Au moment où la communauté éducative toute entière, pleure une fois de plus un des siens, tué à coups de couteau par un fou d’Allah, trois ans après la décapitation de Samuel Paty qui avait littéralement sidéré le pays, nous voilà à nouveau renvoyés à nos vieux démons, à notre incapacité chronique à faire front, à nous assumer pour ce que nous sommes, un pays laïque qui ne confond pas les Lumières avec les obscurantismes religieux d’hier et d’aujourd’hui.
Clamer sur X ou ailleurs son attachement à la République est-il une réponse suffisante à ce que vit l’école et la société française? Bien évidemment non! L’école, ce sanctuaire républicain qui émancipe par le savoir et les valeurs qu’elle enseigne, l’école le coeur battant de notre vivre ensemble est depuis quelques années décriée, malmenée, agressée, mortellement blessée dans sa chair et dans son âme. Il est loin le temps où l’instituteur/trice dans son village faisait figure d’autorité morale, il est loin le temps où les professeurs/res personnifiaient des savoirs, promesses d’un avenir meilleur.
L’école a perdu de son aura. Faute de moyens bien sûr, il manque des maîtres, j’emploie ce mot dessein, à tous les étages de l’édifice! Mais plus globalement, l’école manque de considération, des pouvoirs publics qui n’ont pas su ou pas voulu l’aider à faire sa mue, mais aussi de la société, de nous tous en fait qui lui demandons tout et son contraire, qui bien souvent la rabaissons aux yeux de notre propres enfants. Et je ne parlerai pas ici du rôle des réseaux sociaux, tant le sujet est d’actualité et déjà éculé.
A l’évidence cette situation est d’abord affaire d’idéologie dont les batailles sémantiques en sont le prosaïque révélateur. Que LFI par la voix de son leader maximo refuse de traiter le Hamas de groupe terroriste en dit long sur sa décrépitude programmatique et idéologique. La cause, noble, des Palestiniens à disposer d’un état n’autorise pas à confondre les adeptes de la charia avec un mouvement de libération nationale tel que nous l’entendions il y a quelques lunes. Tout fait sens, tout, du moindre tweet aux incidents quotidiens que subissent nos institutions concourt à fissurer le pacte républicain. Il y a là une entreprise de déconstruction qu’il faut nommer et combattre. Défendre la laïcité ce n’est pas sombrer dans l’islamophobie, c’est défendre nos valeurs et notre identité. C’est pourquoi l’interdiction de l’abaya à l’école n’est pas une liberté bafouée, mais un acte d’autodéfense, mieux un soutien à la cause des femmes! Les croisades, l’esclavage, la colonisation… sont certes des horreurs, pour autant, c’est notre histoire, des moments de l’histoire de l’humanité qu’il faut pouvoir enseigner sans crainte et sans ambiguïté. Nous devons le dire, le répéter et pour reprendre un concept cher à Gramsci, nous devons aider nos enseignants à tenir la position.
Bonjour et merci pour cet article sur » L’ école…. ». Toutefois, Que sont devenues nos valeurs et notre identité en OCTOBRE 2023? SVP/ MERCI* Cordialement
Défendre la laïcité ce n’est pas sombrer dans l’islamophobie, c’est défendre nos valeurs et notre identité.
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