans pour former un médecin – Moissac appelle des mesures d’urgence. La création par exemple d’un service sanitaire et médical pour les jeunes médecins, permettrait de répondre aux besoins de nombre de territoires qui deviennent peu à peu des déserts médicaux. Ce système, inspiré par celui en vigueur au Québec, serait basé sur le principe du gagnant-gagnant, et devrait être négocié avec la profession. Il éviterait, ce n’est pas l’un de ses moindres mérites, la concurrence sauvage de territoires qui chacun dans leur coin, rivalisent d’initiatives pour attirer les jeunes médecins.

Cherche médecins désespérément

Et voilà. La décision de l’ARS est tombée encore plus vite que prévue. Finies à partir du 1° décembre, les urgences de nuit à Moissac, et ce pendant deux mois ! Après, l’ARS affirme qu’elle fera le bilan. Lequel ? Du nombre de malades ou de blessés qu’il aura fallu amener à Montauban ? Du nombre de médecins qui auront refusé de prendre un des postes vacants, ou d’assurer un remplacement en dépit des sollicitations ? On ne sait pas bien, mais il est à craindre que cette période dite de test, se conclut par la disparition définitive des urgences de nuit. La cause serait-elle entendue depuis longtemps?

Le facteur humain

En fait, le problème de Moissac, c’est le facteur humain. Nous devons affronter une pénurie de médecins et de personnels de soins qui affecte durablement le territoire. Au premier chef ce qu’on appelle la médecine de ville. Je fus un des premiers ici à m’alarmer du manque de médecins, de l’apparition de ces déserts médicaux où les cabinets ferment les uns après les autres, au fur et à mesure que les praticiens partent à la retraite. Et rien n’y fait. Ni les aides publiques, ni les structures nouvelles, comme les maisons de santé. Affaire de génération entend-on ici ou là! Sauf exception, la profession, corsetée par un numérus clausus désormais partiellement levé, boude les zones rurales, privant ces populations de leur médecin de famille. Du coup, nombre de patients n’ont pas d’autre choix que d’en appeler aux urgences qui doivent assurer tout à la fois les consultations courantes et les interventions de première nécessité. Mais sous tension, le service des urgences, l’hôpital en général, n’échappent pas aux difficultés du secteur de la santé et ce en dépit du renfort des internes. La profession de médecin hospitalier n’attire guère plus que celle de médecin de campagne. Il faut dix ans pour former un médecin, c’est dire que nous risquons de crier misère pendant quelques années encore.

L’effet Rist

Le Ségur de la santé a pourtant décidé pour les hospitaliers des revalorisations salariales trop longtemps attendues. Le Ségur régional a acté 2,8 millions d’euros pour la rénovation du plateau technique de l’hôpital de Moissac. Le service des urgences a été profondément modernisé pour mieux répondre aux besoins des quelque 80000 personnes du bassin de vie de l’ouest de notre département. L’outil de travail est donc opérationnel. Et pourtant il ne parvient plus à trouver des médecins remplaçants ! Certains, parmi les cadres hospitaliers de Moissac avancent une explication : la loi Rist du nom d’une députée de La République en Marche. Cette loi impose un encadrement des salaires des intérimaires au sein de l’hôpital public. Il faut dire que ça dérapait de toute part : 2000, jusqu’à 4000 euros pour 24h de remplacement! Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, était favorable à la loi. Mais devant la levée de bouclier des médecins concernés, et leur fuite immédiate vers le secteur privé, l’application de la loi a été reportée à 2022. On verra à la fin de l’année si ce moratoire aura eu quelques effets sur la situation. La décision de l’ARS, sincère ou pas, à coup sûr, procède en ce qui concerne Moissac de cette attente. Pour autant, rien ne sera réglé. « Il y a sans doute à travailler à une charte avec l’Ordre national des médecins, avec les sociétés d’intérim pour qu’elles respectent le cadre réglementaire » ajoute Frédéric Valletoux qui pointe du coup l’incurie de l’Ordre. Mais l’état a aussi sa part dans le désordre ambiant qui n’a pas su, ou pas voulu toucher au secteur privé. Notre système qui fait coexister, parfois difficilement, la médecine libérale, la médecine hospitalière publique et la médecine hospitalière privée s’avère perclus de rhumatismes, la pandémie Covid en fut dès le début une triste illustration.

Imagine

Donc Moissac cherche médecins désespérément ! En attendant des jours meilleurs et un changement des vents générationnels, élus et responsables professionnels ne sauraient rester les bras ballants De nombreux dispositifs d’aide aux études (sous forme de bourses) ou d’incitations à l’installation (aides directes, Maisons de santé, Centre de santé) existent déjà. Ils ne donnent pas toujours les résultats escomptés. D’autres dispositifs sont envisageables comme celui de Gaillac dans le Tarn. Il faut faire preuve d’imagination et développer les coopérations à travers les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Par ailleurs, Moissac peut, sans renoncer à son domaine de compétence actuel, revendiquer le label « Hôpital de proximité » qui concrétise l’engagement à s’inscrire dans un projet collectif de territoire, avec des actions de prévention et d’expertise.

Ce n’est pas le moment de désarmer nos services hospitaliers, obligés de compenser les défaillances de la médecine de ville. Ce n’est pas le moment de réduire la voilure dans les services hospitaliers. Plus que jamais, la population de nos territoires a besoin de l’hôpital public, d’un maillage susceptible de répondre aux besoins, d’une organisation au sein du GHT (groupement hospitalier de territoire) qui permettent la mobilisation la plus efficiente des moyens. L’ARS et les directions des centres concernés, le département et la Région Occitanie ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités.

 

 

 

 

Drôle de relance dans le 82

L’heure est à la relance. Et le Tarn-et-Garonne ne veut pas faire exception. D’ailleurs, afin que nul ne l’ignore, la Dépêche a consacré deux pages entières dans deux éditions différentes à ce fameux plan concocté par… son patron lui-même, Jean Michel Baylet. Michel Weill, le président en titre du département, n’a semble-t-il pas eu son mot à dire ! Bien sûr le maire de Valence d’Agen est expert pour tirer la couverture à lui, pour dire qu’avant lui, tout n’était qu’immobilisme et vacuité. Mais faut-il lui rappeler que le Tarn-et-Garonne a déjà bénéficié en novembre 2020 de 5,27 millions d’euros octroyés par l’Etat dans le cadre de ce qui était déjà annoncé comme un plan de relance ?

Lire ici l’analyse que j’avais réalisée en 2020Relance: la part du 82

Faut-il lui rappeler que la communauté de communes des Deux Rives étaient avec le Grand Montauban les principaux bénéficiaires de cette manne gouvernementale ? Faut-il rappeler à tous ces élus anciens ou nouveaux qu’ils avaient été priés de formuler les besoins des territoires et qu’en la matière, ils n’avaient pas fait preuve de grande créativité, mettant une fois de plus le paquet sur le patrimoine ? Et le plan JMB, puisqu’il faut l’appeler ainsi, ne s’aventure pas beaucoup plus loin. Rénovation des collèges, entretien des routes, enveloppe améliorée pour les subventions aux communes et aux intercommunalités… rien que de très ordinaire et qui ressort de la compétence des conseils départementaux. Le plan Baylet promet aussi des bourses pour les étudiants en médecine qui accepteraient de s’installer dans nos contrées. Mais là encore, faut-il rappeler que l’ancienne équipe départementale avait déjà mis en place un tel dispositif. Utile certainement, mais largement insuffisant au regard des besoins.

Au même moment, le Petit Journal interroge le nouveau directeur de l’hôpital de Montauban. Ce dernier confirme les promesses du premier ministre sur la création d’une nouvelle structure, en dehors du site actuel.

Lire ici l’article que j’avais consacré à ce projet: Un nouvel hôpital public

Un appel à projet va être lancé sous peu. Il s’agit de trouver une quinzaine d’hectares pour installer, probablement au nord de la ville, le nouveau centre. C’était le projet de Pierre Mardegan, combattu parfois par certains syndicats, mais surtout par la Dépêche qui feignait il y a encore quelques semaines encore de croire que les propos de Jean Castex n’étaient que vaines paroles et que ce projet ne verrait jamais le jour.

En cette rentrée, la nouvelle majorité départementale sous la férule de Jean Michel Baylet s’est montrée sous son vrai jour : forte en gueule pour dénoncer la gestion précédente, sans vision pour un département qui doit affronter le défi climatique qui ne sera pas sans conséquence pour l’agriculture et le défi démographique avec l’arrivée de populations nouvelles à la recherche d’un cadre de vie et d’un environnement culturel satisfaisants. Mais le radicalisme à la mode cassoulet, touille toujours les vieilles recettes et au passage règle ses comptes sur le dos des collégiens : les sixièmes n’auront plus droit à un ordinateur personnel ! Pour le coup, le département fait figure de précurseur et s’illustre à sa manière dans le club des collectivités territoriales : un président fantôme, un conseiller omnipotent et une majorité de « gauche » absente. Ça pourrait ressembler à quelque république bananière, n’est-ce pas ?