Oyez! Communiquer et en finir avec les contre-vérités!

27%, c’est au bas mot, la baisse du budget communication de la ville de Moissac entre 2009 et 2013. Il s’élève, frais de personnel inclus, soit deux salariés,  à quelque 170 000 euros pour cette année. En dépit d’une baisse considérable imposée au service, la communication de la ville s’est montrée à la hauteur des circonstances. Rappelons, mais pourquoi les Conseillers généraux ne s’en sont-ils  jamais émus, que la mairie de Moissac est systématiquement oubliée par la Dépêche, qui ne s’intéresse à elle que pour en dénigrer l’action ou salir l’image de la ville.

Notre service de communication a un bon bilan. Il  a accompagné comme par le passé les associations, porté les grandes manifestations de la commune; publié  « Moissac Mag » qui de l’avis de l’écrasante majorité des lecteurs est un journal de qualité; fait vivre notre site internet et son blog d’informations municipales qui tient très largement la comparaison avec les sites des autres villes, fussent elles plus importantes; donné aussi aux Moissagais, tous les matins, sur les panneaux lumineux, l’information pratique qui leur permet d’organiser leur quotidien…

Bref la com n’a pas démérité, même si on lui a demandé de faire aussi bien avec moins de moyens, beaucoup moins… Mais il n’y a pas de miracle ici, tout juste une politique de réduction des coûts, comme, par exemple,  la mise en place d’un appel d’offres sur les marchés de l’impression, et une réduction considérable des investissements, réalisés il est vrai  en début de mandat et qui concernent pour l’essentiel du matériel informatique, photographique et de reproduction.

Moissac doit communiquer. Aucune ville, jusqu’au plus petit village, ne peut se passer de la communication. Elle est entrée dans nos vies, elle fait partie de nos besoins, elle est un outil au service des citoyens et de notre ville. Bien imprudent, un tantinet démago serait celui qui promettrait de sabrer dans son budget!

Pantalonnade moissagaise

Ils n’ont pas voulu attendre que le Conseil municipal se prononce et ont donc décidé de démissionner de leurs fonctions d’adjoints,  alors qu’il y a peu,  ils prétendaient rester à leur poste pour, disaient-ils,  ne pas ouvrir une crise au sein de la mairie,   Voilà donc les deux conseillers généraux qui tentent une fois encore de se donner le beau rôle dans une pantalonnade qui risque de ne pas amuser très longtemps les Moissagais

Rappel des épisodes précédents. Pour bien marquer leur différence, et engager le processus de rupture avec le maire, les deux conseillers généraux tapent publiquement et à bras raccourcis sur un budget que finalement ils ont voté. La majorité des élus de Moissac s’interroge alors sur la cohérence d’une telle attitude et certains demandent leur démission, voire le retrait de leurs délégations. S’en suit dans la Dépêche, le journal officiel du Tarn et Garonne, une série de papiers, tous plus radicaux les uns que les autres, dénonçant la gestion du maire, ses choix et au final son budget. Rappelons qu’à l’époque et pendant tout le mandat, l’un deux en était officiellement en charge. Puis vint la profession de foi du candidat à la mairie de Moissac. La situation devenait ubuesque. Deux des principaux adjoints au maire s’en prenaient une nouvelle fois à lui et à sa gestion. Il a vu rouge. Il a tranché. Par arrêté, comme la loi lui en donne  les pouvoirs, il a retiré aux deux Conseillers généraux leurs délégations, aux entreprises pour l’un, aux finances pour l’autre.

Fin octobre, le Conseil municipal devait se prononcer sur leur maintien dans la fonction d’adjoint. Ils ont compris un peu tard que les carottes étaient cuites et plutôt que de risquer une nouvelle défaite, ils ont préféré battre en retraite. Au moins les choses sont claires.

Il faut dire que ce début de mois est difficile pour le Château. Vendredi dernier, la majorité des Conseillers généraux a rejeté le découpage cantonal, concocté par le préfet et présenté par Jean Michel Baylet. Un vote qui sanctionne un travail bâclé et par trop favorable à la majorité radicale. Une première depuis longtemps car les occasions sont rares de voir JMB mis en minorité au Conseil général.

 

Perdue la voix

La ministre Sylvia Pinel l’a dit : le chocolat c’est bon, le tourisme aussi. Et les deux vont bien ensemble. Contents de l’entendre dire. Le tourisme avec tout ce qui va avec est un des solides vecteurs de développement pour Moissac. Le maire Jean Paul Nunzi  défend depuis des lustres cette option. Bien des villes aimeraient pouvoir disposer des mêmes atouts que nous dans ce domaine. C’est pourquoi il faut poursuivre l’oeuvre entreprise, se donner les moyens d’augmenter les retombées économiques du tourisme sur la ville et au-delà sur le département. Faire passer un cap à ce secteur d’activité, pour que, gros consommateur aujourd’hui d’investissements, il devienne plus qu’il ne l’est, créateur d’emplois et de richesses.

Une anecdote qui devrait donner à réfléchir. Un important groupe de Japonais débarque il y a peu à Moissac. Lâchés devant l’abbatiale, nos visiteurs ont à peine le temps de faire quelques rafales de photos, qu’ils sont derechef remis dans leur car, embarqués vers une autre destination. Probablement la faute au tour opérateur! Il n’empêche, voilà qui pointe tout l’enjeu des mois et années à venir. Il faut retenir le chaland, l’amener à rester plus longtemps dans la ville, lui proposer des compléments de découverte, dans tous les domaines, y compris dans l’agriculture qui est chez nous si spécifique.

Retour au Salon du chocolat qui fête cette année son dixième anniversaire. Belle affluence, belle organisation que l’association « l’Union sucrée », presque un programme pour les municipales, a construit avec talent. Une réussite soulignée par le maire qui à juste titre a rappelé tout l’intérêt que ce genre de manifestation présente pour notre ville, sa notoriété et son essor. Après lui, parole fut donnée aux Conseillers radicaux. Un seul la prit. L’autre, le candidat avait perdu sa voix… Mauvais augure?

Fin de partie à Moissac

Les deux Conseillers généraux ont perdu leur délégation. Décision du maire. Décision juste et nécessaire au regard des agissements des deux élus. Ceux-ci ont en effet décidé, et ils le revendiquent, de rompre le pacte majoritaire. Et pour quel objectif? Prendre en 2014 la mairie, la mettre dans le giron du Conseil général, il faut comprendre de Jean Michel Baylet. D’ailleurs les deux adjoints, ils demeurent adjoints sans délégation, n’en font pas mystère et cherchent à affoler les moissagais sur le thème : élisez nous, sinon adieu subventions départementales…

Mensonges

Le propos n’est guère républicain, pour des gens qui n’ont que le mot de république à la bouche. Et nos deux Conseillers généraux vont évidemment plus loin. Ils mentent sur les chiffres. Par exemple,  le Patus, c’est leur dada, Il coûtera à la commune, répétons le,  739 000 euros. Tout le reste sera payé par l’état, la région et un peu le département. Mais les radicaux, champions de la manipulation, confondent sciemment, coût complet et part communale dans l’investissement. Même chose quand ils évoquent, dans un sous entendu douteux, les dépenses de communication. De quoi parlent-ils? Mystère, calomniez, il en restera toujours quelque chose!

En fait, le budget de la communication diminue chaque année, très fortement même,  pour prendre sa part de l’effort général imposé par la crise et la baisse des aides de l’état. Mais là aussi, il faut être clair : une ville comme Moissac, si elle veut tenir son rang,  dans l’agriculture comme dans le tourisme, doit se raconter, populariser ses actions et ses atouts, aider aussi les dizaines d’associations  qui font la vitalité du tissus social moissagais,  à faire connaître leur travail.

On le savait, les deux élus PRG ne prisent guère la culture. Ils entonnent à nouveau le couplet, « culture élitiste, culture trop chère ». Là aussi de quoi parlent-ils? Que visent-ils? Sinon draguer un électorat proche du FN dont on sait bien qu’il n’aime ni la culture, ni les étrangers. Curieuse non la proposition du candidat PRG aux municipales qui veut instaurer des quotas d’immigrés (voir dans la Dépêche du Midi, sa profession de foi)? Curieuse et nulle, car aucun maire n’a jamais été capable de la mettre en oeuvre, pas même en son temps J. Bompard à Orange.

Les comptes sont bons

Les deux PRG affirment aujourd’hui vouloir contrôler les dépenses de la mairie. Mais de qui se moquent-ils? L’un avaient la délégation aux finances, il était donc en charge du budget. Il l’a présenté chaque année en C.M., défendu et voté. Encore dernièrement. Donc de deux choses l’une : ou il était trop couard pour dire tout le mal qu’il en pensait, ou il n’avait rien vu d’inquiétant pour la bonne santé financière de la ville! La réponse est ailleurs : il s’en moquait. Le deuxième avait la délégation aux entreprises… Combien d’implantations à Moissac? La réponse est hélas cruelle. Moissac, morne plaine! On l’a compris, dans cette affaire de comptes, le PRG a choisi les règlements… de comptes.

Ils sont donc partis en campagne. On verra bientôt qu’à travers ces municipales, s’opposent deux visions de Moissac pour les années à venir. Celle, conservatrice, notariale, un brin raccornie d’un groupe qui cherche à élargir son influence loin sur sa droite, au prix de quelques spectaculaires reniements et celle d’une équipe qui ne fera pas table rase du passé, mais proposera aux Moissagais un contrat municipal ambitieux et réaliste.

Fendre l’armure

Enfin!  Moissac s’y attendait, le secret n’était plus que de polichinelle! L’adjoint aux finances qui jusqu’à aujourd’hui avait tout voté, tout soutenu, tout accepté et d’abord les différents budgets qu’il était censé construire, vient de « fendre l’armure » si l’on en croit la Dépêche du Midi qui n’est pas à un poncif près. Mais tel Janus, l’adjoint aux finances, c’est aussi et d’abord le Conseiller général, représentant de commerce d’un radicalisme tentaculaire.

L’adjoint fend l’armure, la belle affaire! C’est dire qu’il crache dans la soupe pour mieux affirmer son ambition, ou plutôt celle de son mentor. Il faut prendre Moissac, étendre le pouvoir du Château. C’est ainsi que les Tarn et Garonnais désignent le Conseil général. Métaphore d’inspiration féodale qui d’un mot met chacun à sa place, le vassal et le suzerain et raconte dans un raccourci saisissant la réalité du pouvoir dans ce département.

Mais Moissac a toujours refusé cette répartition des rôles. Moissac la rebelle à l’ordre établi, Moissac la fière, l’hospitalière ne tombera pas dans l’escarcelle de JMB. Autour du maire, Jean Paul Nunzi, les élus travaillent, réfléchissent à l’avenir. D’autres, des républicains de tous les milieux, venus d’horizons politiques différents sont prêts à les rejoindre pour proposer à Moissac et à ses citoyens une ambition. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’exergue de cette page : « Libres et ensemble pour Moissac »

On verra ainsi qu’à travers  l’exemplarité républicaine de cette démarche, Moissac se donne toutes les chances de construire son avenir, pour le plus grand bien des Moissagaises et des Moissagais.