Au rendez-vous des Cassandre

A en croire l’homme du Conseil général, P Guillamat, il n’y aurait que deux listes à Moissac. la sienne et celle de Jean Paul Nunzi. Bien présomptueux le notaire. car nul ne sait comment les électeurs vont réagir le 23 mars! Mais au delà de cette fanfaronnade, il faut une fois de plus, sur cette page,  puisque la Dépêche du Midi demeure à quelques jours de la campagne officielle, l’organe de propagande qu’elle est devenue depuis des mois – ce qui d’ailleurs interpelle car ne bénéficie-t-elle pas des aides à la presse que distribue l’état? – pointer l’inconsistance du programme de l’ancien adjoint aux finances.

Nous avons bien dit aux finances, et à ce titre il faut rappeler qu’il a toujours tout voté, même le dernier budget. Il faut donc une sacrée dose de cynisme pour jouer maintenant le père la vertu qui  une fois encore s’en prend à ce pauvre patus, cause à l’en croire, de toutes les difficultés des Moissagais.

La vérité, c’est que les deux Conseillers généraux espèrent ainsi masquer leur propre impéritie. Qu’ont-ils fait pour Moissac? Service minimum, voire… Normal, ils agissaient sur ordre, espérant ainsi que le moment venu, le fruit devenu sec tomberait tout seul dans leur escarcelle. Drôle de façon d’aimer Moissac et les Moissagais!

Malgré tout, Moissac a fait face, bien seule. Mais n’a cédé sur rien. Et les Moissagais le savent bien, l’hôpital, les urgences, les écoles, les lycées, le service de l’eau, la sécurité, les associations, la culture et le tourisme… autant de secteurs sauvés et relancés, de services rendus aux citoyens… Le bilan de J Paul Nunzi supporte sans difficulté la comparaison avec d’autres, d’autant que si l’on en croit l’Association des contribuables associés, la ville fait mieux, dans tous les compartiments du jeu, que les villes comparables. (voir « Les impôts à Moissac : la vérité »)

Sur la dette, sur les impôts, sur la masse salariale, sur les dépenses de fonctionnement… Moissac est en dessous des moyennes de la strate. N’en déplaise aux Cassandre PRG ou UMP…

A propos de l’UMP… Le diagnostic du bon docteur Henryot laisse lui aussi songeur. Fâché irrémédiablement avec les chiffres, lui qui sur un budget confond déficit et subventions, voilà que maintenant, faisant chorus avec les amis de JM Baylet, il estime à 4 millions le coût du patus. Et pourquoi pas 10 millions, ou 15… Plus c’est gros, plus ils pensent que cela fera mouche!

A force de prendre les électeurs pour ce qu’ils ne sont pas, les 23 et 30 mars, ils pourraient s’en souvenir!

LA LISTE

Samedi 15 février : le grand jour, présentation de la liste « Libres et ensemble pour Moissac ». 33  hommes et femmes dont 18 nouvelles ou nouveaux qui vont renforcer, et rajeunir les 15 sortants,  fidèles jusqu’au bout aux engagements pris lors du précédent mandat. Les premiers commentaires des Moissagais présents à cette belle et émouvante présentation, soulignent à la fois la jeunesse, le renouvellement et la maturité de cette liste qui IMG_3340 - copieméritait un nouvel élan…

Pour découvrir en images et en musique la liste « Libres et ensemble pour Moissac, cliquez ici: http://youtu.be/tZRNq_HjHL8

D’ici le 23 mars prochain, cette liste va bénéficier de nouveaux soutiens. Dans quelques jours, le programme sera rendu public. Les Moissagais pourront y trouver une vision pour leur ville, un projet d’ensemble, cohérent, réaliste, mais ambitieux, décliné sous différents chapitres, qui tous concernent la vie quotidienne et l’avenir de notre ville.

La liste de Jean Paul Nunzi ne présente pas un programme national, marqué de la cocarde de tel ou tel parti. Elle n’est pas non plus inféodée au Conseil général qui sur les dossiers de l’hôpital, du lycée, et bien sûr du tourisme ne s’est jamais engagé loyalement et franchement. Pire, au mépris de son rôle naturel en matière d’aménagement du territoire, le CG a oeuvré contre le Lycée de Moissac, au profit de celui de Valence d’Agen! Cherchez l’erreur! Inutile aussi de revenir sur le rôle de la Dépêche du Midi qui n’a pas eu assez de fiel et de colonnes pour dégrader  Moissac, en donner une image tellement négative que les Moissagais les moins bien disposés à l’égard de  JP Nunzi se sont émus de cette entreprise de démolition systématique.

Candidat du château, autrement dit du Conseil général, P Guillamat qui en tant qu’adjoint aux finances a toujours tout voté, jamais rien dit sur quoi que ce soit, pas même sur le comportement du journal de son mentor, est bien mal placé pour jouer les pères la vertu. Il s’est disqualifié lui même. Dans la critique, comme dans ses propositions, bien maigrelettes à ce jour!

Quant à la liste UMP, elle fait chaque jour la preuve de son amateurisme, mélangeant tout, se trompant sur les chiffres, agitant des slogans en guise de programme. Elle se trompe sur tout, et d’abord de combat. Moissac n’est pas un enjeu politicien entre UMP et socialistes, entre Barrèges et Rabaut. Moissac est un sujet en soi.

Les candidats et candidates de la  liste « Libres et ensemble pour Moissac « n’ont pas choisi cet intitulé au hasard. Cette liste est libre de tout engagement partisan ou idéologique. Elle ne porte pas la casaque JM Baylet, de B Barrèges ou de M. le Pen. Elle se bat pour Moissac et les Moissagais,

Des voix à propos des voies

Nos concitoyens sont pragmatiques. dans les réunions publiques, alors qu’ils pourraient gloser sur le divorce (c’est à la mode) entre PRG et Nunzistes, ils se contentent de poser des questions très concrètes, touchant à leur environnement immédiat. Qui un caniveau bourré de feuilles mortes, qui un chemin dangereux, cet autre s’inquiétant de l’état de la Côte des lièvres, ou encore celle là s’indignant de la mise en place de giratoires « inutiles, voire dangereux ».IMG_1193

Oui la municipalité a des responsabilités quand l’entretien des rues et chemins n’est pas partout réalisé pleinement. Et elle a beau expliquer que la voirie de Moissac est importante, que les distances sont imposantes, l’électeur veut réponse à son problème. Sur les giratoires, la réponse est vite trouvée: responsable, le Conseil général! C’est en effet le département qui a compétence totale sur les RD (départementales). La mairie ne peut même pas décider seule de l’abattage d’un arbre dangereux pour les riverains. Mais pour le reste, certains un peu plus critiques, trouvent que la mairie s’intéresse trop au centre ville, au détriment de ses périphéries. Et la périphérie n’est jamais loin quand les gens ont le sentiment de n’être pas assez entendus.

Il faut donc, même à Moissac, rapprocher les citoyens du pouvoir municipal. Les adjoints, les délégués aussi impliqués fussent-ils, sont parfois un peu loin de ces réalités de terrain, ils peuvent même paraître inaccessibles. Il faut en tirer les leçons et doter notre démocratie communale, qu’on veut la plus vivante possible, des moyens et des structures nécessaires afin de mieux entendre la voix du peuple!

Ne tirez pas sur l’action sociale!

Le CCAS de Moissac (Centre communal d’action sociale) est bien géré. Contrairement aux allégations du candidat UMP, il n’est pas en déficit, malgré les rigueurs de la période. Le candidat de droite confond (sciemment?) la subvention de la mairie et le résultat d’exploitation du CCAS.

S’il est vrai que l’aide à domicile lui a coûté plus cher en 2013, l’exercice budgétaire reste largement positif. (Pour information, le coût horaire de l’aide à domicile est de 19,30 euros. Le remboursement APA (département) de 17, 85 euros, tout ça pour 500 bénéficiaires et 85 repas livrés quotidiennement) Et oui, la solidarité, notamment avec les plus âgés,  a un prix! Mais il ne faut pas confondre un poste budgétaire et le solde général qui,  répétons le, est positif.

La ville de Moissac verse au CCAS une subvention de 540 000 euros qui sert à financer, par exemple,  le Foyer Achon (3% de l’enveloppe), le Multi accueil (27%) ou encore l’aide à domicile (10%). Le budget global du CCAS est de 2 400000 euros. Les recettes proviennent pour 57% des prestations effectuées et pour 43% de subventions (CAF, MSA, Mairie de Moissac) En fait, quand on rassemble toutes ses interventions, le CCAS consacre 10% de ses ressources communales aux personnes âgées et 37% à la petite enfance.

Les CCAS,  qu’es aquo?

Les CCAS (centre communaux d’action sociale) ont été créés en 1953, héritiers  des anciens bureaux de bienfaisance. Ce sont des EPA, des organismes publics à caractère administratif qui bénéficient d’une autonomie de gestion. Ils sont dirigés par un Conseil d’administration avec à sa tête un président qui est le maire de la commune. Ils disposent d’un budget autonome, avec pour ressources, les dons et legs  les remboursements du département consécutifs aux tâches d’instruction des dossiers et la subvention communale.

Les CCAS ont pour mission d’aider et soutenir les plus défavorisés. Ils interviennent dans trois domaines :

  • l’aide sociale légale qui, de par la loi, est leur seule attribution obligatoire.
  • l’aide sociale facultative et l’action sociale, matières pour lesquelles ils disposent d’une grande liberté d’intervention et pour lesquelles ils mettent en œuvre la politique sociale déterminée par les élus locaux.
  • l’animation des activités sociales.

MAJ et le COM

Moissac Animation Jeunesse et la mairie signeront un contrat d’objectifs et de moyens (COM) pour les trois ans à venir. Ainsi en a décidé l’avant dernier conseil municipal de la mandature malgré l’opposition de la droite et de l’extrême droite réunies.

De quoi s’agit-il? D’affirmer clairement le rôle de l’association MAJ  en tant qu’acteur social et de lui donner les moyens de son action. Il ne s’agit pas d’un chèque en blanc, mais bien d’un engagement réciproque, sur des moyens financiers que réclame l’association pour agir, et sur des objectifs que la mairie entend lui fixer. Voilà un contrat équilibré où les deux parties conviennent de se revoir chaque année, pour évaluer les résultats et fixer le montant des aides. A la hausse comme à la baisse!

Pour 2104, MAJ touchera 112000 euros, ce qui représente 47% du budget de fonctionnement de ladite association. Depuis septembre 2013, MAJ habite la maison de l’emploi et de la solidarité, preuve de son engagement contre le chômage des jeunes,  en plus du travail d’accueil, de formation et d’animation des centres de loisirs. Domaines dans lesquels elle effectue « un travail remarquable » a dit le maire.

Ce vote a été acquis de haute lutte, obligeant le maire Jean Paul Nunzi et Gérard Valles, conseiller à la communication, à faire assaut d’arguments face aux à priori des radicaux. D’entrée de jeu, ils avaient annoncé la couleur : nous ne voterons pas ce qui pourrait engager l’avenir de la ville. Sous entendu, une fois aux affaires, nous voulons avoir les mains libres. Aux affaires, ils n’y sont pas, et sont même loin d’y être. Quant à l’avenir, il ne  saurait, lorsqu’il y va de l’aide à la jeunesse, s’embarrasser de considérations aussi mesquines que politiciennes!