Est-ce un effet de l’âge ou d’une lucidité inquiète ou les deux, toujours est-il que je peine cette année à trouver les mots qui promettent un avenir meilleur, des jours heureux et pour tous , la fin des tracas ? Il me semble que nombre d’entre vous partagent cette difficulté, je n’en veux pour preuve que la baisse drastique, le 1° janvier à minuit, du trafic sur les réseaux. A moins que pour ce qui me concerne, il faille chercher d’autres raisons, nous sommes si peu de choses…
Léo Ferré ne croyait pas si bien dire : « les temps sont difficiles » et plus que jamais nous avons l’incertitude pour horizon et la crainte comme compagne de lit. Un peu partout les populistes, de Trump à Poutine tiennent le haut du pavé. Le monde est devenu aussi instable que la nitroglycérine du « Salaire de la peur ». Les brasiers s’allument au moindre prétexte et l’ONU qui devait arbitrer les tensions de la planète, est réduite à faire de la figuration. Pendant ce temps, le climat se dégrade, la biodiversité recule, les choses s’accélèrent. Et nous regardons ailleurs, laissant filer les objectifs que nous nous étions pompeusement fixés, lors des différentes COP (Conférences des parties) sensées freiner le dérèglement climatique.
La France est à l’arrêt, sans projet et sans budget ! Les partis, tout occupés à leur survie, s’inventent des lignes rouges, comme autant de tranchées où s’enterrent leur imagination. Plus que jamais, la politique apparaît comme un méchant théâtre d’ombres, dont se gaussent ou se détournent nombre de nos concitoyens. Mais à ce train la France pourrait bien pleurer demain. Les intérêts de la dette coûtent tous les ans au pays autant que l’Education nationale. En 2007, le premier ministre alertait déjà : « je suis à la tête d’un état qui est en situation de faillite ». Depuis, c’est loin de s’être arrangé. Les crises, COVID, Guerre en Ukraine et autres soubresauts géopolitiques ont creusé toujours plus le déficit budgétaire. Le « quoi qu’il en coûte » se paye aujourd’hui au prix fort : des finances en déroute et des Français toujours plus mécontents.
Serions-nous devenus tout à coup un peuple de lemmings, ces petits rongeurs dont des légendes scandinaves assurent que régulièrement ils se suicident par groupes entiers ? Comme les chercheurs démentent ce récit, gardons espoir et ne cédons rien à l’air du temps. Je souhaite à tous mes lecteurs, lointains ou proches, une belle et bonne année !
Dis-donc! Pas très optimiste!!!Forza! Tirati su comme dirait les italiens Sandra Fuentes-BerainEmbajador EméritoAmbassador EmeritusAmbassadeur Émérite
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