A l’issue du premier tour, Carbonnel (Barrèges) pouvait espérer en cas de constitution du bloc des droites et en cas de report intégral 9158+2299+5495= 16952 voix plus quelques broutilles glanées parmi les autres petits candidats.
Bourdoncle pouvait espérer, dans le cadre d’un front anti-RN (avec Renaissance, le parti machiniste) et avec report intégral : 7608+1652+3285= 12545 voix, plus quelques broutilles aussi. Ce qui théoriquement aurait donné une différence de : 16952-12545= 4407 voix en faveur de Cardonnel.
Or les deux candidats ont obtenu respectivement au 2° tour, 17351 et 15980, soit une différence de 1371 voix.
- Première constat : Carbonnel fait le plein et Bourdoncle performe.
- Deuxième constat : la participation au 2° tour a progressé de 3,07% soit 2893 voix en plus
- Troisième constat : Si on rajoute ce chiffre aux 1371 voix d’écart du 2° tour, on obtient 4264 versus 4407. C’est très proche. Bourdoncle a donc fortement progressé grâce aux abstentionistes qui se sont mobilisés pour le 2° tour, chaque camp retrouvant à peu près les suffrages qu’il pouvait espérer après le 1° tour.
- Quatrième constat : il est donc difficile de savoir si les voix Pecou se sont intégralement reportées sur Carbonnel, mais on peut penser que le réflexe bloc de droite a bien fonctionné, comme le réflexe front anti-RN dont a profité la candidate socialiste.
Difficile de tirer des leçons de ce scrutin pour la municipale de Moissac. On peut simplement noter que les camps sont bien identifiés, la droite extrême fédérant les droites, une sorte d’union des droites et à cet égard, le Tarn-et-Garonne peut apparaître comme un laboratoire. La gauche, quand elle est incarnée par une candidate implantée et reconnue, sauve les meubles en appelant au sursaut républicain, contre l’extrême droite, mais certainement pas sous son drapeau, qu’il soit rouge, rose ou vert. Elle bénéficie plus d’un vote de rejet que d’un vote d’adhésion.