« Alors chante » à Castelsarrasin

L’excellente émission « Carnets de campagne » de France Inter(*) est actuellement en Tarn et Garonne. L’occasion pour elle de s’intéresser au sort du Festival « Alors chante », chassé de Montauban par la municipalité UMP. Nous annoncions (voir plus bas) sa possible implantation à Castelsarrasin. L’information est confirmée et la nouvelle édition est annoncée pour mai prochain par l’association qui porte l’événement.

Voilà qui pose questions :

Pourquoi n’y a-t-il pas eu à ce jour de confirmation officielle de la part de la mairie de Castel? Les animateurs « d’Alors chante » se racontent-ils des histoires?

Pourquoi les autres membres de l’intercommunalité et Moissac en particulier n’ont-ils  pas été mis au courant? A moins qu’ils feignent  d’ignorer la chose!

Car chacun sait bien que deux festivals, au demeurant assez voisins dans leurs approches artistiques, ne pourront longtemps coexister au sein du même territoire, sauf à se résoudre par avance à la mort lente de l’un d’eux. Pour Moissac le pire est alors à craindre. Deux villes, deux festivals, à la même saison, cela n’a aucun sens! Il est de première importance que l’intercommunalité qui a besoin d’initiatives emblématiques, réunisse tous les acteurs culturels et cherche une solution, susceptible, sur la base de la notoriété d' »Alors chante »,  de fédérer les énergies et le savoir faire acquis à Moissac.

Mais pourquoi la mairie de Moissac reste-t-elle inerte? Qu’attend-elle pour se manifester? Y a-t-il là aussi de petits arrangements entre »amis »? Et si oui lesquels? A ce jeu,  les citoyens mais aussi la culture risquent d’être les grands perdants!

(*) « Carnets de campagne » parlera mercredi 7 janvier (entre autre) de Rezo pouce avec une interview d’Alain Jean.

MALVY jette l’éponge

Martin_Malvy-2Martin Malvy ne sera pas candidat à sa propre succession. Le président de M.P. laisse donc la place à 79 ans (en février) et 3 mandats bien remplis. Dès lors s’ouvre à gauche la course à sa succession, dans un contexte nouveau, puisqu’avec la réforme, les deux régions M.P. et L.R. sont appelées à fusionner pour n’en faire plus qu’une. Qui sera donc le/la tête de liste sur ce nouveau territoire? Plusieurs noms reviennent : Philippe Martin qui vient de refuser la direction des chasses présidentielles, Sylvia Pinel, poussée par JM Baylet, Carole Delga, secrétaire d’état au commerce, soutenue par l’Elysée,  et qui semble à ce jour tenir la corde.

Bien sûr rien n’est encore fait, tout le monde, à droite comme à gauche attend   de Martin Malvy qu’il confirme officiellement sa décision. Ce qui est certain, c’est qu’à gauche, compte tenu de l’enjeu, conserver la région, il faudra trouver une tête de liste rassembleuse, susceptible de fédérer sur son nom, les radicaux de tout poil, mais aussi une partie de la gauche du PS, et bien entendu les écologistes. Faute de quoi, la région pourrait changer de couleur tant le contexte politique est aujourd’hui défavorable à la gauche de gouvernement. A cela s’ajoute une complication qui est de taille : les desiderata de la gauche et notamment du PS languedociens. Va-t-il revendiquer la tête de liste, et sur quel nom? A l’exception de Damien Alary, président de l’actuelle région L.R., il ne dispose pas de personnalités capables de s’imposer dans cette compétition.

Martin Malvy

Entré en politique en 1970, député du Lot entre 1978 et 1998, plusieurs fois membre de gouvernements, entre autre ministre du budget de 1992 à 1993, Martin Malvy a remporté pour la première fois les élections régionales en Midi-Pyrénées en 1998. Il a été réélu en 2004 et en 2010, l’emportant cette année-là avec plus de 67 % des voix au second tour.  « Le mieux élu de France » se plait-il à rappeler!

 

Départementales 4

Encore trois mois! Trois mois ça passe vite. Le calendrier de ces élections où les 15 cantons du département de Tarn et Garonne sont renouvelables se resserre. Les candidats n’ont plus beaucoup de temps pour faire leur entrée en lice. Tout n’est pas à ce jour ficelé, d’autant que les nouvelles règles électorales imposent une double candidature, masculine et féminine et à l’évidence certains rament un peu pour afficher l’âme soeur. Restons en donc aux supputations et récapitulons.

Sur Moissac qui ne fait plus qu’un seul canton, exit GM Empociello. Reste donc P. Guillamat qui laisse entendre que son binôme pourrait être une socialiste. Revue des effectifs faite, nous démentons catégoriquement cette rumeur. En revanche, le notaire, ci-devant conseiller sortant,  s’intéresserait de près à une adjointe de Lizac. Réponse bientôt. A droite, on l’a dit, JM Henryot qui a pris de l’appétit sera candidat pour l’UMP avec comme colistière Maryse Baulu. De ce côté là les choses semblent réglées. Tout comme elles le sont pour Demain Moissac qui rassemble des socialistes, des divers gauche et des Verts : F. Bousquet fait équipe avec E Hemmami,  suppléants Eric Holbé et Marie Dourlent.

Enfin un mot de celui qui a le plus à perdre dans ce scrutin : Jean Michel Baylet, candidat sur le canton de Valence d’Agen. Il cherche sa partenaire du côté de la mairie de Valence, Marie Thérèse Veyssière, maire de Boudou qui fait partie du nouveau canton,  n’ayant accepté que la place de suppléante.

2014-2015

La tradition qui peut avoir du bon, veut qu’à l’aube d’une année nouvelle, chacun présente ses voeux, à sa famille, ses amis, ses concitoyens… Ne dérogeons pas : bonne et heureuse année à tous les Moissagais et au delà aux voisins des communes qui avec nous vont peut-être forger une identité de destin. Belle année donc à toutes celles et tous ceux qui vivent sur ces nouvelles « Terres de confluences ».

Pour Moissac, 2015 sera l’heure de vérité, budgétaire s’entend. Ce sera le premier véritable budget qui montrera les choix, les priorités de la majorité de droite et ce dans un contexte économique déprimé, au moment où l’état sucre 7 milliards d’euros aux collectivités locales.

Que faut-il attendre de cet exercice? Probablement pas grand-chose, si ce n’est une accentuation des tendances

qui se manifestent depuis quelques mois dans les actes de la mairie.

Des signaux à l’électorat de droite

Certes de nombreux Moissagais craignaient avec l’arrivée de l’UMP aux affaires, un profond coup de rabot sur les dépenses de fonctionnement, les aides aux associations, le soutien aux grand rendez-vous culturels. Il n’en a rien été. La droite a endossé sans complexe le costume Nunzi, allant même jusqu’à augmenter les aides à certaines initiatives et manifestations culturelles. Elle a de surcroît, et il ne faut pas s’en plaindre, offert aux Moissagais, avec l’association des commerçants de « Plein vent », un Noël de bonne facture avec force décorations et animations.

Il est vrai qu’avec ces fêtes de la chrétienté, elle est en terre connue, à son aise idéologiquement. Même chose avec la sécurité et donc la police. Elle avait promis au cours de la campagne électorale de lutter contre la délinquance, elle envoie à son électorat tous les signaux qu’elle peut, même si pour l’heure cela tient essentiellement de la communication, même si 2015 verra l’installation de la police municipale dans les anciens locaux de la mômerie, square Firmin Bouisset.

Le fonctionnement pèse trop lourd

Cela dit, cette majorité cède à la facilité, et n’hésite pas à la dépense, pour faire tourner la machine municipale et satisfaire les demandes immédiates de ses électeurs. Révélatrice est l’affaire de l’audit du personnel communal dont les conclusions (ce que la mairie en retient) sont quand même bien courtes.  Les agents auront des d’entretiens individuels avec leurs chefs de service. Une sacrée révélation! Et le DGS doit changer  (directeur général des services). Cela fait cher la mutation d’un fonctionnaire (plus de 15 000 euros l’audit) ! Ainsi, au lieu de réformer, de mutualiser, de réorganiser, la mairie bouche les trous, à coup d’emplois précaires qui viennent fatalement peser sur le budget.

Il y a gros à parier que le budget de fonctionnement ne maigrira pas en 2015. Il est même probable que la mairie compte sur les subventions de l’état, les nouvelles, celles qu’apportera la politique de la ville, maintenant que Moissac affiche officiellement deux quartiers en grandes difficultés. Et voilà qui esquisse un problème. Si la ville espère en effet quelques subsides de cette inscription au tableau noir de la misère, elle peut en craindre une image dégradée, contradictoire avec la volonté affichée de promouvoir le tourisme et de miser sur l’attractivité de la ville.

En fait, c’est la section investissement qui risque de faire les frais d’une politique municipale trop précautionneuse avec l’existant, avec les habitudes, avec les usages, avec les puissants aussi. L’histoire de la caserne de pompiers est édifiante. Et colossal le prix de la soumission au Conseil général : 350 000 euros! De quoi obérer sérieusement les capacités d’investissement de la commune, qui s’est engagée par ailleurs à construire un nouveau poste de police.

En attendant la « com-com »

Certes, nombre de projets d’intérêt général devraient être portés par l’intercommunalité, mais là aussi, force est de constater, au vu des décisions de 2014, que la priorité a été donnée au fonctionnement, avec la création d’une maison dédiée et le recrutement de personnels affectés à faire tourner la machine. On attend là aussi les contours d’un dessein qui tarde à venir, notamment en matière de développement économique, on attend aussi une volonté affichée de mutualisation des services qui permettrait de faire plus sans alourdissement ni des structures ni de la masse salariale.. Pourquoi, si les choses se confirment, le festival « Alors chante » ne serait-il pas porté par l’intercommunalité? Pourquoi les deux CCAS ne pourraient-ils pas être intercommunaux? Idem pour les EPAD? Et la piscine, vont-ils ressortir le projet des cartons de campagne?

Bref, 2015 sera une année décisive au sens premier du terme, celle où seront prises ou non les décisions engageant l’avenir, susceptible d’inscrire notre territoire dans une nouvelle dynamique. Répétons le, les budgets respectifs de Moissac et de l’intercommunalité diront dans quelle voie s’engagent nos Terres de Confluences.

 

Les rendez-vous électoraux de 2015. 3

François Hollande envisage d’avancer à Octobre 2015 les élections régionales. Il veut semble-t-il être totalement disponible pour ce qui sera certainement la grande affaire de son quinquennat : la conférence mondiale sur le climat. C’est dire qu’il reste dix mois aux états majors politiques pour fourbir leurs armes. A gauche, ça s’agite déjà.

Jean Michel Baylet qui ne doute de rien, pousse ses pions et verrait bien sa protégée, Sylvia Pinel s’asseoir dans le nouveau fauteuil de président de la grande région M.P/L.R. Une perspective totalement inacceptable pour les socialistes qui estiment que même fusionnée les deux régions leur reviennent naturellement.

Martin Malvy, actuel président de M.P. devrait à 78 ans  raccrocher les crampons. Faute de successeur désigné, il y a aujourd’hui plusieurs prétendants au titre : la toulousaine et secrétaire d’état Carole Delga, le gersois, éphémère ministre de l’environnement, Philippe Martin. On dit aussi que le maire de Rodez Christian Teyssèdre s’y verrait bien. Sans parler des autres, Verts et Parti de gauche, tentés par un flirt électoral dont on a du mal à comprendre ce que les écolos en attendent. La partie sera rude même si on ne connaît pas encore les candidats de droite, à l’exception du FN  qui présentera probablement le perpignanais Louis Alliot, l’époux de Madame.

La partie sera rude aussi pour les départementales de Mars prochain. En Tarn et Garonne,  les candidats commencent à sortir du bois. A Moissac, Jean Michel Henryot pour l’UMP, Patrice Charles pour le FN, mais on ne connaît pas leurs colistières. A gauche, les choix sont faits : Franck Bousquet fera équipe avec Estelle Hemmami, suppléants Eric Holbe (artisan) et Marie Dourlent (agricultrice).