Histoires de chats et d’entrechats

L’UMP n’a pas fait le plein hier soir à Confluence. A peine une centaine de personnes en comptant les amis du maire de Montauban, les colistiers  du candidat de la droite et leurs familles. Certains seront tentés de chercher la cause de ce loupé,  sous le Hall de Paris, où la compagnie Didier Théron nous régalait au même moment d’un très beau ballet en trois tableaux sur la musique du Boléro de Ravel.  Piètre excuse me direz-vous!

Revenons donc  à la droite. Elle a décidé de faire campagne, un peu à l’image du FN, sur des thèmes nationaux, confondant les problèmes que connait aujourd’hui notre pays, et les intérêts de notre ville. L’UMP, comme d’autres,  est décidément incorrigible, aveugle au temps présent. En voulant transformer en affrontement idéologique, une campagne électorale qui concerne d’abord et exclusivement les Moissagais et les habitants du secteur, elle affiche son opportunisme, espérant tirer parti du climat politique national, alors que nos concitoyens attendent des réponses concrètes à des problèmes concrets et quotidiens. Elle manque à ce point d’imagination, qu’elle a copié, quasiment mot pour mot, la vitrine de notre permanence électorale, affichant, il faut lui concéder ce point, son appartenance au parti de Jean François Copé. Amusant non?

Les choses sont donc claires dans cette partie de l’opinion. Elles le sont moins au FN qu’on ne voit plus guère sur le marché, ni dans les boîtes aux lettres des Moissagais. Il se murmure, que son nouveau chef local a toutes les peines du monde pour faire reconnaître son autorité et bâtir une liste qui tienne debout. Mais n’accablons personne, la liste de Jean Paul Nunzi, conformément à ses engagements,  reste et restera à l’écart des querelles subalternes, pour se concentrer sur l’essentiel : l’avenir de Moissac et le bien être des Moissagais.

Un politique Chinois disait naguère « qu’importe qu’un  chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris »  Certes, à condition de rien renier de son socle de valeurs! Les Moissagais  sauront choisir entre les marchands d’illusions,  et une équipe, de femmes et d’hommes, engagés, compétents et libres.

La vérité sur le portail de l’abbatiale

IMG_1187Tout d’abord qu’en est-il de la dégradation ?

Depuis la réalisation de la voie ferrée au dix-neuvième siècle et l’augmentation de la pollution atmosphérique au vingtième, c’est un fait, les pierres du portail et de certains piliers du cloître connaissent un vieillissement accéléré. Les infiltrations d’eau dues au creusement ferroviaire sont un problème connu. C’est grâce au réaménagement du Parvis, à l’interdiction de  la circulation automobile et à l’installation de barrières empêchant les remontées d’humidité réalisées à cette occasion par l’équipe municipale autour de Jean Paul Nunzi, que le portail a connu un répit

Mais aujourd’hui des remontées d’eau et de sel sont encore constatées et de nouveaux travaux sont à prévoir.  Après une première étude dont les résultats sont connus depuis le printemps dernier, un diagnostic plus complet doit être réalisé avant tous travaux. On n’intervient pas sur ce chef d’œuvre comme sur sa salle de bain. C’est une entreprise spécialisée qui doit s’en charger et les mois qui viennent de s’écouler ont été passés à réaliser le cahier des charges et à lancer l’appel d’offres pour trouver cette entreprise. C’est le ministère de la Culture, par l’intermédiaire de la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui a piloté le processus. Son rythme doit être le nôtre. Dans quelques jours l’entreprise sera choisie et l’étude de diagnostic pourra commencer.

La leçon de journalisme

IMG_1189C’est l’histoire d’un « scoop » qui fait pschitt! Un long article dans la Dépêche du midi sur le patrimoine moissagais, pour dire combien il coûte cher,  et qu’il est menacé de ruine… La faute à qui? A la mairie bien sûr et en particulier à Jean Paul Nunzi.

Jusque là rien de très original… sauf que la feuille électorale du tandem Empociello/Guillamat, qui n’ont pas de mots assez durs pour condamner l’intérêt que la ville de Moissac porte à son patrimoine, se découvre tout à coup une vocation de défenseur des arts et des pierres. Conversion radicale? Que nenni! La dénonciation des travaux du patus n’ayant pas produit les effets escomptés -les Moissagais appréciant à juste titre la mise en valeur de ce secteur de l’abbatiale- il fallait trouver un autre angle d’attaque. Et ça devient, mutatis mutandis, la mairie laisse mourir nos trésors architecturaux.

Gonflés les scribes, mais adeptes du vieil adage politicien : plus c’est gros, plus ça passe. Et bien non, ça ne passera pas, car la vérité bien évidemment est toute autre! Qui pourrait croire d’ailleurs que ceux qui défendent une politique touristique fondée sur la mise en valeur du patrimoine, se contrefichent de sa conservation? Qui pourrait imaginer la majorité sortante aussi débile? Certainement pas  les Moissagais!

La vérité c’est que la mairie,  sur cette question des monuments  historiques, classés au patrimoine mondial, n’est pas seule à la manoeuvre. Elle doit compter avec les architectes, les archéologues, les spécialistes dépêchés par l’état. C’est eux, qui prescrivent le traitement, qui décident du sort de tel ou tel pan d’édifice. La mairie exécute, en fonction des moyens dont elle dispose et des aides que l’état lui consent. On reviendra sur l’histoire édifiante  du portail de l’abbatiale et le mensonge éhonté du plumitif de Jean Michel Baylet.

Pour l’anecdote, le plumitif en question a commis sa prose suite à une réunion technique en mairie de Moissac, à laquelle les journalistes n’étaient pas conviés, mais à laquelle assistait Guy Michel Empociello…  « Mon cher cousin, vous avez dit bizarre… comme c’est bizarre! »

Du chasselas au Chinois

Quand l’équipe Empociello- Guillamat a fait dissidence, obéissant bien entendu aux consignes du maître, elle a tenté un petit petit coup d’éclat, proclamant son attachement indéfectible à l’agriculture, préférant pour faire un mot, la terre à la pierre. Les arboriculteurs au tourisme! Tout juste s’ils n’ont pas dit comme le tristement célèbre maréchal : « la terre ne ment pas ». Mais foin des mauvaises polémiques. Il est idiot d’opposer les deux. C’est même ignorer l’histoire de Moissac qui doit autant  aux moines de l’abbatiale qu’au travail des laboureurs. Et bien entendu, les vergers, les vignes, les stations fruitières qui commercialisent la production locale, sont le pilier central de l’édifice économique de la ville.

Mais le secteur agricole est fragile, soumis aux aléas climatiques. Il est par ailleurs aventureux de fonder le développement économique de la ville sur un seul secteur, sur une seule industrie. Le tourisme est une possibilité de diversification. il faut espérer que plus personne n’en doute. Il est aussi une possibilité de développement. Moissac dispose d’un patrimoine incomparable, mondialement reconnu. Bien des villes nous l’envient. Il serait particulièrement irresponsable que de ne pas capitaliser sur cette richesse, de ne pas, dans une période où les gens voyagent de plus en plus, en tirer le meilleur parti. Moissac est Grand site. la région veut donner à ses grands sites un rayonnement international. Il faut bien entendu relever le défi, la clientèle chinoise piaffe déjà à nos portes.

Pour vérifier ces intuitions, étayer ces convictions, Moissac 2014 a réalisé un petit sondage. « Selon vous l’avenir de Moissac passe-t-il d’abord… » Par le tourisme et  l’agriculture : 74%. Par le seul tourisme : 12%. Par la seule agriculture : 9%. Autre : 5%.

Tout est dit! Nos lecteurs qui ne se laissent pas emporter par la passion électorale, savent bien qu’en ces temps incertains, il est plus qu’hasardeux, comme dit la fermière,  de mettre tous ces oeufs dans le même panier!

Appellation contrôlée

Durs durs les temps qui courent pour l’équipe Baylet! On l’a surprise cousine du FN tant elle semble démangée par un urticaire sécuritaire. On la découvre mesquine et petit bras dans un tract distribué ce week end!

Le tandem Empociello-Guillamat est en train de s’embourber, lui qui dénonce aujourd’hui, ce qu’hier il approuvait comme un seul homme. Rappelons que ces messieurs étaient il y a peu aux affaires et ont toujours voté toutes les délibérations et tous les budgets.

Pathétique aussi leur tentative d’emprunter les habits de la liste Nunzi, d’en revendiquer pour eux l’appellation! Comment en effet les croire vraiment « ensemble » quand de nombreuses défections fissurent leurs rangs! Et « libres »? Qui va croire cette fable quand on sait que l’un est en service commandé, et l’autre sommé de faire don de sa personne? Pourquoi donc la Dépêche du Midi, journal de JM Baylet, diffuse-t-elle chaque semaine dans ses colonnes des kilomètres de propagande au risque de perdre toute crédibilité?

La réponse est simple. Le Château (*) veut faire tomber Moissac. Il est prêt à y mettre le prix, à user, on le voit déjà de tous les moyens. Mais les Moissagais ne sont pas dupes et l’accueil qu’ils réservent à Jean Paul Nunzi et à son équipe témoigne de leur attachement à un débat démocratique apaisé et honnête.

(*) nom donné au Conseil général