Tout le Monde peut se tromper

Dans un récent article, intitulé la « Guerre des deux roses », le quotidien Le Monde fait tenir à  Jean Paul Nunzi des propos que l’intéressé récuse.

Non, il ne fera pas alliance avec l’UMP en cas de second tour lors de la prochaine municipale à Moissac. Sa liste « Libres et ensemble pour Moissac » ne fera d’ailleurs alliance avec personne. Libre elle est, libres elle laissera les électeurs dans leur choix. Pas d’accord d’appareils, pas de petits arrangements entre « amis ».

 Oui Jean Paul Nunzi a pris ses distances avec le PS. Il revendique une liberté, un droit d’inventaire, notamment sur les choix du parti en Tarn et Garonne. Il est aujourd’hui un compagnon de route, certainement pas un homme de l’appareil. Des dizaines d’années d’engagement ne s’effacent pas comme par miracle. Mais depuis plusieurs saisons, la situation politique du département est devenue à ce point illisible que Jean Paul Nunzi a préféré en tirer les conclusions.

Caserne des pompiers

Le dernier Conseil municipal de l’actuelle mandature a été l’occasion pour le maire Jean Paul Nunzi de revenir sur le financement de la caserne des sapeurs-pompiers. Les casernes sont à la charge du CG, ainsi le dit la loi. Or Jean Michel Baylet somme depuis deux ans les communes de Moissac et de Castelsarrasin  de participer au financement de l’immeuble. Une première en Tarn et Garonne qui comme par hasard concerne notre bassin de vie, le dernier à ne pas bénéficier d’une caserne neuve.

Lors de la cérémonie de la Sainte-Barbe, honorant le Centre Départemental  d’Incendie  et de Secours, (SDIS), de notre commune, le samedi  8 février dernier, Jean-Michel Baylet, Président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne,  interpella Jean-Paul Nunzi,  pour que soit inscrit par la commune de Moissac la participation financière à la construction d’une caserne intercommunale de Sapeurs-Pompiers. Cette interpellation venait après deux courriers, l’un du 23 avril 2012, l’autre du 23 janvier 2013, évoquant la construction d’une caserne de l’intercommunalité, opération chiffrée à 4 millions d’euros et demandant aux communes une participation à hauteur de 30% des travaux.

La Ville de Moissac soutient depuis des années son corps de Sapeurs-pompiers, et par là même toutes les actions en faveur des secours aux populations. Chaque année, elle maintient sa contribution financière à hauteur de 240 000€ et met à disposition ses 19 sapeurs-pompiers bénévoles, salariés de la commune.

Mr le Président du CG 82 oublierait-il que la construction d’un casernement d’un SDIS est du ressort exclusif de la collectivité Départementale. Pour cela, le Département est aidé par l’Etat, qui verse, chaque année, une dotation lui permettant de gérer les dépenses et de prévoir les grands projets.

En effet, la loi précise qu’aucune disposition législative ou réglementaire ne permet au SDIS d’exiger des collectivités une participation financière aux opérations de constructions de casernes. En revanche, rien n’interdit à une commune d’apporter, si elle le souhaite, un financement supplémentaire au SDIS, sous forme de subventions, pour réaliser une telle opération d’investissement. En l’occurrence, la commune de Moissac est d’accord pour que soit, dans le cadre de l’intercommunalité, attribuée gratuitement au SDIS le terrain nécessaire à la construction de la caserne.

En conséquence, le Conseil municipal de la Ville de Moissac émet un vœu pour :

 -Rester dans la même configuration d’aide vis-à-vis du SDIS, (Mise à disposition d’hommes et participation financière annuelle),

-Solliciter de Mr le Président du Conseil général  le retrait de sa demande de participation à la construction d’une caserne intercommunale pour un montant  plus ou moins de 1,2 millions d’€, soit 30% du coût global HT des travaux, ce qui constitue une première dans ce département, puisque, jusqu’alors, toutes les réparations et constructions ont été assurées par le CG 82 seul.

Pourquoi, pour Castelsarrasin/Moissac, y-aurait-il d’autre disposition ?

La contribution financière demandée à la commune constituerait par ailleurs, un, sinon le plus gros investissement de l’année !

–       Accepter la mise à disposition d’un terrain pour la construction de la caserne intercommunale dont nous comprenons l’intérêt.

On aurait pu penser que cette proposition recueille l’unanimité dans l’intérêt de Moissac. Mais non, les radicaux et leurs alliés (groupe Benech) ont refusé de voter (12 voix). Les autres conseillers municipaux autour du Maire, Monsieur Roquefort et Madame Rollet ont voté pour (18 voix).

Conseil municipal : le dernier tango

Le Débat d’orientation budgétaire (DOB) était au menu. Pas le budget 2014, celui-ci sera étudié et proposé au vote par l’équipe municipale issue du scrutin de mars. C’est aussi cela le respect de la démocratie. Le DOB, c’est une façon de faire un état des lieux, comme lorsqu’un locataire quitte son appartement. Jean Paul Nunzi a donc présenté à l’assemblée sortante un bilan et a tracé des perspectives pour l’année à venir.

 le budget de fonctionnement

  • Les impôts vont-ils augmenter? Réponse NON.

On ne touchera pas aux taux. Tout au plus les bases vont-elles progresser de 0,9%, moins que l’inflation prévue à 1,3%. Du coup, la mairie espère, sur les trois impôts, habitation, foncier bâti et foncier non bâti, des rentrées de l’ordre de 6, 7 millions d’euros. (75000 euros de plus qu’en 2013). Mais de son côté, par apport à ces taxes,  l’état baisse ses compensations fiscales de 20%, soit une perte pour la commune de 113000 euros.

  • Les aides de l’état vont-elles baisser? Réponse OUI.

Mais moins que nous ne le craignions. La DGF, dotation globale de fonctionnement va baisser de 0,8%. L’état donnera donc à Moissac 3,5 millions d’euros. Nous avons bénéficié dans cette période de vaches maigres pour tout le monde, d’un petit effort de l’état qui compte tenu de la situation de Moissac, a augmenté de 1,3% la Dotation de solidarité urbaine et la Dotation nationale de péréquation.

Au total, les recettes de fonctionnement de la ville devraient se monter à 10,7 millions d’euros.

  • Au chapitre dépenses:

la ville maintiendra son soutien aux associations

la masse salariale (salaires et charges) sera maîtrisée.

les dépenses à caractère général baisseront de 4% (soit 150 000 euros de moins qu’en 2013)

Le budget d’investissement

C’est le budget qui sera discuté en avril qui décidera des gros investissements de 2014. Mais, il y a des factures à régler pour des travaux déjà entrepris.

C’est le cas pour l’école de la Mégère qui coûtera à la commune 522 000 euros sur une facture totale de 702 000 euros HT.

C’est le cas de la Maison de l’emploi et de la solidarité qui coûtera à la commune 830 000 euros sur une facture totale de 1, 6 millions d’euros HT

C’est le cas du patus qui coûtera 752 000 euros pour une facture totale de 1, 7 millions d’euros HT.

Ce patus est plus qu’une dépense, c’est un investissement touristique et donc demain il apportera plus d’activités, plus de recettes pour les commerces. Coût de l’opération pour Moissac: 752 000 euros. Pas 4 millions comme l’UMP l’écrit, pas plus que le patus ne ruine la ville comme veulent le faire croire les radicaux!

  • Enfin la dette…

Elle représente 1017 euros par habitant. Dans les villes comparables à Moissac, elle représente 1073 euros par habitant. Nous sommes donc dans la bonne moyenne, en dessous de la médiane. Sa charge, bien qu’importante, est loin d’être insupportable et dans un contexte économique très difficile, Moissac se DESENDETTE. Ce qui est quand même une performance.

 Notre analyse

Alors devant cette réalité, l’opposition, et notamment les radicaux et leurs affidés, se sont livrés à un tango qui ressemblait furieusement à des contorsions intellectuelles.

Contraint de souligner le caractère républicain et la sincérité des chiffres fournis par la majorité, G.M. Empociello qui curieusement menait la danse, a voulu tout aussitôt dénoncer le poids de la dette, se livrant à des additions et des raisonnements qui faisaient penser à cette célèbre formule : « si ma mère en avait, elle serait mon père ». Mais les chiffres sont têtus : il faut désormais 4,5 ans à Moissac pour rembourser sa dette. La moyenne de la strate comme disent les spécialistes est de 6 à 7 ans, les mêmes estimant qu’à 10 ans la situation est dangereuse. On en est loin!

Moissac est donc bien gérée.  La ville parvient à ne pas augmenter les impôts, à maintenir un niveau d’investissement compatible avec les besoins de la commune et elle diminue son endettement. Pas aussi vite et pas autant que d’autres, mais les faits sont là! Et vouloir comparer Moissac à Castelsarrasin, qui dispose de ressources fiscales autrement plus importantes, est un non sens.

Sur cette question de la dette les radicaux se prennent triplement les pieds dans le tapis :

Un, ils ont voté tous les budgets, jusqu’au dernier. Deux, G.M. Empociello qui a dirigé la Communauté de communes et qui est en charge au CG du développement économique, n’a jamais été capable de ramener sur Moissac ou sur les zones intercommunales, des entreprises susceptibles d’enrichir notre ville. Trois, la peur de la dette est bien un fantasme de notaire. Aucune ville, aucune entreprise n’est capable aujourd’hui de faire du développement sur ses fonds propres. Toutes ont recours à l’emprunt qui n’est pas nocif pour peu qu’il soit maîtrisé et qu’il soit compatible avec les capacités contributives de la ville.

Et quand le petit télégraphiste de J.M. Baylet nous dit qu’il faudra, compte tenu de la diminution des aides de l’état, gérer autrement, faire une autre politique, les électeurs sont en droit de lui demander laquelle? Ne plus investir, diminuer les aides aux associations, mettre fin à l’OPAH, couper les fonds à la culture? On aimerait savoir! Mais on ne le saura pas, car comme disait l’autre, il n’y a pas d’autre politique possible, aujourd’hui pour Moissac!

UMP, PRG et FN refusent le débat

Nos adversaires déclarent forfait

 P. Guillamat, P. Charles n’ont pas répondu au courrier de J.P. Nunzi qui leur proposait le 18 février dernier un débat public avant le premier tour des municipales. J.M. Henryot a préféré botter en touche, acceptant du bout des lèvres le principe d’un débat, au second tour seulement, et à condition que toutes les listes y participent. Autant dire que cela ressemble à une fin de non recevoir.

Le PRG, l’UMP comme le FN montrent ainsi leur conception de la démocratie.  Cette attitude révèle surtout leur peur d’affronter le maire sortant, sur le bilan de la mandature comme sur le programme.

Ce débat public que les Moissagais espèrent, aurait pu être retransmis sur une radio et sur internet. Il aurait permis  de comparer les projets et de démasquer les impostures. Doutent-ils à ce point d’eux mêmes, ou méprisent-il les électeurs qui ont pourtant le droit de mesurer la qualité des projets et la trempe des hommes?

Notre proposition de débat tient toujours. Avant le premier tour afin que les électeurs puissent se faire une idée précise, comme entre les deux tours, ce qui parait plus difficile à organiser compte tenu des délais très courts. Jean Paul Nunzi y est prêt.

Notre liste « Libres et ensemble pour Moissac » vient de publier son programme. Il est le résultat de longs mois de réflexions et d’échanges avec les Moissagais. Il poursuit la politique engagée pour le développement économique et social de notre ville. Il est porteur de propositions concrètes et réalistes pour donner à Moissac un nouvel élan pour les 6 prochaines années.

Ce programme vous sera distribué dans les prochains jours. Vous le trouverez également sur notre blog, dans nos pages Facebook et dans nos permanences.

Jean Paul Nunzi veut débattre

Certains candidats aux municipales ont la métaphore rugbystique un peu facile. Car  pour jouer le match, il ne suffit pas de chausser les crampons dans son salon, il faut descendre dans l’arène et affronter à la loyale l’adversaire.

Cette campagne un tantinet souffreteuse où PRG, UMP et FN peinent à présenter aux Moissagais des propositions sérieuses et novatrices, a besoin pour finir en beauté, d’un grand et bon débat public entre les représentants des quatre listes  déclarées.

C’est la proposition à ce jour sans réponse qu’a faite Jean Paul Nunzi à ses trois challengers. Voir ci dessous le courrier envoyé à P. Guillamat, J. M. Henryot et P. Charles. Il leur reste moins de 15 jours pour se manifester. Gageons qu’ils auront à coeur de montrer à nos concitoyens de quoi ils sont capables. Après quoi, chacun pourra, le devoir accompli, regagner les vestiaires en attendant le verdict populaire.lettre 15 Février 2014