La trempe

Comme je n’ai pas lu encore le livre blanc du candidat de Jean Michel Baylet, et pour cause, il n’est pas encore paru, je me garderai bien de le critiquer. Mais tout de même, que penser d’un homme qui au sein de la majorité de J.P. Nunzi, a servi docilement ce dernier, jamais un mot en trop, jamais le moindre écart, et qui soudain se rend compte à quel point il s’était fourvoyé, mystifié, trahi… en quelque sorte!

Comment dès lors croire l’homme qui jure ses grands dieux qu’il a des convictions et peut être un programme? Comment comprendre ce soudain repentir, comment faire crédit à cette soudaine sagacité, quand des années durant, le notaire, adjoint aux finances, trouvait tout bien, tout à sa convenance? Mais comment oser mettre entre parenthèse tant d’années de sa vie publique?

Nous touchons là au coeur du problème : la trempe! Car de deux choses l’une. Ou le candidat PRG, quand il tenait les cordons de la bourse, n’a rien eu à redire parce qu’il trouvait la place bonne, ou il s’est tu parce qu’il n’osait pas, rongeant intérieurement son frein jusqu’à n’en pouvoir plus, jusqu’à ce jour où il osa parler, et jeter son silice. Trop tard, il avait voté le budget 2013!

La trempe, c’est d’abord le courage de dire non quand on n’est pas d’accord, et d’en tirer évidement les conséquences! La trempe, sur laquelle les aciers de Tolède avaient jadis construit leur réputation, c’est une manière de traverser le temps, de garder intact le fil de ses engagements, de pointer si possible le premier, les bévues ou les errements des autres.

Le président du Conseil général, comme Montfort devant les citadelles cathares, rêve de faire tomber Moissac. Il lui fallait un homme dans la place. Il l’a, prêt à brûler aujourd’hui ce que hier il adorait. Cela ne risque-t-il pas de troubler l’électeur moissagais? Le journal de JM Baylet, qui a compris qu’à trop bombarder la ville, il risquait la colère populaire, pourrait peut être y réfléchir!

Immigration : J.P. Nunzi s’explique

Il faut savoir que le maire n’a pas de réels pouvoirs pour réguler le flux d’immigrants dans sa ville, notamment en matière d’emploi et de logement.

Les immigrés en situation régulière circulent librement. Il n’y a pas de frontière à l’entrée de la ville et le Maire ne contrôle pas les arrivées et les départs des immigrés. Ceux qui emploient des personnes immigrées savent qu’elles n’ont pas besoin d’autorisation de la mairie ni même d’informer la mairie.

La mairie n’emploie pas de personne étrangère. La mairie ne loge personne.

Ceux qui louent des logements à des familles, immigrées ou pas, savent qu’elles n’ont pas besoin d’autorisation municipale ni même la nécessité d’informer la mairie.

Beaucoup de familles immigrées ne remplissent pas les conditions de ressources pour accéder à un logement social public. La plupart sont donc logés dans le secteur privé qui, à Moissac, assure l’essentiel du logement social, (29.5% du parc contre 6.9% pour le secteur public).

L’importance de l’immigration est liée à l’activité dominante de la commune, l’arboriculture, dont la main d’œuvre est en grande partie d’origine étrangère. On en a eu un exemple douloureux cet été avec ces dizaines de saisonniers agricoles, possédant des cartes de résidents espagnols, mais tous issus des pays d’Afrique du nord, qui travaillaient plus ou moins et logeaient dehors. Monsieur Guillamat, à ma grande surprise, a promis que la mairie les logerait et qu’aucun ne dormirait dehors. C’est une promesse faite un peu légèrement. Outre que ce n’est pas le rôle de la mairie, mais celui de l’Etat, que le logement des sans-abris quels qu’ils soient. Un hébergement par la mairie provoquerait un appel d’air qui ferait que ce n’est pas quelques dizaines mais surement infiniment plus de personnes qui seraient à Moissac et pas nécessairement avec du travail. Pour limiter ces arrivées, il faudrait réduire la part de travailleurs étrangers dans l’arboriculture. Des tentatives ont été faites mais ont en partie échoué pour différentes raisons.

Pour les personnes en situation irrégulière c’est à l’Etat de les renvoyer dans leur pays d’origine.

Il y a quelques années, j’avais demandé au directeur de l’école de Montebello de refuser l’inscription d’enfants dont les parents venaient de recevoir une décision d’expulsion. Ils devaient quitter le territoire rapidement. Le directeur de l’école m’a fait savoir que l’inspecteur d’académie lui avait donné l’ordre de recevoir ces enfants. Soit ! On peut comprendre que les enfants soient scolarisés jusqu’au moment du départ de la famille. Mais, si on pose ce principe, on ne peut pas ensuite, lorsque l’expulsion est en cours, demander que les enfants restent là parce qu’ils ont des camarades, des habitudes… et, partant de là, demander que les parents restent puisque les enfants sont scolarisés. Je suis en profond désaccord avec ceux qui pensent que les enfants devraient rester…la séparation de leurs parents serait plus douloureuse que la perte des petits camarades de classe. Par contre, il faudrait que les délais d’instruction soient raccourcis. Bien sûr, plus la famille reste longtemps en France, plus le départ est difficile pour parents et enfants. Aujourd’hui,  avec les recours sur le droit d’asile on peut arriver à 4 ans. Une loi serait en préparation pour ne pas dépasser 9 mois.

On a évoqué le regroupement familial et les certificats d’hébergement pour lesquels le maire n’émet qu’un avis en fonction des ressources, et de l’état et de la taille du logement, de celui qui accueille. L’OFII, (office français de l’immigration et de l’intégration), décide seul d’un regroupement familial, quel que soit l’avis du maire, (2 regroupements familiaux à Moissac depuis le 1er janvier 2013 !). Quant aux certificats d’hébergements, ils ne consistent qu’à accepter l’accueil d’un membre de la famille pour quelques semaines, à l’issue desquelles, le père, la mère ou les parents, doivent regagner leur pays d’origine. Le Maire émet un avis. C’est l’ambassade de France et l’Etat, dont le visiteur est originaire, qui décident. On le voit, c’est un problème difficile. On accuse la Mairie de tous les maux. On m’a même accusé de faire venir des étrangers.

Il faut vraiment me détester aveuglement ou ne pas être en mesure de réfléchir que de dire ou de colporter ces mensonges invraisemblables.

Je me suis efforcé, au contraire, d’être extrêmement vigilant sur le respect de la loi par tous, y compris les immigrés.

J’ai porté plainte et demandé réparation pour tous les actes de délinquance quels qu’en soient les auteurs.

J’ai pris des décisions difficiles à l’encontre de certaines pratiques. J’ai, avec succès, réussi à régler les problèmes de lieux de culte, en respectant l’environnement, les exigences de parking  (Ce qui n’a pas été facile, et sur ce problème, certains de mes anciens collègues, qui font aujourd’hui des promesses, ont été bien discrets, me laissant la responsabilité de les traiter seul).

Il y a des familles immigrées totalement intégrées, des gens qui travaillent dur, des enfants qui ont de belles réussites scolaires et professionnelles, des familles qui achètent des maisons à Moissac et ont l’intention d’y finir leur vie. Toutes ces familles doivent être respectées et intégrées dans notre société. Pour les autres, la loi républicaine doit s’exercer, sans excès mais aussi sans faiblesse.

L’immigration est aujourd’hui un problème sensible. Des milliers de gens quittent la misère ou la guerre  dans leur pays, au risque de leur vie parfois, pour atteindre ce qu’ils pensent être le paradis européen. C’est un vrai problème de société aujourd’hui qui exige des décisions claires des pays membres de l’Europe et du Conseil de l’Europe. La fermeté est nécessaire, « on ne peut accueillir toute la misère du monde ».

 

Lutter contre les violences intra-familiales

Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée contre la violence, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées le 25 novembre 1960 sur les ordres du chef de l’Etat, Rafael Trujillo.Ce jour nous a paru opportun pour organiser une journée de rencontre interprofessionnelle sur la thématique des violences intra familiales.

En effet la commune de Moissac est malheureusement fortement concernée par ce phénomène qui concerne l’ensemble de la Nation. Les violences intra-familiales et particulièrement les violences conjugales maintiennent le Tarn-et-Garonne dans un groupe de 8 départements où les violences représentent plus du tiers des atteintes physiques aux personnes. Et pour la commune de Moissac, la brigade de gendarmerie effectue un cinquième des procédures du département pour des motifs relatifs aux violences conjugales.

Ce n’est pas parce que ces violences s’exercent au sein de la famille qu’elles ne doivent pas être dénoncées. L’acte violent quel qu’il soit est une atteinte à l’intégrité humaine aussi il est important d’agir, il est nécessaire de lever les tabous, une société moderne  se doit de réagir. C’est le sens de l’engagement de notre ville, avec Eliane Benech, face à ce fléau social. Aux côtés d’associations comme le CIDFF 82 (Centre d’information du droit des femmes et des familles) en soutenant l’organisation de permanences pour les familles moissagaises. Et depuis décembre 2010 avec le soutien de l’Etat, mise en place d’une mission de coordination du CLSPD.

Depuis plus de deux ans nous avons pu mettre en œuvre un véritable plan d’action dont un protocole de prise en charge des personnes victimes de violences avec la rédaction d’un livret de sensibilisation.
Pour mesurer l’effort de Moissac, aller à la page « Un dispositif exemplaire »

Trois questions à J.P. Nunzi

IMG_2452Pourquoi te représentes-tu ?

J’avais l’intention d’arrêter, mes proches le savent. Non par lassitude parce que j’ai encore beaucoup de projets pour notre ville mais parce que je pensais que les Moissagais pouvaient souhaiter le changement. Je me représente parce que des élus proches de moi ne peuvent pas, dans la période, interrompre même une partie de leur activité professionnelle pour prendre la suite.

Je me représente parce que mes amis me l’ont demandé avec beaucoup d’insistance. Ils ont même constitué un comité de soutien qui a déjà, en quelques jours, rassemblé plusieurs centaines de Moissagais, pour me convaincre d’être candidat à nouveau.

Par ailleurs, ils constatent, comme moi la médiocrité ou la démagogie des propositions qui sont faites en ce début de campagne en particulier par le candidat PRG du clan Baylet qui bénéficie de la Dépêche du Midi comme journal électoral.

Mes amis considèrent que j’ai, que nous avons, eux et moi, des idées, des propositions beaucoup plus pertinentes et originales pour Moissac que celles qu’on entend.

N’est-ce pas le mandat de trop ?

Le mandat de trop pour moi c’est quand on est candidat et qu’on a plus rien à proposer sinon à durer. Certains élus ont fait un ou deux mandats à la mairie ou dans d’autres collectivités mais franchement c’est déjà un ou deux de trop parce qu’ils n’ont rien fait, rien dit, rien critiqué, rien proposé.

Cela dit les moissagais décideront, s’ils veulent, dans la période difficile que nous vivons, une équipe avec des hommes et des femmes expérimentés, honnêtes, proches des gens, qui ont un bilan à présenter  et que les Moissagais peuvent reconnaitre comme très positif pour Moissac et des projets pour assurer l’avenir de notre ville.

Ta liste est-elle partisane ?

Ma liste s’intitule « Libres et Ensemble pour Moissac ». Tout est dit. Libre, je le suis depuis longtemps. Aucun parti ne me dicte ce que je dois faire ou penser.  J’aurais, c’est peut être immodeste, même tendance à penser que je pourrais leur donner des pistes* à suivre plutôt que l’inverse. De plus, depuis toujours, mon seul intérêt a été celui de ma ville et non des intérêts de clan, de boutique politicienne comme je le vois autour de moi (et comme les Moissagais peuvent le voir).

Les hommes et les femmes de ma liste sont et seront des citoyens libres, quelles que soient leur sensibilités philosophiques ou politiques. Ce qui m’intéresse ce sont les propositions, les solutions, les engagements qu’ils peuvent avoir pour Moissac.

Européennes : la claque au PRG

Et d’abord à Jean Michel Baylet! Les militants socialistes de tout le Sud Ouest, de Bordeaux, à Toulouse, de Cahors à Tarbes, ont dit non et de la plus belle des manières,  aux petits arrangements entre appareils parisiens. Non à une liste conduite par le PRG inconnu.

Du coup, le PS, comme le PRG vont revoir leur copie. Pour les socialistes des fédérations du Sud Ouest, le choix du PRG inconnu comme tête de liste est juste inconcevable. Jean Michel Baylet est parait-il entré dans une colère homérique, menaçant la majorité gouvernementale de faire dissidence et en appelant au Président de la république lui-même. Décidément le PRG version Baylet a du mal avec la démocratie. Il l’a déjà démontré à Moissac où après avoir rompu le pacte majoritaire, il fait maintenant pressions et chantages sur toutes celles et tous ceux qu’il croit pouvoir déstabiliser.

Mais ne cherchez pas dans son journal trace de ce glorieux épisode. Il n’y est pas. Lisez plutôt les vrais journaux, voire ce blog qui se pique de donner une information citoyenne et honnête.