Préparer la municipale


La mort de J.M. Le Pen arrive à point nommé pour nous rappeler que dans un an auront lieu les élections municipales ! Comme le temps passe vite, il me semble que 2020, c’était hier. A Moissac, c’était l’arrivée au pouvoir du RN, une première dans le département qui pourrait être suivie de quelques autres, toutes aussi emblématiques, si la classe politique s’obstine dans ses vieux schémas.

En 2020, j’avais très tôt, je n’étais pas le seul, appelé au rassemblement, à l’union des démocrates, à constituer localement un arc républicain. Peines perdues ! Pour des raisons sur lesquelles il n’est plus l’heure de s’attarder, nous sommes partis à la bataille en ordre dispersé, décrédibilisant d’entrée de jeu toutes nos propositions, aussi pertinentes fussent-elles.

Ne faisons pas cette fois les mêmes fautes. Il est capital que face au RN, les démocrates avancent unis, sous la même bannière, sans s’encombrer de préoccupations boutiquières. Il faut apprendre à taire les querelles idéologiques qui ne sauraient avoir cours dans un scrutin municipal. Bien sûr, personne n’est sommé de renoncer à ses convictions, à ses engagements passés ou présents. Et dans la circonstance chacun peut en faire une ressource, une richesse afin de partager une ambition pour notre ville, afin de lui soumettre, ensemble un projet séduisant.

Je suis persuadé que nombre de Moissagais attendent que des voix se lèvent pour leur annoncer la bonne nouvelle. Dès lors, et au-delà des petits cercles politiques traditionnels, se manifesteront des volontés, germeront des vocations et des idées originales. Autre certitude, il faut à la tête de cet attelage, une personnalité forte, ouverte aux autres, bienveillante et déterminée, libre ! Elle va devoir donner à Moissac et aux Moissagais de l’espoir, tracer avec eux un chemin qui permette à notre ville de sortir de l’ornière dans laquelle le RN l’a plongée.

Car le RN a mis la vie sociale et démocratique sous l’éteignoir. Les lieux de rencontres, de discussions sont pour la plupart fermés ou interdits aux associations qui n’ont pas fait allégeance, aux partis politiques souvent réduits à la clandestinité des arrière-salles de bistrots. Les employés municipaux ont été mis au pas, ou poussés à partir. Une trentaine ont quitté le navire. La ville est sous emprise.  Il y a urgence de l’en libérer, de remettre Moissac en mouvement, d’en faire un espace économique, un territoire attractif, un lieu de rayonnement culturel et touristique. Une ville du bien vivre.

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